En Gambie, l’enquête gambienne sur la population active de 2025 définit le chômage comme le fait de n’avoir pas travaillé pendant la semaine de référence, d’avoir cherché un emploi ou une activité commerciale au cours des quatre semaines précédentes et d’être disponible pour travailler pendant la semaine de référence ou les deux semaines suivantes. Le taux mesuré était de 8,3 % à l’échelle nationale, de 7,5 % chez les hommes et de 9,2 % chez les femmes. Il atteignait 8,9 % en zone urbaine et 7,2 % en zone rurale, tandis qu’il était de 11,5 % chez les personnes âgées de 15 à 35 ans et de 4,4 % chez celles de 36 ans et plus. Parmi les personnes au chômage, 56,7 % étaient sans travail depuis moins de six mois et 28,3 % depuis plus d’un an. Les indicateurs plus larges de sous-utilisation de la main-d’œuvre étaient de 26,7 % et de 34,2 %. La prise en compte des personnes découragées de chercher un emploi dans les indicateurs plus larges de non-participation aide à comprendre pourquoi le taux de chômage au sens strict ne rend pas compte de toute la demande d’emploi insatisfaite. L’emploi informel représentait 81,0 % de l’emploi, tandis que les salariés constituaient 30,9 % de l’ensemble des personnes en emploi ; la protection formelle des revenus ne couvre donc qu’une minorité des travailleurs. Le taux varie aussi fortement selon les collectivités locales : à Kuntaur, le chômage atteignait 19,6 % et 24,5 % chez les jeunes, contre 3,5 % et 4,1 % à Kerewan. Les chiffres étaient de 8,5 % et 13,9 % à Banjul, de 9,1 % et 12,7 % à Kanifing, de 9,1 % et 13,0 % à Brikama, de 8,4 % et 11,9 % à Mansakonko, de 4,9 % et 5,9 % à Janjanbureh, et de 4,2 % et 5,3 % à Basse. Ces chiffres décrivent les conditions mesurées par l’enquête et ne créent pas de droit individuel à un versement. La politique nationale de protection sociale 2015–2025 excluait l’assurance chômage, et la politique de l’emploi 2022–2026 présentait cette assurance comme une extension envisagée, et non comme une prestation en vigueur. La politique nationale de protection sociale 2026–2035, annoncée officiellement, ne précise pas encore de règles opérationnelles vérifiées en matière d’assurance chômage. Une personne qui perd son emploi peut plutôt recourir à plusieurs dispositifs distincts. La loi sur le travail de 2023 (Labour Act 2023) prévoit des droits concernant la cessation d’emploi, les licenciements pour motif économique et les différends. Les règles de la SSHFC (Social Security and Housing Finance Corporation) ou du National Provident Fund peuvent prévoir des retraits particuliers pour les travailleurs formels qui remplissent les conditions. Le programme de renforcement des familles (Family Strengthening Program), relevant du Département de la protection sociale et du ministère du Genre, de l’Enfance et de la Protection sociale, apporte une aide à certaines personnes vulnérables sélectionnées par l’intermédiaire du registre social, et non une prestation de chômage. Le Département du travail offre des services publics de l’emploi et tient un registre mettant en relation employeurs et demandeurs d’emploi. Il se trouve au 110 Kairaba Avenue, Fajara, et indique les horaires suivants : du lundi au jeudi, de 8 h à 16 h, et le vendredi, de 8 h à 12 h 30. Aucun frais ni délai d’inscription n’est publié. La loi encourage l’inscription des personnes disponibles pour travailler, mais celle-ci n’est pas présentée comme une demande générale de prestation et n’entraîne aucun versement automatique. Conservez le contrat de travail écrit, les relevés de rémunération, la lettre de licenciement, le certificat de cessation d’emploi ainsi que les justificatifs d’adhésion ou de cotisation à la SSHFC. La loi sur le travail de 2023 exige un contrat écrit et la remise des informations relatives à l’emploi au plus tard 14 jours ouvrables après le début de l’emploi. Si le contrat ne fixe pas de date de fin, le préavis dépend de la périodicité de paiement et de l’ancienneté. Les travailleurs payés au mois reçoivent généralement un mois de préavis. Pour une paie toutes les deux semaines, le préavis est de deux semaines si l’ancienneté est inférieure à six ans et d’un mois à partir de six ans. Pour une paie hebdomadaire, il est d’une semaine avant deux ans d’ancienneté, de deux semaines entre deux ans et moins de six ans, et d’un mois à partir de six ans. Pour un travail payé à la journée ou à l’heure, il est d’un jour avant six mois d’ancienneté, d’une semaine entre six mois et moins de deux ans, de deux semaines entre deux ans et moins de six ans, et de deux mois à partir de six ans. Un contrat à durée déterminée prend normalement fin à la date prévue sans préavis ; en cas de fin anticipée, un préavis d’au moins 14 jours est requis. L’employeur peut verser la rémunération et les autres avantages à la place du préavis. Le paiement final est dû au plus tard à la fin de la période de préavis ou, si aucun préavis ne s’applique, le jour ouvrable suivant. Un certificat de cessation d’emploi doit être fourni sur demande. Un licenciement pour motif économique peut être lié à des raisons économiques, organisationnelles, climatiques ou techniques, notamment à la mécanisation ou à l’automatisation. L’employeur doit consulter les travailleurs, envisager d’autres solutions et rechercher une possibilité de réembauche. Un autre poste n’est pas considéré comme adapté si le travailleur n’a pas les qualifications requises ou si les conditions sont nettement moins bonnes ou le salaire nettement inférieur. La loi prévoit généralement un préavis de six mois et une indemnité égale à six mois de rémunération habituelle, avec des exceptions, notamment pour les employeurs qui comptent cinq salariés ou moins. Les règles du National Provident Fund prévoient un retrait facultatif lié à un licenciement pour motif économique ou à une liquidation, après au moins cinq ans d’adhésion au régime et trois mois sans emploi. Le montant dépend de l’âge : 25 % du compte entre 25 et 31 ans, 32 % entre 32 et 38 ans, 37 % entre 39 et 44 ans, 50 % entre 45 et 54 ans, et 60 % entre 55 et 59 ans. Un dispositif distinct de retrait du National Provident Fund exige au moins cinq ans ou 60 mois de cotisations ainsi qu’une période sans emploi. Il permet de retirer 70 % du compte entre 45 et 54 ans et 85 % entre 55 et 59 ans, sous réserve d’une période d’attente de six mois pour les personnes de 45 à 54 ans ou de trois mois pour celles de 55 à 59 ans. La reprise d’un emploi met fin au droit au retrait. La demande doit comprendre la lettre de cessation d’emploi de l’employeur, un formulaire de demande, une photo d’identité, une pièce d’identité nationale et une déclaration sous serment attestant l’absence d’emploi. Ces prestations sont généralement versées en une seule fois, et non sous forme d’allocations mensuelles de chômage ; aucun délai officiel de traitement ni frais n’est publié. Une personne qui estime que son licenciement était illégal peut déposer une plainte auprès du commissaire ou d’un syndicat dans les six mois. Le commissaire vise un règlement dans le mois ; si le différend n’est pas résolu, il peut être porté devant le Tribunal du travail, qui peut ordonner la réintégration, la réembauche ou le versement d’une indemnité. Les différends concernant la cessation d’emploi ou les salaires peuvent également être soumis au Département du travail pour traitement ou médiation. Aucune obligation générale de se déclarer au chômage n’a été vérifiée. Le programme de renforcement des familles sélectionne les bénéficiaires selon leur vulnérabilité, et non sur le seul critère du chômage. Le programme pilote a couvert 2 000 personnes et a recensé plusieurs catégories : les personnes handicapées, les personnes âgées de 70 ans ou plus sans pension, les orphelins de moins de 10 ans et les ménages dirigés par une femme. Le processus peut comprendre l’inscription sur une liste, une validation par la communauté, une visite à domicile, une période de réclamation de dix jours, l’inscription au programme et des transferts d’argent mensuels. L’accès dépend des régions et des districts, et les capacités sont limitées. Le retour à l’emploi combine généralement la mise en relation par le Département du travail, la recherche auprès des employeurs ou dans la communauté et, dans la pratique, le travail indépendant informel. Une formation peut faciliter le retour à l’emploi, mais ne constitue pas en elle-même une prestation de chômage. Les groupes les plus exposés sont les jeunes, les femmes, les travailleurs ruraux, les travailleurs informels et les personnes touchées par un licenciement pour motif économique.
Le chômage en Gambie
La Gambie ne dispose d’aucune assurance chômage nationale ni d’aucun versement automatique de chômage dont l’existence soit vérifiée. L’enquête gambienne sur la population active de 2025 a mesuré un taux de chômage de 8,3 %, plus élevé chez les femmes, les jeunes et les travailleurs urbains. La protection des revenus dépend plutôt des droits liés à la fin d’emploi, des conditions d’admissibilité à la SSHFC ou au National Provident Fund, de l’aide fondée sur la vulnérabilité et des services de recherche d’emploi.
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