Le cadre juridique principal comprend l’Immigration Act 2003, les Immigration Regulations 2007 et le Citizenship of Fiji Act 2009. Le ministère et le Department of Immigration, le directeur de l’immigration et le secrétaire permanent traitent les questions d’immigration à l’échelle nationale ; aucun système administratif distinct à l’échelle d’une ville ou d’une région n’est recensé pour les Fidji. En règle générale, un non-citoyen doit obtenir un visa avant de se rendre aux Fidji, sauf s’il bénéficie d’une exemption de visa, d’un permis ou visa en cours de validité, ou d’une autre exemption légale. Le voyageur doit avoir un passeport ou un titre de voyage valide et se soumettre au contrôle d’immigration à l’arrivée comme au départ. Un visa ne garantit pas automatiquement l’entrée. À la frontière, les agents de l’immigration peuvent évaluer la personne et les conditions applicables. Un Visitor Permit couvre le tourisme, les visites à la famille ou aux amis, les voyages d’affaires, les conférences, le transit et les activités d’équipage. Un Business Visitor Permit autorise généralement un séjour de 21 jours au maximum, avec une prolongation possible jusqu’à 30 jours à la discrétion de l’autorité. Le statut de visiteur n’autorise ni le travail ni les études. D’autres autorisations couvrent des objectifs plus précis : un Student Permit peut durer jusqu’à trois ans ; un Internship or Training Permit, jusqu’à 12 mois ; un Research Permit, jusqu’à six mois par délivrance et 18 mois au total ; un Work Permit, jusqu’à trois ans. Les catégories Investor, Special Purpose et Residence Permit on Assured Income couvrent d’autres situations documentées. Le Special Purpose Permit peut concerner un traitement médical, des activités liées aux yachts, une situation familiale ou d’autres objectifs approuvés. Un permis de séjour sur revenu garanti peut durer jusqu’à trois ans. Il s’adresse aux personnes qui subviendront à leurs besoins grâce à des actifs détenus hors des Fidji, sans recourir aux fonds publics. L’autorisation de travailler est liée à l’employeur, au poste et aux conditions du permis approuvé. Les catégories couvrent notamment les travailleurs qualifiés sous contrat, les postes à durée déterminée, le travail de courte durée (jusqu’à un an), le travail de longue durée, les missions pour un employeur étranger, les ONG, l’éducation, les activités religieuses, le bénévolat, la pêche et les activités maritimes. Une demande nécessite souvent un contrat de travail, une demande et une justification de l’employeur, un passeport et des photos, des rapports de police et médicaux, des qualifications et, le cas échéant, des approbations du Fiji Immigration Department, du Fiji Investment and Trade Bureau ou d’Investment Fiji. Changer d’employeur ou de poste nécessite une autorisation. Le permis de travail de courte durée ne comprend pas de permis pour les personnes à charge et l’employeur doit assurer le rapatriement conformément au contrat. Les demandes de permis d’études s’appuient généralement sur une lettre d’admission, une preuve de fonds ou de parrainage, un billet de retour, une solution de tutorat local ou d’accompagnement, des rapports de police et médicaux et des traductions certifiées en anglais. Les études primaires, des années 1 à 8, ne sont pas admises dans le cadre d’un permis d’études. Le conjoint et les enfants de moins de 21 ans d’un étudiant peuvent être inclus lorsque les conditions applicables sont remplies. Une caution peut être exigée pour des études de plus de 12 mois. Les exemptions fondées sur la famille ou le statut peuvent modifier la procédure habituelle de permis. Le conjoint d’un citoyen fidjien peut avoir droit à un statut d’exemption, mais travailler nécessite toujours un permis de travail. Un enfant célibataire de moins de 18 ans d’un citoyen fidjien peut obtenir un statut d’exemption pour l’entrée, le séjour et les études. Une personne inscrite au Vola ni Kawa Bula et titulaire d’un passeport étranger peut entrer, séjourner, étudier et travailler sans frais. Une exemption fondée sur l’ascendance peut s’appliquer aux descendants d’une personne considérée comme citoyenne fidjienne le 10 octobre 1970. Un citoyen fidjien voyageant avec un passeport étranger peut bénéficier d’une exemption accordée aux doubles citoyens, pour l’entrée, le séjour, les études et le travail, jusqu’à l’expiration du passeport. Le conjoint et les enfants de moins de 18 ans d’une personne exemptée peuvent être admissibles selon la catégorie d’exemption concernée. Les demandes de protection relèvent de la partie 6 de l’Immigration Act, articles 38 à 48. Une personne dépose une demande d’asile auprès d’un agent de l’immigration et peut recevoir un permis provisoire de protection après avoir déclaré son intention de demander une protection ou une reconnaissance comme réfugié. Un permis de protection est délivré après la détermination du statut. L’article 45 garantit la confidentialité de la demande et l’article 47 exprime le principe de non-refoulement : une personne ne doit pas être renvoyée dans un lieu où existe le risque visé par la protection juridique. Les décisions et les recours en matière de statut de réfugié relèvent des articles 43 et 44. Les permis de protection peuvent comporter des conditions d’ordre public, des obligations imposées par le gouvernement et d’autres conditions définies par le secrétaire permanent. Toute activité religieuse nécessite une autorisation écrite. Le statut de protection ne confère automatiquement ni la résidence permanente ni la citoyenneté. Un Permanent Residence Permit confère directement le statut de résident permanent. Le secrétaire permanent dispose d’un pouvoir discrétionnaire en vertu du règlement 51. En règle générale, le demandeur doit disposer d’un logement aux Fidji, y être présent pour le bénéfice des Fidji ou de leurs citoyens et avoir résidé physiquement et légalement dans le pays pendant cinq ans. D’anciens citoyens fidjiens peuvent être admissibles, y compris, dans certains cas, leur conjoint ou une personne à charge, si leur présence bénéficie aux Fidji. Le permis de résidence permanente est valide pendant cinq ans et ne vaut pas citoyenneté. La citoyenneté peut être acquise par naissance, enregistrement ou naturalisation. L’enregistrement peut concerner un enfant né à l’étranger d’un citoyen fidjien, un enfant étranger adopté, un enfant dont le parent devient citoyen, un ancien citoyen ou un adulte marié à un citoyen fidjien. Un enfant adulte d’un citoyen fidjien, un conjoint ou une personne demandant la naturalisation peut devoir justifier d’une présence ou d’une résidence légale de trois ou cinq ans juste avant la demande, selon la catégorie juridique ; le temps passé comme visiteur ou étudiant est exclu dans les catégories concernées. Pour la naturalisation d’un adulte, la durée de présence légale exigée est de cinq ou dix ans selon la disposition applicable. Une demande de citoyenneté requiert une vérification des conditions d’admissibilité, des rapports de police, des preuves de bonne moralité, un serment ou une déclaration solennelle, ainsi que des documents de naissance, de passeport et de liens familiaux. Le droit fidjien autorise la double citoyenneté, mais il convient de vérifier séparément la législation de l’autre pays. Les demandes sont soumises au moyen du formulaire prescrit et comprennent généralement la page d’identité du passeport, des photos prises dans les six mois, des justificatifs de naissance, de mariage, d’adoption ou d’autres liens familiaux, un extrait de casier judiciaire, un rapport médical, des lettres de parrainage, d’employeur ou d’établissement, des justificatifs financiers, un billet de retour et une adresse. Les documents rédigés dans une autre langue que l’anglais doivent être traduits par un traducteur inscrit. Les copies doivent être certifiées par un juge de paix ou un juriste inscrit. Des informations incomplètes ou fausses peuvent bloquer l’examen, entraîner un refus ou exposer à des poursuites pour infraction. Les demandes peuvent être déposées en ligne, dans un bureau d’immigration ou par l’intermédiaire d’une ambassade ou d’un consulat. Le délai de traitement standard est généralement de 21 jours ouvrés, mais la complétude du dossier, les vérifications et les réponses de tiers peuvent le modifier. En règle générale, une demande de prolongation de permis doit être déposée au moins un mois avant son expiration. Les frais évoluent ; consultez le barème actuel du ministère au moment du dépôt. Le barème entré en vigueur le 1er août 2025 indiquait 650,05 FJD pour une demande de permis de travail, de résidence ou autre, 185 FJD pour la délivrance d’un permis, 136 FJD pour une demande de permis d’études auxquels s’ajoutent 185 FJD pour sa délivrance, 93 FJD pour une prolongation de permis de visiteur, 650,05 FJD pour une autorisation de courte durée et 185 FJD pour une demande de levée du statut d’immigrant interdit. Les frais de citoyenneté indiqués dans les recherches sont de 374 FJD pour un enfant de moins de 18 ans, 506 FJD pour une personne de 18 ans ou plus, 3 450 FJD pour un ancien citoyen et 5 750 FJD pour une naturalisation. Les cautions, examens médicaux, traductions, certifications et frais de retour peuvent s’ajouter. Les conditions du visa et du permis déterminent ce que leur titulaire peut faire. Le travail, les études ou les activités commerciales non autorisés peuvent entraîner l’annulation, le refus, le statut d’immigrant interdit, l’éloignement ou l’expulsion, ainsi qu’une détention dans l’attente d’une décision. L’Immigration Act peut également permettre le recouvrement des frais connexes. En vertu de l’article 58, un refus, un refus de prolongation, une modification, une condition, une annulation ou une décision concernant un réfugié peut généralement faire l’objet d’un recours écrit auprès du ministre dans un délai de 21 jours. Le recours est déposé auprès du directeur de l’immigration, indique ses motifs et s’accompagne des frais prescrits ; les frais de recours actuels sont de 929 FJD et le ministre devrait statuer dans les 21 jours. Les décisions relatives à la citoyenneté sont examinées par le Citizenship Appeals Tribunal en vertu de l’article 21 et des règles de 2021. La levée du statut d’immigrant interdit constitue une demande distincte ; il faut attendre la décision avant de voyager.
Droit de l’immigration aux Fidji
Le droit de l’immigration aux Fidji régit l’entrée, les visas, les permis de séjour, le travail et les études, le séjour familial, la protection, la résidence permanente et la citoyenneté. Un visa est examiné avant l’entrée, tandis qu’un permis autorise un séjour, une activité ou un statut précis ; ni l’un ni l’autre ne dispense du contrôle d’immigration à l’arrivée. L’autorisation appropriée dépend de l’objectif, de la durée, de la situation personnelle et des justificatifs.
Conseil
Choisissez l’autorisation d’immigration fidjienne correspondant aux activités que vous exercerez réellement : le statut de visiteur, le travail, les études, la famille, la protection et la résidence obéissent à des règles différentes. Préparez des justificatifs complets et prévoyez les frais officiels, auxquels peuvent s’ajouter ceux des traductions, certifications, examens médicaux, cautions et déplacements. Respectez chaque condition, demandez les prolongations dans les délais et notez toute date limite de recours.

