La loi de 2016 sur le crédit à la consommation (CCA), modifiée en 2021, régit une grande partie des relations de crédit entre les consommateurs et les prestataires de crédit en Eswatini. Elle s’applique généralement aux personnes physiques et aux entreprises dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 1 million E. Les prestataires de crédit agréés doivent évaluer la capacité de remboursement ; les consommateurs doivent déclarer leurs obligations existantes, y compris les dettes envers les stokvels et les prêteurs informels. Les directives de la Banque centrale d’Eswatini utilisent un ratio dette-revenu de 33 %. L’emprunteur doit recevoir des documents de crédit rédigés en langage clair, une raison en cas de refus du crédit, uniquement les frais autorisés, un rapport de crédit gratuit par an, un relevé mensuel, un décompte de règlement et la possibilité de réduire une limite de crédit. Si une assurance crédit-vie est obligatoire, l’emprunteur peut choisir l’assureur. L’Autorité de réglementation des services financiers supervise les prestataires de crédit non bancaires, les bureaux de crédit, les conseillers en endettement, les prêteurs sur gages, les sociétés de recouvrement et les agents de distribution des paiements. Sa liste de 2025 comptait environ 94 prestataires de crédit et un bureau de crédit, TransUnion ITC Swaziland. Les banques relèvent principalement de la Banque centrale d’Eswatini, notamment de son unité MCCP et de son médiateur. Les emprunts informels auprès de stokvels ou de prêteurs usuraires peuvent compléter le crédit formel, mais ils n’offrent pas la même force juridique ni les mêmes protections aux consommateurs que le crédit réglementé. Le surendettement signifie qu’un emprunteur est probablement incapable de respecter toutes ses obligations de crédit à temps, compte tenu de ses revenus, de ses actifs, de ses perspectives, de ses obligations et de son historique de remboursement. La CCA permet de demander à un conseiller en endettement agréé un réexamen et un réaménagement des dettes. Le conseiller évalue la situation, informe les prestataires de crédit, les bureaux de crédit et la FSRA, puis négocie un plan volontaire. Un accord unanime devient contraignant une fois consigné. En l’absence d’accord, l’emprunteur peut devoir saisir un tribunal. Les mesures possibles comprennent l’allongement de la durée de remboursement, la réduction des échéances, le report des paiements, le recalcul des montants ou la déclaration du crédit comme imprudent. Pendant l’examen des dettes, l’emprunteur ne peut généralement pas contracter de nouveau crédit ni engager de frais supplémentaires, sauf dans le cadre d’opérations de consolidation autorisées. Un prestataire de crédit peut mettre fin à l’examen au moins 60 jours après la demande si aucune procédure judiciaire n’a été engagée. La demande peut être irrecevable si un accord fait déjà l’objet d’une exécution ou si l’emprunteur a choisi une dette prioritaire. Dans son bulletin du premier trimestre 2025, la FSRA ne déclarait aucun conseiller en endettement agréé : le processus légal existait donc, mais son accès pratique pouvait être indisponible à ce moment-là. Les tarifs actuels et la durée normale des frais de conseil en endettement n’ont pas été vérifiés dans les recherches disponibles. Après des paiements manqués, une mise en demeure écrite doit proposer une orientation vers un conseiller en endettement ou vers le médiateur compétent. L’exécution judiciaire est soumise à des délais minimaux légaux : au moins 20 jours de défaut et au moins 10 jours après la mise en demeure requise. En règle générale, avant la résiliation, la vente ou la saisie-exécution, l’emprunteur peut rétablir l’accord en payant les arriérés ainsi que les frais de défaut ou de réalisation autorisés. Pour une vente à tempérament ou un autre crédit garanti, le consommateur peut généralement rendre le bien dans les cinq jours ouvrables ; le prestataire doit communiquer un avis d’évaluation dans les 14 jours et le consommateur dispose d’un délai de rétractation de 21 jours. Le prestataire doit chercher à obtenir le meilleur prix de vente raisonnablement accessible, mais il peut quand même réclamer le solde restant. Le harcèlement au domicile ou au travail et les autres pratiques de recouvrement interdites sont proscrits. Une réclamation doit d’abord être adressée au prestataire, puis au médiateur de la Banque centrale si l’institution est supervisée par celle-ci, ou à la FSRA s’il s’agit d’un prestataire non bancaire. Un emprunteur peut rembourser un crédit à la consommation à tout moment sans pénalité de remboursement anticipé. Les frais de résiliation anticipée d’un prêt hypothécaire sont interdits. Après apurement, le prestataire doit informer l’emprunteur et le bureau de crédit dans les 14 jours, selon les directives de la modification de 2021. Les emprunteurs peuvent demander un rapport de crédit gratuit par an et contester les informations inexactes. Aucune durée fixe vérifiée ne garantit un rétablissement automatique du crédit. La mise en faillite par dessaisissement selon la loi de 1955 sur l’insolvabilité constitue une procédure distincte administrée par la Haute Cour et le greffier de la Haute Cour ; la Cour commerciale traite les dossiers de sauvetage et d’insolvabilité des entreprises. Les sources examinées ne démontrent pas l’existence en Eswatini d’une large procédure de faillite personnelle avec effacement des dettes ou nouveau départ. La dette publique est distincte des recours liés au crédit à la consommation des ménages. Le ministère des Finances gère les emprunts publics, les données sur la dette et le suivi du service de la dette au titre de la loi de 2017 sur la gestion des finances publiques, de la stratégie de gestion de la dette à moyen terme et des plans annuels d’emprunt. La Banque centrale agit comme agent financier pour les bons du Trésor et les obligations d’État au titre de la loi de 1994 sur les bons du Trésor et les titres d’État, modifiée en 2010. Selon les données du FMI, la dette publique représentait 39,2 % du PIB en 2024 ; elle était projetée à 42,8 % en 2025, puis devait se stabiliser autour de 42,8 % jusqu’en 2031. Les arriérés, la baisse des recettes de l’Union douanière d’Afrique australe, le coût élevé du financement et la hausse du service de la dette créent des pressions budgétaires. L’endettement d’une entreprise peut entraîner un sauvetage ou une procédure d’insolvabilité devant la Cour commerciale. L’endettement des ménages demeure principalement lié à des prêts non garantis ; la Banque centrale a signalé un taux d’endettement des ménages de 74,3 % en 2024/25, contre 79,1 %, ainsi que des expositions aux défauts hypothécaires et aux prêts non performants.
L’endettement en Eswatini
L’endettement en Eswatini comprend les emprunts des ménages, les crédits impayés, le recouvrement, l’exécution judiciaire, le rééchelonnement, l’insolvabilité et la dette publique. La réglementation du crédit à la consommation donne aux emprunteurs des droits en matière d’information, de capacité de remboursement, de relevés, de règlement et de réclamation, tandis que l’accès à une procédure formelle de réexamen des dettes reste limité. Les dettes des ménages sont principalement non garanties et le ratio du service de la dette a atteint 54,8 % pendant l’exercice 2024/25.
Conseil
Considérez toutes les obligations du ménage en Eswatini comme un seul ensemble de remboursements, y compris les dettes envers les stokvels et les prêteurs informels. L’ordre le plus prudent consiste à vérifier les dettes, protéger les paiements essentiels, cesser d’ajouter des crédits coûteux et choisir entre remboursement ordinaire, réexamen des dettes, règlement négocié ou insolvabilité selon votre capacité réelle à payer toutes les échéances à temps.

