La Constitution de 1997 prévoit une Assemblée nationale élue au suffrage direct et secret pour des mandats de cinq ans. Elle prévoit aussi un président élu indirectement : l’Assemblée le choisirait à la majorité absolue, pour un maximum de deux mandats. Le système formel repose sur le scrutin majoritaire dans les circonscriptions, les ex æquo étant départagés par tirage au sort. Trente pour cent des sièges de l’Assemblée nationale sont réservés aux femmes. Le cadre prévoit deux bulletins ou votes et des circonscriptions d’environ 25 000 habitants ou 12 000 électeurs admissibles, avec des seuils plus élevés pour les circonscriptions appliquant la réserve de sièges pour les femmes. La Constitution a été ratifiée, mais les évaluations spécialisées actuelles constatent que ses dispositions électorales ne sont pas appliquées en pratique. Le cadre constitutionnel et électoral prévoit une commission électorale, mais aucune inscription nationale en cours, aucun calendrier électoral ni aucune administration électorale nationale active n’ont été établis par les informations disponibles. L’admissibilité formelle au vote commence à 18 ans pour les citoyens érythréens qui vivent, travaillent ou sont affectés dans la circonscription concernée et ne purgent pas une peine de prison. Un électeur s’inscrit une seule fois dans une circonscription et vote avec une carte d’identité ou un passeport accompagné d’une carte d’électeur. Le registre est formellement accessible à l’inspection du public et les dates d’inscription doivent être annoncées au moins dix jours à l’avance. Les candidats à l’Assemblée nationale doivent avoir au moins 21 ans, avoir accompli leurs obligations de service national, obtenir le soutien d’au moins 5 % de l’électorat concerné et verser une caution officielle de 500 nakfas pour une candidature à l’Assemblée nationale ou de 100 nakfas pour une autre candidature. La campagne officielle dure trois semaines et prend fin trois jours avant le vote. Les médias publics sont censés offrir un accès gratuit et égal aux candidats ; le financement privé des campagnes est interdit. Le vote formel est personnel, unique et secret au bureau de vote où l’électeur est inscrit. Une assistance est prévue pour les électeurs aveugles ou handicapés et pour les personnes qui ne savent ni lire ni écrire. Un vote anticipé est prévu sept jours à l’avance pour les forces de défense, la police, les services de sécurité et les électeurs à l’étranger. Le vote par procuration est officiellement possible dans certains cas, notamment l’incapacité médicale, les obligations professionnelles, le séjour temporaire à l’étranger et la garde à vue. Le dépouillement commence dans le bureau de vote, puis les documents sont scellés et transmis au bureau électoral sous-régional. Les résultats locaux sont annoncés immédiatement ; la commission électorale proclame officiellement les résultats finaux. Le cadre prévoit, à l’échelon sous-régional, des pouvoirs de révision, de recomptage, de confirmation, de correction et de rejet. Les délais de contestation sont courts : 24 heures pour les problèmes d’inscription, 48 heures pour les candidatures et cinq heures pour les droits de vote ; une plainte concernant le dépouillement peut relever de la commission électorale ou de la Cour suprême. Ces procédures nationales ne permettent actuellement pas de prévoir des élections nationales compétitives et récurrentes. Aucune élection nationale n’a eu lieu en Érythrée depuis 1993 ; aucune élection régionale ou de zoba n’est attestée, et le président n’a pas été légitimé par des élections populaires libres et récurrentes. Des sources officielles font état d’élections locales dans plusieurs sous-zobas et régions en 2024 et 2025 pour des administrateurs de secteur, des directeurs administratifs et des coordinateurs de village. Ces processus locaux ont comporté des activités de sensibilisation préalable du public et, dans certains cas, le remplacement de mandats expirés pouvant aller jusqu’à trois ans. Les lieux signalés comprennent Anseba, la Région centrale, la Région de la mer Rouge du Nord et la Région de la mer Rouge du Sud. Leurs règles et conditions d’accès varient selon la sous-zoba et l’avis officiel, et les informations disponibles sont fragmentaires. Il s’agit d’une participation administrative locale limitée, et non d’un substitut à des élections représentatives nationales ou régionales.
Élections en Érythrée
L’Érythrée dispose d’un cadre électoral formel, mais aucune élection nationale n’a eu lieu depuis l’indépendance en 1993. L’Assemblée nationale ne s’est pas réunie depuis 2002 et le PFDJ est le seul parti autorisé. Des élections administratives locales signalées dans plusieurs zones en 2024 et 2025 assurent une représentation locale limitée, mais ne sont pas équivalentes à des élections nationales ou régionales.
Conseil
Si vous souhaitez participer à des élections en Érythrée, vérifiez d’abord s’il existe un avis officiel en cours dans votre sous-zoba ; aucun accès à un scrutin national actuel n’est établi. Considérez les élections administratives locales signalées comme une participation locale limitée, et non comme un moyen de choisir les représentants nationaux ou le président. Ne vous fiez pas aux procédures constitutionnelles, aux délais ni aux cautions de candidature sans confirmation qu’ils s’appliquent à un processus officiel en cours.

