Les connaissances ne relèvent d’aucune catégorie juridique officielle et ne sont associées à aucune institution particulière en Érythrée. Les gens se rencontrent généralement par l’intermédiaire de relations sociales existantes, notamment les proches, les voisins, les lieux de travail, les écoles, le service national, les occasions religieuses et les réseaux communautaires. À Asmara, on se croise aussi sur les grandes avenues et les places, dans les marchés, les cafés en plein air, les cinémas, les théâtres, lors d’activités sportives et d’événements culturels, de festivals et de défilés. La Passeggiata est une pratique établie consistant à se promener et à se retrouver ; elle peut favoriser de brèves conversations et des contacts répétés. Les possibilités varient beaucoup selon le lieu et la situation. Il n’existe pas de système national documenté de rencontres pour faire connaissance. Les rassemblements organisés, les associations, les activités des ONG, les activités religieuses, les déplacements et les communications numériques sont fortement restreints. En dehors de la zoba de Maekel, les visiteurs étrangers ont généralement besoin d’un permis de déplacement obtenu à l’avance ; le traitement peut prendre plusieurs jours et la demande peut être refusée. Les informations sur les possibilités ordinaires de rencontre en dehors d’Asmara sont fragmentaires ; il ne faut donc pas supposer que de telles possibilités existent localement. L’Érythrée compte neuf groupes ethniques ayant des langues, des religions et des normes sociales différentes. Les traditions d’harmonie, de tolérance, d’hospitalité, d’inclusion et de coexistence à Asmara sont documentées, mais les sensibilités religieuses et ethniques, la hiérarchie, la vie privée et le consentement continuent de déterminer les comportements appropriés. Une brève conversation dans un lieu public ne signifie pas que l’autre personne accepte de poursuivre le contact. Respectez un refus et évitez d’insister pour obtenir des renseignements personnels. Ayez une pièce d’identité sur vous. Tenez-vous à l’écart des installations militaires et de sécurité, et demandez l’autorisation du personnel de sécurité avant de prendre des photos. Photographier des installations gouvernementales ou militaires est illégal. Les sujets politiques et militaires peuvent être sensibles. Les rapports sexuels entre personnes de même sexe sont illégaux en Érythrée ; les contacts privés et numériques peuvent donc présenter de graves risques juridiques et personnels. Les communications numériques ne constituent pas nécessairement une solution de rechange facile. L’accès à Internet est fortement restreint et se concentre dans les hôtels et un petit nombre de cybercafés. L’Érythrée ne dispose pas de service 3G, le réseau EriTel n’est pas fiable en dehors d’Asmara et des grandes villes, et les cartes SIM internationales ne fonctionnent pas. Pour obtenir une carte SIM locale, il faut un permis de résidence, et la démarche peut prendre plusieurs semaines. Des enregistrements possibles des conversations ont été signalés sans être confirmés ; ne partez pas du principe que les conversations numériques sont privées. Asmara est relativement sûre, mais des délits de rue se produisent, surtout la nuit, et les femmes peuvent subir du harcèlement verbal ou physique. Évitez de marcher seule ou seul la nuit et n’exhibez pas votre téléphone, votre appareil photo ou votre passeport. Les conseils aux voyageurs en vigueur recommandent d’éviter les zones situées à moins de 25 kilomètres de toutes les frontières terrestres ; la situation sécuritaire peut changer rapidement. Il n’existe pas de tarif national standard pour les rencontres ; les frais se limitent généralement à des dépenses variables de café, de transport ou de téléphone.
Faire des connaissances en Érythrée
En Érythrée, les connaissances sont des contacts sociaux peu engagés, récents ou liés à une situation, plutôt que des amitiés proches ou des relations établies. Elles se nouent souvent par l’intermédiaire de proches, de voisins, du travail, de l’école, du service national, d’événements religieux, de contacts communautaires et de la vie publique ordinaire. À Asmara, La Passeggiata, les cafés, les marchés, les cinémas, les théâtres, les activités sportives et les événements culturels offrent des occasions courantes de contact informel, tandis que les possibilités sont plus variables en dehors de la capitale.
Conseil
Considérez une nouvelle connaissance en Érythrée comme un contact sans engagement, qui doit évoluer progressivement et dans les limites d’accès et de sécurité propres au contexte. Les relations de confiance existantes ou les lieux de rencontre publics à Asmara sont généralement plus pratiques que les plateformes numériques ou les déplacements improvisés en dehors de la capitale.

