Les termes locaux comprennent formation professionnelle, cours de perfectionnement professionnel, formation permanente, recyclage, formation des adultes et validation des acquis. Ils désignent différentes façons de mettre à jour ses compétences, d’approfondir ses connaissances professionnelles, d’acquérir une nouvelle compétence ou de faire reconnaître son expérience. L’apprentissage des langues est pertinent uniquement lorsqu’il fait partie d’un parcours de formation des adultes ou de formation professionnelle ; l’étude d’une langue seule relève d’un autre domaine. Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement, de la Recherche et des Arts assume des responsabilités dans le système éducatif. Les autorités chargées de l’emploi ont des responsabilités au titre du cadre de la formation professionnelle. La loi prévoit un Institut national de formation professionnelle (Institut National de Formation Professionnelle, INFP) et trois commissions insulaires pour Ngazidja, Ndzuani et Mwali. Parmi les autres prestataires figurent le Site universitaire de formation permanente de l’UDC, l’Institut supérieur de formation et de recherche (Institut Supérieur de Formation et de Recherche, ISFR), des établissements privés, des entreprises, des associations et des programmes fondés sur des projets. Les offres actuelles varient selon l’île et le prestataire. La formation professionnelle est généralement accessible à partir de 17 ans et n’est pas destinée à se dérouler parallèlement à un cycle relevant du ministère de l’Éducation. L’admission peut comprendre une sélection et une orientation professionnelle. La loi prévoit que les apprentis informels puissent accéder à l’équivalence, à la certification ou à la validation des acquis, mais les règles et structures opérationnelles de cette filière ne sont pas confirmées. Les candidats devraient donc vérifier la procédure en vigueur auprès du prestataire ou de l’autorité responsable au lieu de supposer que l’expérience professionnelle donne automatiquement droit à un certificat. La formation peut se dérouler par étapes, dans des centres publics ou privés, dans le cadre de programmes d’entreprise et de cours accélérés. La durée d’une étape est fixée conformément au décret ou au programme applicable. Les cours privés à temps plein et à but lucratif nécessitent une autorisation ministérielle délivrée par l’intermédiaire du Conseil des ministres. La demande d’autorisation devrait préciser les qualifications du personnel, le programme, l’emploi du temps, le mode de sélection, le nombre de participants, les coûts et les perspectives d’emploi. Les prestataires agréés restent soumis à la supervision continue des autorités du travail. Le cadre de l’INFP vise les jeunes et les adultes de tous les secteurs économiques et niveaux d’emploi ; il prévoit notamment des formations accélérées pour les personnes au chômage ou sous-employées et une coopération à l’étranger lorsqu’une offre nécessaire n’existe pas localement. Un participant qui termine une étape peut passer un examen de fin d’étape et recevoir un Certificat de fin de stage ou un Certificat de Formation Professionnelle, selon le programme. Un contrat de travail peut être suspendu pendant l’étape, tandis que la protection contre les accidents du travail relève des règles applicables. Si l’employeur continue à verser sa contribution pendant la suspension, le centre peut contribuer pour les participants sans emploi, selon une base liée au salaire minimum. Un abandon injustifié peut entraîner un risque de remboursement ; il convient donc de vérifier le contrat et les règles du prestataire avant de s’inscrire. Les options non formelles comprennent les centres de formation des adultes, les programmes d’alphabétisation, les écoles coraniques, les centres de promotion des langues et les structures locales, culturelles ou associatives. Le ministère fixe les conditions d’accès, les contenus et les exigences de certification par arrêté ministériel. L’alphabétisation fonctionnelle est une priorité nationale et peut être associée à des compétences professionnelles ou de subsistance. Le financement peut provenir de subventions publiques, de dons privés, des revenus des prestataires et des contributions des employeurs. Le cadre juridique fixe la contribution de l’INFP à 2 % de la masse salariale totale et autorise légalement les bourses pour les professionnels, mais aucun tarif actuel, critère de bourse ou calendrier de formation n’est publié dans une seule source nationale vérifiée. Selon les données de l’Institut de statistique de l’UNESCO, 4,1 % des personnes âgées de 25 à 64 ans participaient à un enseignement ou à une formation formelle ou non formelle en 2014, contre 3,3 % en 2020. La recherche n’a trouvé aucune valeur pour les années 2021 à 2024 ni de données actuelles sur les compétences numériques ; des différences entre les îles sont probables. L’IFADEM et l’IFEF, soutenus par l’AFD et le PGEC, offrent un exemple de développement professionnel continu des enseignants et d’accompagnement pédagogique, notamment avec onze projets scolaires à Anjouan. Les programmes ordinaires de CAP, BEP et baccalauréat technique, la formation professionnelle initiale et les cursus ordinaires de licence ou de master de l’UDC relèvent de la formation initiale ou de l’enseignement supérieur, et non de ce domaine de formation continue.
Formation continue aux Comores
Aux Comores, la montée en compétences passe par un ensemble fragmenté de formations professionnelles, de cours de perfectionnement, de formation des adultes, de formations en entreprise et de projets communautaires ou associatifs. Les prestataires publics, privés, les entreprises et les associations peuvent appliquer des conditions d’accès, des coûts, des calendriers et des certifications différents. Le système se développe, mais aucun portail national unique ne propose actuellement un marché complet des formations ni un calendrier exhaustif.
Conseil
Choisissez un prestataire en fonction du résultat recherché : un certificat professionnel reconnu, des compétences spécifiques à un emploi ou une formation de base ou communautaire. Demandez par écrit confirmation du prestataire, de l’offre disponible sur l’île, de l’agrément, du coût total, du calendrier et du certificat avant d’engager du temps ou de l’argent. Considérez la reconnaissance de l’expérience informelle et l’accès aux bourses comme des possibilités à vérifier, et non comme des résultats garantis.

