Le shikomori, également écrit shiKomori, est la langue nationale et officielle des Comores. Ses variétés insulaires comprennent le shiNgazidja, le shiNdzuani et le shiMwali. Le français et l’arabe sont également des langues officielles. Selon la loi linguistique de 2014, l’arabe et le français sont utilisés ensemble dans les documents de l’État et des entreprises ; chaque ministère ou institution est censé avoir au moins un spécialiste maîtrisant l’arabe. À la maison et dans les échanges quotidiens, le shikomori domine généralement et s’emploie surtout à l’oral. Les enfants peuvent découvrir le palashiyo, une forme locale d’enseignement religieux et linguistique précoce, ainsi que la madrasa ou l’enseignement coranique. Ces formes d’enseignement portent sur l’alphabet arabe et la lecture du Coran, mais restent généralement informelles ou non formelles et ne suivent pas de programme ni de système d’examen national unique. L’enseignement formel se fait principalement en français, à l’oral et à l’écrit. L’arabe peut être enseigné en complément ou dans le cadre de programmes scolaires ou religieux bilingues. L’Université des Comores dispense ses cours en français et en arabe. Des supports en shikomori pour l’éducation préscolaire sont en cours d’élaboration dans le cadre de projets éducatifs actuels. Des cours de français sont proposés dans des établissements publics et privés et par des prestataires comme l’Alliance Française de Moroni. Celle-ci propose des cours pour les enfants, les adolescents et les adultes, utilise un test de positionnement et dispense couramment des cours généraux de français de 44 à 66 heures, à raison de deux ou trois séances par semaine. Une session coûte généralement de 22 000 à 33 000 KMF. Les cours d’alphabétisation pour adultes peuvent totaliser 132 heures réparties sur trois sessions de deux leçons par semaine, pour un tarif affiché de 22 000 KMF. Des cours de français sur objectifs spécifiques, dits FOS, sont organisés pour des groupes comme les enseignants, les salariés, les fonctionnaires et les professionnels du tourisme ; le calendrier et le contenu sont convenus avec le prestataire. Les informations fiables sur un marché général de cours d’autres langues étrangères sont limitées. L’Alliance Française de Moroni est un centre d’examen agréé pour le français. Les examens DELF et DALF sont généralement organisés lors de trois sessions par an, tandis que le TCF est proposé sur demande. Les candidats peuvent s’inscrire par l’intermédiaire d’un cours ou à titre individuel. Les tarifs affichés vont de 10 000 KMF pour le DELF A1 ou A2 par l’intermédiaire de l’Alliance Française, à 30 000 KMF pour un candidat individuel ; le DELF B1 coûte 12 000 ou 35 000 KMF et le DELF B2, 14 000 ou 40 000 KMF. Le DALF C1 et C2 coûte 16 000 ou 45 000 KMF. Les diplômes DELF et DALF sont valables à vie. L’inscription exige une pièce d’identité, le respect des délais et le respect du règlement des examens. Les informations disponibles ne font état ni d’un certificat de shikomori normalisé par l’État, ni d’un certificat d’arabe distinct normalisé. La dictée de l’ORELC permet de pratiquer le shikomori dans un cadre non formel ; son tarif affiché pour 2026 est de 4 000 KMF. Le choix d’une langue a des conséquences sur le travail et la vie quotidienne. Le shikomori facilite les échanges familiaux, l’affirmation de l’identité locale et les interactions ordinaires. Le français est directement utile à l’école, dans l’administration, pour l’emploi formel et la mobilité. L’arabe est important pour la religion, l’éducation bilingue, la communication officielle écrite et les études liées au monde arabe. La maîtrise d’une ou de plusieurs de ces langues peut donc influer sur l’accès à l’éducation, aux services publics et à l’emploi. L’apprentissage numérique est possible, mais dépend de l’accès à un appareil, à l’électricité, à une connexion et, dans certaines familles, à un téléphone partagé. e-Shiyo propose gratuitement les manuels officiels de primaire sur Android, iOS et le Web. e-Msomo prend en charge l’administration scolaire, les inscriptions et les notes ; ce n’est pas un cours de langue. ORELC et LUHA proposent des leçons de shiKomori, des contenus sur les dialectes, un dictionnaire, un conjugueur et un clavier. K@LIMA est une ressource historique français-shikomori. Les modalités et les tarifs des apprentissages publics et religieux peuvent varier ; aucun coût national uniforme ne peut être déduit des informations disponibles.
Apprentissage des langues aux Comores
L’apprentissage des langues aux Comores se fait dans l’enseignement formel, au sein des communautés et des structures religieuses, par des cours privés, la pratique quotidienne et des ressources numériques. Le shikomori est la langue principale de la vie familiale et quotidienne, tandis que le français domine l’enseignement formel et l’administration ; l’arabe soutient la vie religieuse, l’éducation bilingue et les liens avec le monde arabe. L’accès est fragmenté, et le parcours adapté dépend de la langue, de l’âge, de l’objectif et des prestataires disponibles.
Conseil
Choisissez d’abord la langue en fonction du résultat recherché : le shikomori pour les échanges quotidiens, le français pour les études et le travail formels, ou l’arabe pour les contextes religieux, bilingues ou liés aux études dans le monde arabe. N’ajoutez une deuxième langue que si son utilité pratique justifie le temps, le coût et la pratique supplémentaires. Avant de vous engager, vérifiez le prestataire, le format d’apprentissage, la valeur du certificat, le calendrier et l’accès aux appareils.

