Aux Comores, l’apprentissage se déroule généralement dans une entreprise, un atelier, une exploitation agricole, une société de services ou un autre lieu de production. L’apprenti acquiert des compétences par des tâches pratiques sous la supervision d’un maître d’apprentissage, c’est-à-dire la personne du lieu de travail chargée d’encadrer la formation. La relation d’apprentissage repose sur un contrat conclu entre l’apprenant et le maître d’apprentissage, le ministère chargé de la formation professionnelle jouant le rôle de garant dans le cadre juridique. L’apprentissage peut également inclure l’alphabétisation et l’apprentissage des langues nationales, notamment pour les personnes issues de l’économie informelle. Le cadre national englobe la formation professionnelle initiale des jeunes scolarisés et des apprenants plus âgés, la formation professionnelle continue des personnes en emploi ou au chômage, et l’apprentissage des jeunes comme des adultes. Il reconnaît l’apprentissage dans l’économie informelle au même titre que l’offre formelle. Un cycle préparatoire peut commencer dès 12 ans, le préapprentissage concerne généralement les jeunes de 12 à 14 ans et l’âge minimum de l’apprentissage est de 15 ans selon le cadre indiqué. Une loi de 1983 fixait à 17 ans l’âge minimum pour certains stagiaires en centre, hors du cycle du ministère de l’Éducation. Les conditions d’entrée dépendent donc du programme et du fondement juridique applicable. Les candidats qui n’ont pas le niveau d’entrée habituel du CAP peuvent suivre une voie menant à un certificat de compétences. Le parcours formel peut comprendre le Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) après l’enseignement primaire, le Brevet d’études professionnelles (BEP) après le CAP ou le cycle du premier degré du secondaire, un baccalauréat professionnel après le BEP ou une qualification équivalente, et un Brevet de technicien supérieur (BTS) après un baccalauréat professionnel ou secondaire. Les parcours scolaires, de formation professionnelle et universitaires peuvent être reliés par l’évaluation des acquis. La Validation des acquis de l’expérience (VAE) est accessible quel que soit l’âge, le niveau d’études ou la situation professionnelle, lorsque l’expérience antérieure peut être évaluée. Les activités effectuées sur le lieu de travail peuvent fournir des preuves pour la VAE, et un maître d’apprentissage peut obtenir un certificat de moniteur par cette voie. La formation peut être dispensée par des établissements de l’État, des îles ou des collectivités locales, des organismes privés à but lucratif ou non, des chambres et autres organismes consulaires, des entreprises et des ateliers artisanaux. Les prestataires doivent disposer de l’agrément ou de l’autorisation requis. Le cadre de 2013 permet, selon les règles ministérielles, l’alternance en entreprise ou hors entreprise, le tutorat en entreprise et l’enseignement à distance. L’offre publique et privée n’est pas documentée de façon homogène sur Ngazidja, Ndzuani et Mwali ; il n’est donc pas fiable de supposer la disponibilité, les frais ou les dates de rentrée à l’échelle nationale. Aucune durée universelle de l’apprentissage n’est attestée. Les programmes initiaux doivent respecter la durée minimale définie dans le cadre du diplôme concerné, tandis que certaines formations anciennes en centre suivent une durée fixée par le décret qui les a créées. Consultez donc les avis de programme actuels pour connaître la durée exacte, l’emploi du temps, les documents d’admission et les modalités d’évaluation. L’évaluation peut associer le travail continu à un examen de fin de cycle. L’État organise la certification, et un diplôme, certificat ou titre officiel a la même valeur quelle que soit la voie reconnue d’acquisition. Les centres publics ou agréés relevant du cadre de 1983 pouvaient délivrer un Certificat de fin de stage ou un Certificat de formation professionnelle après l’examen final. Le cadre prévoit un droit à la formation professionnelle et à la formation individuelle, l’égalité d’accès pour les apprentis de l’économie informelle, les élèves des écoles coraniques, les personnes défavorisées et les personnes handicapées, ainsi que l’égalité d’accès et de maintien en formation pour les femmes. Il protège également la dignité et l’intégrité et prévoit une assurance contre les accidents et les maladies professionnelles pour les périodes couvertes en établissement et en milieu professionnel. Les apprenants doivent être assidus, accomplir les tâches confiées et respecter les règles de l’établissement de formation et de l’entreprise. Tout manquement peut entraîner des sanctions disciplinaires. Le financement peut provenir du budget de l’État, des contributions des employeurs, de partenaires bilatéraux ou multilatéraux, des collectivités locales, des ménages et des revenus des prestataires. La loi de 1983 fixait une contribution légale des employeurs égale à 2 % de la masse salariale globale. Le dossier d’autorisation d’un prestataire privé doit indiquer le coût de la formation, mais aucun tarif national normalisé, aucune allocation de formation ni aucune bourse d’études ne sont attestés. Un séminaire de 2024 a porté sur la structuration et la mise en œuvre d’un fonds de formation, mais l’existence actuelle d’un mécanisme opérationnel n’est pas vérifiée. Les investissements actuels accordent une attention particulière à l’agriculture, à la construction, aux technologies industrielles, au numérique et à l’environnement. Parmi les établissements et infrastructures mentionnés figurent l’IUT, la Faculté des sciences et de la technologie, le PATSY, l’École nationale des travaux publics de Ouani, le Lycée agricole de Mvouni et le Lycée polytechnique de Mbibodjou. Les autres compétences recherchées recensées concernent notamment le bâtiment et les travaux publics, l’énergie, la maintenance, la couture et l’artisanat, la transformation et l’agriculture. Le tourisme et l’hôtellerie ne figurent pas parmi les secteurs prioritaires de l’analyse sectorielle citée de l’AFD, et l’état opérationnel de l’école de tourisme annoncée à Mitsamiouli n’est pas vérifié. Il n’est pas non plus attesté que Mwali bénéficie d’une couverture comparable du programme PROFI. Le programme PROFI est prévu du 19 mars 2022 au 19 mars 2027, avec un financement de 21,5 millions d’EUR pour les infrastructures, les équipements et la refonte de l’offre de formation. L’Initiative Komor pour 2020–2024 portait sur l’orientation, la formation et l’emploi, la certification de l’apprentissage traditionnel, l’étude de faisabilité du préapprentissage et les formations mobiles, modulaires ou en situation de chantier. Ces mesures répondent à un marché du travail où environ quatre personnes sur dix âgées de 15 ans et plus sont actives et où 54,8 % des emplois sont vulnérables. Les effectifs inscrits, les listes d’établissements, les frais, la durée des programmes, les taux d’achèvement et les résultats en matière d’emploi ne sont pas suffisamment documentés à l’échelle nationale ; le ministère compétent, la commission insulaire ou le prestataire agréé doit donc confirmer les informations locales.
Apprentissage aux Comores
Aux Comores, l’apprentissage est une forme de Formation Technique et Professionnelle (FTP) qui se déroule principalement en situation de travail, en associant l’apprentissage pratique dans un environnement de production ou de services à un enseignement encadré. Le cadre juridique concerne les jeunes et les adultes, y compris les apprentissages dans l’économie informelle, mais l’offre certifiée reste fragmentée et limitée sur les îles. L’apprentissage peut déboucher sur des certificats ou des diplômes professionnels ; l’âge requis, l’organisme, la durée et l’évaluation dépendent du programme. Le français est la principale langue d’enseignement, et le cadre juridique autorise l’usage des langues nationales dans la formation par apprentissage.
Conseil
Considérez l’apprentissage aux Comores comme un choix local de prestataire et de lieu de travail, plutôt que comme un programme uniforme à l’échelle nationale. Une formation officielle et certifiée est préférable si vous avez besoin d’une qualification reconnue ; un apprentissage informel peut donner accès à une expérience pratique là où les places certifiées sont limitées, mais vérifiez comment les compétences acquises peuvent ensuite être évaluées ou certifiées. Il est essentiel de vérifier l’agrément du prestataire, l’encadrement sur le lieu de travail, le programme exact, le coût, la durée, l’évaluation, l’assurance et la disponibilité sur votre île.

