La Direction générale des impôts (Direction Générale des Impôts (DGI)), sous tutelle du ministère des Finances, établit les impôts, effectue les contrôles fiscaux, perçoit les prélèvements et traite les recours. La Direction générale des douanes (Direction Générale des Douanes) est responsable du commerce transfrontalier de marchandises ; les collectivités territoriales décentralisées prélèvent des taxes telles que la taxe de développement local (Taxe de Développement Local). Les principaux impôts comprennent l’impôt sur le revenu des personnes physiques (Impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP)), l’impôt sur les sociétés (Impôt sur les sociétés (IS)), la taxe sur la valeur ajoutée (Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)), la retenue à la source sur les revenus de placement, les droits d’accise, les droits d’enregistrement et de timbre ainsi que les droits de douane. L’IRPP couvre notamment les revenus d’emploi, les pensions, les revenus locatifs, les revenus de placement et les revenus d’activités commerciales, agricoles ou professionnelles. Le taux progressif va de 10 à 35 %. Une personne est généralement résidente fiscale si son foyer, sa résidence habituelle, son centre professionnel ou ses intérêts économiques se trouvent au Cameroun. Les résidents sont généralement imposés sur leurs revenus mondiaux ; pour les non-résidents, les revenus concernés sont ceux provenant du Cameroun, sous réserve des règles différentes que peuvent prévoir les conventions fiscales. Les employeurs prélèvent l’impôt sur les salaires à la source et le reversent au plus tard le 15 du mois suivant. Les contribuables qui n’exercent pas d’activité commerciale déposent généralement leur déclaration annuelle d’IRPP au plus tard le 30 juin. Un retard de paiement peut entraîner des intérêts de 1,5 % par mois, dans la limite de 50 %, et des majorations de 10 % par mois, dans la limite de 30 %. Les entreprises ont besoin d’un numéro d’identifiant unique (NIU), d’une immatriculation fiscale et, selon leur activité, d’une comptabilité appropriée. Le taux de l’impôt sur les sociétés est généralement de 30 % ; un taux de 25 % peut s’appliquer à certaines petites et moyennes entreprises dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 3 milliards FCFA. Les entreprises relevant du régime du réel entrent généralement dans ce régime à partir d’un chiffre d’affaires annuel hors TVA de 50 millions FCFA, même si certains secteurs peuvent être classés différemment quel que soit leur chiffre d’affaires. Les obligations courantes comprennent les acomptes, les retenues à la source, la TVA le cas échéant, la déclaration statistique et fiscale (Déclaration Statistique et Fiscale (DSF)), les informations sur les bénéficiaires effectifs et l’attestation de conformité fiscale. L’impôt général synthétique (Impôt Général Synthétique (IGS)) s’applique aux petites activités commerciales, industrielles, artisanales et agricoles qui ne relèvent pas du régime du réel. Il remplace l’ancien impôt libératoire et le régime simplifié. Pour un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 millions FCFA, les montants annuels varient selon la tranche, de 20 000 FCFA pour moins de 500 000 FCFA à 2 000 000 FCFA pour un chiffre d’affaires de 30 millions à moins de 50 millions FCFA. Les membres d’un CGA agréé paient la moitié du taux applicable. La déclaration annuelle d’IGS est due au plus tard le 15 mars ; les paiements trimestriels sont dus dans les 15 jours suivant la fin de chaque trimestre. Le non-paiement peut entraîner la fermeture de l’établissement et une pénalité de 50 %. Au-delà de 50 millions FCFA de chiffre d’affaires, la patente et le régime du réel deviennent généralement applicables. Le taux normal de TVA est de 19,25 %, tandis que les exportations sont taxées à 0 %. En 2026, un taux de TVA de 10 % s’applique à l’acquisition ou à la location de logements sociaux. Les entreprises peuvent demander la déduction de la taxe en amont ou le remboursement de crédits de TVA selon la procédure de la DGI. Des droits d’accise s’appliquent à certains biens ; en 2026, ceux sur le vin et les spiritueux, entre autres, ont été augmentés, tandis que les véhicules fonctionnant au gaz en sont exonérés. L’immatriculation au NIU s’effectue en ligne sur immatriculation.dgi.cm ou teledeclaration-dgi.cm. Selon le profil du contribuable, le service compétent peut être le Centre des impôts, le CFLP, la DGE ou un autre service de la DGI. Les services électroniques couvrent notamment l’IRPP, l’IGS, la DSF, les attestations fiscales, la facturation électronique, les informations sur les bénéficiaires effectifs et le service d’assistance. Le parcours type va de l’immatriculation et de l’ouverture du compte fiscal au dépôt des déclarations, au paiement ou aux retenues, puis à la réception de l’attestation de conformité fiscale (Attestation de Conformité Fiscale). Les paiements s’effectuent par virement bancaire ou par voie électronique. L’IGS peut aussi être payé en espèces au guichet d’une banque. La DGI peut examiner des documents ou procéder à une vérification de comptabilité. Les contribuables ont droit à une information officielle, à des garanties procédurales, à des recours et, sous réserve des conditions applicables, à un remboursement, par exemple celui d’un crédit de TVA. Une exonération fiscale n’est applicable que si elle repose expressément sur la loi. Les importations et exportations sont également soumises au cadre douanier de la CEMAC, aux droits de douane, à la taxe communautaire d’intégration et, le cas échéant, à la TVA ou aux droits d’accise. Pour une valeur FOB supérieure à 1 million FCFA, la déclaration doit être effectuée par l’intermédiaire du Guichet Unique du Commerce Extérieur par un commissionnaire en douane agréé. Au-delà de 2 millions FCFA, un RVC est également requis ; au-delà de 5 millions FCFA, la domiciliation bancaire est obligatoire. La déclaration doit être achevée dans les six mois ; une prolongation unique pouvant aller jusqu’à trois mois est parfois possible. L’absence de déclaration peut entraîner une amende de 50 % de la valeur imposable des marchandises, tandis que l’absence de domiciliation bancaire peut entraîner une pénalité de 10 % de la valeur de la transaction. Dix conventions fiscales sont actuellement en vigueur pour les questions internationales. Elles peuvent modifier les règles de résidence, les retenues à la source, les allégements, l’échange de renseignements et les procédures amiables. Les entreprises ayant des sociétés étrangères liées doivent respecter les exigences documentaires relatives aux prix de transfert pour leurs transactions. En 2026, une imposition effective de 3 % du chiffre d’affaires réalisé au Cameroun s’applique aux entreprises numériques non résidentes ayant une présence économique significative. Les compagnies aériennes et maritimes étrangères peuvent être assujetties à l’impôt sur les sociétés au Cameroun. Les contribuables doivent conserver les données d’immatriculation, les documents comptables, les déclarations, les preuves de paiement et les autres justificatifs, et vérifier les changements apportés aux lois de finances ainsi que les échéances annuelles.
Impôts au Cameroun
Le système fiscal camerounais comprend l’impôt sur le revenu des personnes physiques et des sociétés, la taxe sur la valeur ajoutée, les droits d’accise, les prélèvements locaux et les droits de douane. La Direction générale des impôts (DGI) administre la plupart des impôts ; la Direction générale des douanes est responsable des droits à l’importation et à l’exportation. Les contribuables obtiennent un NIU, déclarent leurs revenus selon leur activité et paient dans les délais applicables.
Conseil
Commencez par déterminer vos obligations fiscales au Cameroun selon votre activité, votre chiffre d’affaires, votre résidence et vos opérations transfrontalières. Ces facteurs déterminent le service compétent de la DGI, les impôts applicables, les échéances et les justificatifs nécessaires. Une immatriculation précoce au NIU, des documents bien classés et un calendrier des échéances réduisent le risque de majorations, de fermeture de l’activité ou de retards de remboursement.

