Dans le système formel, le terme employeur désigne la personne qui emploie ; dans le langage courant, on utilise aussi patron ou boss. Le Code du travail (Code du travail) s’applique aux employeurs, aux salariés et aux apprentis des établissements publics et privés, mais ne s’applique généralement pas à la fonction publique ni à certains statuts judiciaires, militaires, de sécurité et pénitentiaires. Le monde du travail au Cameroun est fortement marqué par l’informalité : en 2021, 86,6 % des emplois étaient informels, et dans les entreprises informelles, seuls 6 % des travailleurs avaient le statut de salarié. Les contrats peuvent y être oraux ou convenus de gré à gré (gré à gré), ce qui complique l’accès aux preuves, à l’assurance sociale, à la sécurité au travail et à la représentation. Les employeurs négocient librement les contrats de travail, mais doivent verser les salaires en monnaie ayant cours légal et au plus une fois par mois. Le salaire mensuel est dû au plus tard huit jours après la fin du mois ; les employeurs conservent les justificatifs de paiement et les bulletins de paie. Les retenues ne sont autorisées que dans les limites prévues par la loi. À la fin d’un contrat, l’employeur délivre un certificat de travail (certificat de travail). Le repos hebdomadaire doit être d’au moins 24 heures et la durée normale du travail ne peut dépasser 40 heures par semaine hors agriculture ou 48 heures dans l’agriculture, soit respectivement 2 400 heures par an. L’emploi d’enfants de moins de 14 ans est interdit. La grossesse ne peut constituer un motif de licenciement ; la protection de maternité couvre 14 semaines et peut être prolongée de six semaines sous certaines conditions. Une mutation peut nécessiter un logement ou une indemnité de logement. Les employeurs doivent s’immatriculer à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) dès le début de leur activité et déclarer tous les travailleurs permanents, saisonniers, temporaires et occasionnels. Les nouveaux salariés doivent être déclarés au plus tard huit jours après leur embauche. Les employeurs versent leur cotisation et reversent intégralement les cotisations salariales retenues ; le paiement est dû au plus tard le 15 du mois. Les accidents du travail et les maladies professionnelles doivent être déclarés au plus tard dans les trois jours. La préimmatriculation en ligne est possible, mais la confirmation dans un centre de la CNPS doit intervenir au plus tard dans les 30 jours. L’absence de déclarations peut entraîner un contrôle ou une taxation d’office. Le montant des cotisations dépend du secteur et du salaire ; il n’existe pas de taux patronal forfaitaire unique. L’employeur est directement responsable de la prévention, de l’hygiène et de la sécurité. Chaque établissement doit disposer d’un service médical, en interne, en commun avec d’autres établissements ou dans le cadre d’un contrat avec un hôpital. Cela comprend un examen préalable à l’embauche et un suivi médical continu. De l’eau et des boissons non alcoolisées doivent être disponibles sur le lieu de travail. En cas de danger immédiat, l’inspecteur du travail et de la sécurité sociale (Inspecteur du travail et de la sécurité sociale), avec le médecin du travail, peut ordonner des mesures immédiates. Un comité d’hygiène et de sécurité du travail (comité d'hygiène et de sécurité du travail) est obligatoire dans les établissements comptant au moins 50 salariés ; l’inspection du travail peut aussi imposer cet organe aux établissements plus petits. Les établissements comptant au moins 20 travailleurs employés régulièrement doivent avoir des représentants du personnel (représentants du personnel). Leur mandat dure deux ans. Pour voter, il faut généralement avoir au moins 18 ans et six mois d’ancienneté ; les candidats doivent généralement être des salariés âgés d’au moins 20 ans, maîtriser l’anglais et le français et justifier de douze mois de service continu. L’employeur transmet le procès-verbal de l’élection à l’inspecteur. Les représentants peuvent consacrer jusqu’à 15 heures par mois à leurs fonctions, rémunérées comme du temps de travail. Pendant la période de protection, leur licenciement ou leur mutation exige l’autorisation préalable de l’inspecteur ; la protection spéciale se poursuit jusqu’à six mois après la fin du mandat ou de la candidature. Les employeurs peuvent adhérer volontairement à des associations patronales. Le GECAM rassemble les principaux représentants du patronat camerounais et fournit aux entreprises de différents secteurs et tailles des informations, des conseils, des formations et des services de dialogue social. L’adhésion ne remplace ni l’immatriculation à la CNPS ni les obligations découlant du Code du travail. Des conventions collectives peuvent être conclues entre syndicats et employeurs ou associations patronales. Des dispositions plus favorables aux salariés sont possibles, mais les règles impératives restent applicables. Dans les litiges individuels du travail, l’inspecteur compétent peut d’abord tenter une conciliation extrajudiciaire. L’accord est consigné et devient exécutoire après homologation ; en cas d’échec de la conciliation, le tribunal du travail peut être saisi. Les conflits collectifs doivent être signalés immédiatement à l’inspecteur. Si la conciliation échoue, une nouvelle audience a lieu dans un délai maximal de 48 heures et l’affaire est renvoyée à l’arbitrage dans un délai de huit jours. La grève ou le lock-out ne sont licites qu’après l’échec de ces étapes obligatoires. Les créances salariales se prescrivent généralement après trois ans. En cas de vente, de fusion, de transformation ou de réorganisation financière, les contrats de travail en cours sont transférés à la nouvelle organisation. La fermeture, l’insolvabilité et la liquidation ne constituent pas automatiquement un cas de force majeure. Lors d’une réduction des effectifs pour motif économique, l’employeur doit d’abord négocier pendant au plus 30 jours francs avec les représentants du personnel et l’inspecteur, en examinant des solutions comme la réduction du temps de travail, le changement d’horaires, le travail à temps partiel, la mise à pied ou la modification des avantages et des salaires. En l’absence d’accord, les critères de sélection tels que les qualifications, l’ancienneté et les charges familiales s’appliquent ; les qualifications sont prioritaires. Un salarié licencié ayant les mêmes qualifications bénéficie d’une priorité de réembauche pendant deux ans.
Employeurs au Cameroun
Au Cameroun, les employeurs organisent le personnel, les processus de travail, le paiement des salaires, l’assurance sociale et la sécurité au travail. Le rôle d’employeur dans le secteur formel est régi par le Code du travail, tandis que le secteur informel est très vaste et que les responsabilités sont souvent réparties ou convenues oralement. Le MINTSS, l’inspection du travail et la CNPS jouent des rôles essentiels en matière de contrôle, de conseil et de déclaration.
Conseil
Si vous êtes employeur au Cameroun, veillez d’abord au paiement des salaires, aux déclarations à la CNPS, à la sécurité au travail et à la traçabilité des dossiers du personnel. Les procédures informelles peuvent être utilisées dans la pratique, mais elles augmentent le risque de manquer de preuves et compliquent l’accès à l’assurance sociale et à la représentation. À partir de 20 salariés réguliers, en cas de litige ou si vous prévoyez une réorganisation, engagez les démarches nécessaires à l’avance.

