Au Cameroun, le chômage varie fortement selon les zones urbaines et rurales, le sexe, l’âge et le niveau d’études. Selon la référence locale de l’INS, l’EESI3 de 2021, le taux de chômage au sens de l’OIT chez les personnes de 14 ans et plus était de 6,1 %. Il atteignait 9,4 % en zone urbaine et 1,6 % en zone rurale, 15,4 % à Douala et 11,7 % à Yaoundé. Le taux était de 7,5 % pour les femmes et de 5,1 % pour les hommes ; parmi les personnes de 14 à 34 ans, il était de 10,4 %, et parmi celles ayant fait des études supérieures, de 17,6 %, montant à 28,2 % pour les femmes ayant fait des études supérieures. Dans le même temps, 86,6 % des personnes ayant un emploi travaillaient dans l’informel, de sorte que le faible taux global ne rend pas pleinement compte de l’insécurité réelle des revenus. Le service public de l’emploi (Fonds National de l’Emploi (FNE)) est le service public établi pour le placement. Les demandeurs d’emploi s’inscrivent dans une agence du FNE de leur lieu de résidence ou en ligne, puis bénéficient de conseils, d’une évaluation professionnelle, d’un placement et, le cas échéant, d’une formation. Le FNE compte 17 agences dans dix régions ; des bureaux privés de placement peuvent également exercer s’ils sont légalement autorisés. Le dossier d’inscription comprend normalement une copie du diplôme le plus élevé, une copie de la carte nationale d’identité (CNI), un CV et deux photos 4 x 4. Des certificats de travail peuvent également être demandés ou utiles. Les services du FNE sont gratuits, mais aucun délai général de traitement n’a été publié. Le placement peut déboucher sur un entretien d’embauche, une formation courte ou une formation en entreprise. Les formations courtes du FNE durent souvent quelques semaines, tandis que les formations en entreprise peuvent durer environ une semaine à un an selon le programme. Les personnes qui ne trouvent pas d’emploi adapté peuvent également envisager le travail indépendant ou la création d’une microentreprise avec l’aide du FNE. Le bureau des cadres (Bureau Cadres) s’adresse aux candidats qualifiés ayant au moins cinq ans d’expérience professionnelle continue et cible principalement Yaoundé et Douala. Les éléments disponibles n’établissent aucun droit général à l’assurance ou aux allocations chômage. La Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) couvre les prestations familiales, la vieillesse, l’invalidité, le décès, les accidents du travail et les maladies professionnelles, mais pas d’allocation générale de chômage (chômage). Les filets sociaux (Filets sociaux) peuvent apporter des transferts monétaires ou des travaux publics à certains ménages pauvres ou particulièrement vulnérables ; ils ne remplacent pas une allocation générale de chômage et ne sont pas en règle générale liés au fait d’être sans emploi. Le programme d’appui à l’insertion et à la réinsertion socio-professionnelles des personnes vulnérables (PAIRPPEV) soutient l’insertion ou la réinsertion socio-professionnelle des personnes particulièrement vulnérables. L’identification et l’inscription sont gérées par le ministère des Affaires sociales (Ministère des Affaires Sociales (MINAS)) et le FNE. Le programme s’adresse aux personnes de 15 à 60 ans et peut exiger un projet précis de travail indépendant ou de microentreprise. En cas de licenciement pour motif économique, les représentants du personnel sont consultés ; une priorité de réembauche peut également s’appliquer. Le chômage technique désigne en revanche la suspension temporaire du contrat de travail et non une allocation générale de chômage. Pendant cette suspension du contrat, une indemnisation légale peut être due en vertu de l’Arrêté 001/CAB/MTPS/1995 (Arrêté 001/CAB/MTPS/1995). Aucune obligation générale d’inscription comme chômeur ou de versement mensuel de cotisations en vue d’une allocation chômage n’a été établie. Pour une aide pratique, les interlocuteurs concernés sont le FNE, le ministère chargé de l’emploi (MINEFOP), le ministère des Finances (MINFI), la CNPS et, pour les groupes particulièrement vulnérables, le MINAS.
Chômage au Cameroun
Au Cameroun, le chômage désigne la situation d’une personne qui n’a pas l’emploi rémunéré souhaité et doit trouver un revenu, un placement ou une reprise d’activité. Aucun régime général légal d’allocation ou d’assurance chômage n’est documenté. Le Fonds National de l’Emploi (FNE) propose gratuitement l’inscription, le conseil, le placement, la formation et l’accompagnement à la création d’une activité indépendante.
Conseil
Au Cameroun, ne partez pas du principe qu’une allocation chômage sera versée automatiquement. Cherchez d’abord à accéder au placement et aux solutions possibles. L’inscription au FNE est gratuite et constitue la première démarche, avec un dossier complet. Selon votre expérience, votre lieu de résidence et votre situation personnelle, le placement, la formation, le travail indépendant ou un programme destiné aux personnes particulièrement vulnérables peuvent convenir.

