L’éducation de la petite enfance accueille généralement les enfants de 3 à 5 ans dans des programmes publics, communautaires, privés, à domicile ou dans des crèches d’usine. Elle n’est pas obligatoire, mais prépare les enfants à la 1re année. L’admission en 1re année commence généralement à l’âge de six ans, ou lorsque l’enfant a au moins 70 mois au début de l’année scolaire. Les parents ou tuteurs sont responsables de l’inscription des enfants à partir de six ans et de leur accompagnement dans les apprentissages. L’enseignement primaire couvre les années 1 à 6, le premier cycle du secondaire les années 7 à 9 et le second cycle du secondaire les années 10 à 12. Les années 1 à 9 constituent l’enseignement de base. Un enfant passe normalement de l’éducation de la petite enfance à la 1re année, puis de l’école primaire au premier cycle du secondaire. En 2023, 83,7 % des élèves du primaire sont passés dans le premier cycle du secondaire ; le Plan stratégique pour l’éducation 2024–2028 fixe un objectif de 90 %. L’achèvement de la 9e année peut mener au second cycle du secondaire ou à une autre voie fonctionnellement équivalente. La 12e année se termine par un examen national. Selon la loi, les écoles publiques cambodgiennes dispensent gratuitement l’enseignement des années 1 à 9. Cette garantie ne couvre pas de la même manière les années 10 à 12. Les familles peuvent néanmoins devoir payer les uniformes, le matériel scolaire, le transport et les repas. Les frais des écoles privées varient selon l’établissement, et les écoles privées d’enseignement général doivent inclure le programme khmer. Le calendrier scolaire et les dates précises dépendent du ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports et de l’établissement concerné. Le programme fondamental national comprend le khmer, les mathématiques, les sciences, les sciences sociales, les technologies de l’information et de la communication, la santé, la morale et l’éducation civique, l’éducation physique et des matières connexes. Le khmer est la langue officielle et une matière obligatoire dans l’enseignement public. Une mesure d’éducation multilingue soutient l’accès en petite enfance et pendant les trois premières années du primaire dans les provinces de Mondulkiri, Ratanakiri, Kratie, Stung Treng et Preah Vihear. Les langues pnong, kave, kreung, tampuon, prev et jarai peuvent servir de langues de transition avant que le khmer ne devienne la langue principale à partir de la 4e année. En 2022, le programme concernait 19 villes ou districts, 133 écoles maternelles et 2 625 enfants. Les écoles utilisent l’évaluation en classe et formative ainsi que des évaluations nationales, régionales et internationales. La responsabilité de l’examen de 9e année a été transférée aux autorités infranationales, tandis que l’examen de 12e année reste national. Le ministère propose également des ressources gratuites d’apprentissage numérique, des ressources éducatives libres, des manuels et des plans de cours. L’accès à l’éducation varie selon les lieux. Les zones rurales et éloignées connaissent des pénuries d’enseignants, tandis que les zones urbaines peuvent avoir un excédent d’enseignants. Le recours à des enseignants contractuels, aux doubles vacations et aux classes à plusieurs niveaux affecte l’organisation des cours. La référence 2023 estimait à environ 279 heures les heures d’enseignement manquées au primaire, soit près de 30 % des 850 à 1 000 heures prévues. La pauvreté, la distance, le faible nombre d’établissements et la perte de revenus potentiels peuvent contribuer au décrochage, en particulier lors du passage en 7e année. La référence 2023 indiquait que 70,4 % des entrants en 1re année avaient bénéficié d’une expérience d’éducation de la petite enfance, que l’achèvement du primaire était de 92,0 %, que le décrochage au primaire était de 7,5 % et le redoublement de 5,9 %. Le taux brut de scolarisation dans le premier cycle du secondaire était de 64,8 %, le taux d’achèvement de 59,7 % et le taux de décrochage de 18,2 % ; le taux brut de scolarisation dans le second cycle du secondaire était de 44,2 %. Ces chiffres décrivent la référence 2023 et ne doivent pas être considérés comme des mesures actuelles. La loi cambodgienne reconnaît aux apprenants handicapés des droits égaux à l’éducation. Un apprenant peut fréquenter une école ordinaire si un soutien suffisant est disponible, y recevoir un enseignement complémentaire, ou suivre une classe spéciale ou une école communautaire distincte selon ses besoins. Le ministère dispose d’un Département de l’éducation spécialisée, d’un Institut national de l’éducation spécialisée et de six lycées d’éducation spécialisée. Un modèle intégré peut associer une demi-journée dans une école publique et une demi-journée dans une école spécialisée. Les mesures de soutien comprennent des bourses d’études primaires pour les élèves défavorisés, des repas scolaires et des programmes d’alimentation scolaire locale, des installations d’eau et d’assainissement, des toilettes, le lavage des mains, des mesures d’hygiène, des salles de santé, des mesures de sécurité alimentaire et deux heures d’éducation à la santé par semaine. La référence 2023 dénombrait 148 362 bénéficiaires de bourses primaires et des repas scolaires dans 427 écoles primaires ; les objectifs pour 2028 sont de 148 957 boursiers, de repas dans 1 114 écoles primaires et de repas dans 200 structures de petite enfance. Les parents, tuteurs, comités de gestion scolaire et comités de gestion communautaire peuvent participer à la gestion des établissements. Ceux-ci peuvent utiliser des fonds volontaires dans un cadre transparent et responsable. Les apprenants ont droit à la dignité, à l’absence de châtiments physiques ou mentaux, à l’expression académique et à la participation à des clubs. Ils doivent respecter le règlement scolaire et autrui et s’efforcer sérieusement d’apprendre. Une plainte ou une protestation peut être adressée à l’autorité éducative compétente ou à un tribunal.
L’école au Cambodge
Au Cambodge, l’enseignement scolaire va de la petite enfance à la 12e année. L’école primaire couvre les années 1 à 6, le premier cycle du secondaire les années 7 à 9 et le second cycle les années 10 à 12 ; les années 1 à 9 constituent l’enseignement de base. Selon la loi cambodgienne, l’enseignement public est gratuit jusqu’à la 9e année, même si les familles peuvent payer les uniformes, le matériel, le transport ou les repas. Le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports définit les programmes, normes et examens, tandis que les autorités provinciales ou municipales, de district ou de Khan, et les établissements gèrent l’enseignement à des niveaux inférieurs.
Conseil
Au Cambodge, planifiez la scolarité en fonction de la prochaine transition de l’enfant, du coût total pour le ménage et de la possibilité d’une fréquentation régulière. L’enseignement public jusqu’à la 9e année peut réduire les frais de scolarité, mais les uniformes, le matériel, le transport et les repas restent à budgéter. Vérifiez l’accès linguistique, le soutien pédagogique et les conditions réelles des écoles avant de choisir parmi les options disponibles.

