L’emploi au Botswana comprend la recherche d’un travail, la négociation de conditions écrites, le versement d’une rémunération, le respect des obligations professionnelles et la fin ou le changement de la relation d’emploi. Le Ministry of Labour and Home Affairs s’occupe des services de l’emploi, de l’administration du travail, de la sécurité au travail et des permis de travail par l’intermédiaire d’organismes tels que le Department of Employment Services, le Department of Labour and Social Security et le Department of Occupational Health and Safety. Statistics Botswana fournit les données officielles sur le marché du travail, tandis que le Botswana Unified Revenue Service administre les retenues d’impôt sur le revenu PAYE. La Botswana Multi-Topic Household Survey 2024/25 préliminaire porte sur des données recueillies de novembre 2024 à novembre 2025. Parmi les personnes âgées de 15 ans et plus, 1 018 099 faisaient partie de la population active et 804 663 avaient un emploi. Le taux d’activité était de 65 %, le ratio emploi-population de 51,4 % et le taux de chômage de 21 % ; le taux de chômage élargi était de 27,3 %. Chez les 15 à 35 ans, le chômage était de 28,9 %, soit 30,7 % pour les femmes et 27,2 % pour les hommes. Le taux de jeunes NEET, c’est-à-dire sans emploi, sans études ni formation, était de 37,1 %. La croissance de l’emploi n’a pas suivi celle de la population active, ce qui rend l’accès au travail particulièrement difficile pour les jeunes en recherche d’emploi. L’emploi formel représentait 384 515 postes, soit 51,0 % de l’emploi total dans le Quarterly Multi-Topic Survey du premier trimestre 2024. Les citoyens occupaient 368 023 de ces postes, contre 16 493 pour les non-citoyens. Dans ce jeu de données, l’administration publique, l’éducation ainsi que le commerce de gros et de détail et les activités liées aux véhicules à moteur étaient les principaux secteurs formels. Les professions de services et de vente, les techniciens et les professions élémentaires étaient les groupes professionnels formels les plus importants. La rémunération mensuelle moyenne en espèces dans l’emploi formel était de 8 149 P au total, de 8 781 P pour les citoyens, de 17 180 P pour les non-citoyens, de 9 893 P pour les hommes et de 8 450 P pour les femmes. Ces moyennes ne déterminent pas le salaire d’une personne donnée. L’emploi dans le secteur informel était estimé à 173 583 personnes. Il comprenait les entreprises indépendantes des ménages, le travail informel dans le secteur privé et les emplois rémunérés à la tâche. La rémunération moyenne en espèces des salariés informels était de 2 526 P. Le travail indépendant et le travail à la tâche n’ont pas automatiquement la même qualification juridique qu’un emploi salarié ; l’existence d’un travail ne suffit donc pas à établir les droits d’un salarié au titre d’un contrat de travail. Le Labour Market Observatory propose aux citoyens en recherche d’emploi l’inscription, la mise en relation avec les offres, des conseils et des services liés aux stages, par l’intermédiaire d’un District Labour Office. Aucun frais d’inscription n’est indiqué et l’inscription ne garantit pas un poste ; la mise en relation dépend de l’existence d’une offre adaptée. La Unemployed Graduate Database, administrée par la Directorate of Public Service Management, s’adresse aux citoyens sans emploi titulaires d’un diplôme ou d’une licence et sans expérience professionnelle. L’inscription se fait en ligne et est immédiate, mais l’accès à un poste dépend des offres disponibles et ne garantit pas un emploi public ouvrant droit à pension. Le National Internship Programme propose aux diplômés citoyens sans emploi de moins de 35 ans des stages pouvant durer jusqu’à deux ans. Le Department of Employment Services sélectionne les candidats selon les postes disponibles, les qualifications et le lieu. Selon le cas, les documents comprennent un Omang, des qualifications certifiées, un CV, un relevé de notes et une attestation de fin d’études. Le traitement est annoncé à 30 jours ouvrables, sous réserve de la disponibilité d’une place. Une allocation mensuelle peut être versée, mais les informations actuelles sur le service n’en indiquent pas le montant ; le stage n’est pas un emploi et ne garantit pas une embauche ultérieure. Tirelo Sechaba offre une voie d’acquisition d’expérience et de compétences aux citoyens sans emploi, sortis du système scolaire, âgés de 20 à 30 ans et sans qualification de l’enseignement supérieur. Le programme est traité par le Ministry of Youth and Gender Affairs, généralement dans un délai de 30 jours ouvrables sous réserve de disponibilité. Les informations gouvernementales actuelles donnent des durées contradictoires ; vérifiez donc la durée avant de vous y fier. Les recruteurs privés doivent avoir une Recruiter’s Licence ou un Recruiter’s Permit réglementé par le Department of Labour and Social Security. Les frais de permis de type A et de type B sont respectivement de 5 BWP et 20 BWP. Les informations disponibles ne permettent pas d’établir les frais qu’un candidat peut légalement se voir facturer ; vérifiez donc la licence du recruteur avant de payer une somme quelconque. Les non-citoyens ont généralement besoin d’un permis de travail pour exercer un emploi rémunéré, sauf si une attestation d’exemption s’applique. Les demandes sont déposées auprès du Labour Office le plus proche et exigent souvent une annonce d’emploi récente, un contrat de travail, une demande de travail signée, une offre ou lettre de nomination, un CV, des qualifications certifiées, un passeport et deux photos d’identité ; une autorisation professionnelle peut aussi être requise. Le délai de traitement indiqué est de 14 jours ouvrables et les frais s’élèvent à 1 500 BWP. Les renouvellements devraient être entamés au moins six mois avant l’expiration. Un visa de travail exige un permis de travail et une autorisation de résidence valides et prend normalement de 7 à 14 jours ouvrables. Les titulaires d’un permis de résidence permanente, les personnes occupant des postes exemptés et certains investisseurs peuvent demander une attestation d’exemption, dont le délai indiqué est de sept jours ouvrables et les frais de 1 500 BWP. L’autorisation de travailler est donc une condition distincte d’accès à l’emploi et n’est pas automatique. Les certificats rédigés dans une langue étrangère doivent être traduits en anglais et confirmés par la Botswana Qualifications Authority. Les professions réglementées peuvent également nécessiter une autorisation de l’organisme professionnel compétent ; les exemples comprennent la médecine, l’enseignement, la comptabilité, le football, le pilotage et l’ingénierie. L’organisme compétent dépend de la profession. Le gouvernement a indiqué que l’Employment and Labour Relations Act, 2025, est entré en vigueur le 1er septembre 2026. Cette loi regroupe des règles antérieures sur l’emploi, les syndicats et les litiges, mais les règlements d’application et les pratiques opérationnelles restent susceptibles d’évoluer durant la transition. Les conditions écrites d’emploi sont davantage mises en avant, y compris pour le travail domestique, la construction et les exploitations agricoles. Les contrats à durée déterminée sont limités à 12 mois, sauf justification objective, et les conditions à temps partiel ou à durée déterminée ne devraient pas être moins favorables que celles d’un emploi permanent comparable. Selon la présentation gouvernementale, un travail occasionnel dépassant en moyenne 22,5 heures par semaine sur 12 mois est traité comme un emploi à durée indéterminée. Les employeurs déduisent et versent généralement le PAYE lorsque le revenu d’emploi dépasse 2 500 P par mois. Le PAYE couvre le salaire, les rémunérations, les primes, les indemnités, les commissions, les montants de pension, les sommes forfaitaires et les avantages en nature. L’employeur dépose la déclaration annuelle PAYE dans les 31 jours suivant la fin de l’année fiscale, et le salarié devrait conserver le certificat fiscal ITW8. Le salaire net est inférieur au salaire brut lorsque des impôts et d’autres retenues légales s’appliquent. Les salaires minimums dépendent du secteur et de la profession concernés. Les discussions gouvernementales ont évoqué une hausse de 1 500 P vers 4 000 P, tandis que le salaire le plus bas dans la fonction publique était donné à 4 000 P en 2026. En juillet 2026, un minimum de 4 000 P pour l’ensemble du secteur privé n’était pas encore une règle générale immédiatement applicable ; il faut donc consulter l’ordonnance salariale et les instruments d’emploi applicables au poste concerné. Parmi les changements attribués à la loi de 2025 figurent 14 semaines de congé de maternité à 70 % du salaire, cinq jours ouvrables de congé de paternité, dix jours ouvrables de congé d’adoption et 20 jours ouvrables liés à une hospitalisation. Les protections couvrent la discrimination liée à la grossesse, à l’état de santé, au handicap et à l’orientation sexuelle ; le harcèlement sexuel est interdit. Des règles encadrent également les horaires normaux, les repos, les heures supplémentaires et le travail d’urgence. Pour le travail de nuit entre 18 h et 6 h, la présentation gouvernementale exige le transport entre le lieu de travail et le domicile au titre de l’article 217(2)(b) ; les modalités de mise en œuvre devraient être vérifiées pendant la transition vers la nouvelle loi. Les salariés peuvent demander une inspection du travail ordinaire ou inopinée auprès du District Labour Office le plus proche, sans présenter de documents ni payer de frais. Le délai indicatif est de deux semaines pour une inspection ordinaire et de 14 jours pour une inspection inopinée, selon la gravité du problème. Les litiges du travail peuvent relever du Labour Office, de la Mediation and Arbitration Commission ou de l’Industrial Court, selon la question. Un accident du travail ou une maladie professionnelle devrait être signalé immédiatement à l’employeur ou dans les 10 jours. L’employeur devrait le déclarer au département dans les 17 jours, et le salarié devrait déposer une demande d’indemnisation auprès du Labour Office le plus proche dans les 12 mois, avec l’évaluation médicale et les formulaires requis. Un emploi peut prendre fin à l’expiration du contrat, par démission, licenciement, réduction des effectifs ou départ à la retraite. Le salaire final, l’indemnité de départ, les recours en cas de litige, la réembauche et les effets de l’expiration du permis dépendent du contrat, de la loi applicable et de la situation individuelle. Les salariés devraient conserver leur contrat écrit, leurs fiches de paie, leur certificat fiscal, leurs relevés de congés et de présence ainsi que leurs documents de permis. Ils devraient aussi vérifier que la rémunération convenue est versée, que les retenues sont légales, que les consignes de travail sont licites et que les obligations de sécurité sont respectées.
Emploi au Botswana
Un emploi rémunéré au Botswana consiste à travailler pour un employeur contre un salaire ou une rémunération. L’accès dépend de la citoyenneté, des qualifications, du type d’emploi et du caractère formel ou informel du travail. Les données préliminaires du travail pour 2024/25 au Botswana font état de 804 663 personnes en emploi et d’un taux de chômage de 21 % ; le chômage des jeunes était de 28,9 %.
Conseil
Considérez une offre d’emploi au Botswana comme un ensemble comprenant l’autorisation légale de travailler, des conditions écrites, une rémunération réelle et la protection au travail, et pas seulement comme un montant de salaire. Un emploi salarié formel est généralement plus facile à vérifier et à protéger qu’un travail informel ou à la tâche ; les stages et les bases de données publiques pour l’emploi ouvrent des voies d’accès au travail sans garantir un emploi. Avant de commencer, vérifiez la citoyenneté, les qualifications, les permis, les retenues, les règles salariales en vigueur et les obligations déclaratives de l’employeur.

