Le Belize ne possède pas un système de traditions unique à l’échelle nationale. Le patrimoine culturel vivant se crée principalement au sein des communautés et se transmet par les familles, les anciens qui transmettent leurs connaissances, les groupes de jeunes, les écoles et les événements communautaires. Le National Institute of Culture and History (NICH), son Institute of Creative Arts, le Museum of Belize, les Houses of Culture, le National Garifuna Council, le National Kriol Council, le East Indian Council et des organisations mayas soutiennent la documentation, l’éducation et les événements selon des responsabilités différentes. Le calendrier annuel comprend le Garifuna Settlement Day, le 19 novembre ; Christmas Bram et Sambai, les 25 et 26 décembre ; Maya Day, en mars à Blue Creek et à Toledo ; Las Posadas, à partir du 14 décembre dans de nombreuses communautés métisses ; le Yellow Ginger Festival dans la région de Punta Gorda ; et le Battle of the Drums en novembre. Le Garifuna Settlement Day réunit une reconstitution de l’arrivée (Yurumein), une messe d’action de grâce garifuna, un défilé, des percussions, des chants et des danses ; c’est un jour férié. Pendant Christmas Bram, des groupes passent de maison en maison du nord au sud le 25 décembre, puis du sud au nord le 26 décembre. Selon le lieu, l’événement comprend des chants alternés, des tambours gumbay et sambai, l’hospitalité et des danses autour d’un feu la nuit. Les dates, l’ampleur et l’accès du public dépendent de l’organisateur et de la communauté. La culture garifuna comprend la langue, la musique, la danse et les récits oraux (úraga). Le punta, la paranda, le punta rock, l’uremu, le jankunu et le charikanari comptent parmi les formes reconnues ; les communautés kriol pratiquent couramment la musique au tambour kriol (brukdong). Les communautés mayas et métisses perpétuent notamment la musique de marimba, la danse maya du cerf et une danse avec une grande marionnette (La Chatona). La danse maya du cerf comprend des prières, des veillées, du copal et des figures animales symboliques ; elle a donc un caractère religieux. La musique et la danse peuvent également intervenir lors de mariages, de funérailles, de veillées et d’autres étapes de la vie. Il n’existe pas de procédure nationale unique pour les naissances et les mariages. Il n’existe pas de tenue vestimentaire nationale uniforme. La danse maya du cerf utilise des costumes élaborés, des masques, des miroirs et des volants ; Bram et Sambai comprennent des tenues cérémonielles influencées par l’Afrique de l’Ouest. L’artisanat traditionnel comprend la fabrication de tambours garifuna, le tissage titai à Cayo et Corozal, la poterie en spirale maya yucatèque, la vannerie jippi-jappa et des sculptures sur bois ou sur noix de coco. L’expression régionale est déterminante : Dangriga et Hopkins sont fortement associées aux traditions garifuna ; Toledo aux communautés q’eqchi’, mopan, garifuna, indo-caribéennes et kriol ; Gales Point au patrimoine de la côte centrale et kriol ; Cayo à Benque Viejo del Carmen, à La Chatona et au marimba ; et Corozal et Orange Walk aux traditions métisses et mayas yucatèques. Belize City associe le patrimoine kriol urbain aux événements nationaux. Les festivals et spectacles publics sont généralement ouverts au public. L’accès aux pratiques sacrées, aux coutumes familiales et aux éléments réservés à la communauté n’est pas accordé automatiquement. Avant de participer, de photographier, de filmer ou d’enregistrer du son, il faut demander à l’avance le consentement de la communauté concernée. Les frais dépendent de l’organisateur ou de l’offre ; aucun tarif uniforme n’est documenté à l’échelle nationale. Le NICH et le Belize Cultural Fund soutiennent des projets sur demande, sans droit automatique à une aide. Les traditions du Belize évoluent sous l’effet du passage du garifuna à l’anglais ou à l’espagnol, des migrations, de la discrimination, de l’urbanisation, de la mondialisation, du manque de ressources et des risques de catastrophe. Elles ne sont donc pas considérées comme un folklore immuable. Le NICH et ses partenaires soutiennent notamment un inventaire national du patrimoine culturel vivant, des écoles communautaires, la Marimba Academy, les ateliers Brukdong de l’Institute of Creative Arts et les programmes de la Guilisi Primary School. Toute personne qui mène des recherches auprès de personnes ou de communautés doit faire examiner et approuver son projet par l’institut de recherche (ISCR-NICH). La demande doit être soumise au moins deux mois avant l’examen ; les documents requis comprennent notamment une lettre de présentation, un formulaire, un plan de recherche, un budget, des documents de consentement et des justificatifs de financement et de composition de l’équipe. Les frais d’autorisation sont de 400 BZ$ et peuvent être de 200 BZ$ pour une personne bélizienne qui effectue des recherches pour la première fois.
Traditions au Belize
Les traditions du Belize constituent un patrimoine culturel vivant transmis au sein des communautés et exprimé par les festivals, la musique, la danse, les récits, l’artisanat et les rituels familiaux. Les formes varient considérablement entre les communautés garifuna, mayas, kriol, métisses et indo-caribéennes, ainsi que d’une région à l’autre. Les festivals publics sont généralement accessibles, mais les pratiques sacrées, familiales ou internes à une communauté nécessitent son consentement.
Conseil
Choisissez un événement public au Belize adapté à la communauté et à la région, puis confirmez à l’avance la date, les modalités d’accès et les éventuels frais. Ne considérez pas les pratiques sacrées, familiales ou internes à la communauté comme des activités librement accessibles ; obtenez le consentement de la communauté concernée avant de participer, de photographier, de filmer ou d’enregistrer du son. Les recherches nécessitent une préparation et une approbation supplémentaires de l’ISCR-NICH.

