Le portail d’emploi en ligne (Online Skills Portal) du service du travail et de l’emploi public (Department of Labour/Public Employment Services) s’adresse aux citoyens bahaméens et aux personnes en âge de travailler qui ont légalement accès au marché du travail. L’inscription nécessite une pièce d’identité bahaméenne valide, une adresse électronique et un numéro de téléphone. Après avoir créé un profil avec un CV, les utilisateurs peuvent rechercher des emplois et postuler ; le placement n’est pas garanti. Les candidatures directes auprès des entreprises sont également courantes. Le portail répertorie notamment des postes en comptabilité, gestion de projet, soins infirmiers, technologies de l’information, sauvetage, soudage naval, génie mécanique, génie électrique, gestion de cuisine, électricité, menuiserie qualifiée et métiers artisanaux. Ces annonces indiquent la demande sur le portail, mais ne représentent pas des taux nationaux de pénurie. Un contrat de travail aux Bahamas peut être conclu oralement, implicitement ou par écrit. Avant le début du travail, il convient de clarifier par écrit le poste, le salaire de base, le calendrier de paiement, les horaires, les heures supplémentaires, les congés, la durée du contrat, le préavis, les retenues, le statut auprès du National Insurance Board et, le cas échéant, le permis de travail. Un contrat ou une convention collective peut prévoir des conditions plus favorables. Depuis le 1er janvier 2023, le salaire minimum légal est de 6,50 B$ l’heure ou 260 B$ par semaine ; il faut consulter l’ordonnance sur les salaires minimums en vigueur (Minimum Wages Order) pour connaître son champ d’application et ses exceptions. Le temps de travail régulier est limité à huit heures par jour et 40 heures par semaine. Pour les activités irrégulières, une moyenne peut être calculée sur une période maximale de quatre semaines. Certaines activités industrielles, de construction, de production, de manutention, de services essentiels et de police peuvent comporter jusqu’à douze heures par jour ; les règles habituelles de durée du travail ne s’appliquent pas de la même manière aux postes de direction ou de supervision. Les salariés ont droit à au moins 48 heures de repos sur sept jours, dont au moins 24 heures consécutives. Les heures supplémentaires sont généralement rémunérées au moins à 1,5 fois le salaire normal ; le travail les jours fériés ou jours de repos est généralement payé au double. Des règles particulières de calcul du salaire normal s’appliquent aux emplois avec pourboires dans le tourisme et l’hôtellerie. Après au moins six mois d’emploi, les salariés ont droit à une semaine de congé maladie payé par année. Une absence d’un jour n’est généralement pas rémunérée, sauf présentation d’un certificat médical ; un certificat peut être exigé à partir du deuxième jour de maladie ou pour obtenir un paiement dès le premier jour. Les congés maladie ne sont pas cumulables. Après chaque période de douze mois d’emploi, les salariés ont droit à au moins deux semaines de congé. L’indemnité de congé correspond à une, deux ou trois semaines de salaire de base selon l’ancienneté ; après au moins sept années d’emploi, elle est de trois semaines. Un jour férié tombant pendant le congé prolonge celui-ci d’un jour. À la fin de l’emploi, les congés acquis ou calculés au prorata peuvent être payables après au moins 90 jours d’emploi continu. Le congé de maternité est d’au moins douze semaines, dont au moins une avant et huit après l’accouchement. Le versement d’un salaire pendant ce congé exige notamment au moins douze mois d’emploi auprès de l’employeur, une contribution de l’employeur d’au moins 33,33 % jusqu’au plafond du National Insurance Board et une prestation de maternité supplémentaire si les conditions de cotisation sont remplies. Après au moins six mois d’emploi, jusqu’à une semaine de congé familial non rémunéré par an peut également être accordée à l’occasion de la naissance, de la maladie ou du décès d’un enfant, du conjoint ou d’un parent. Le régime d’assurance sociale (National Insurance Board) couvre généralement tous les salariés, y compris à temps partiel, à l’essai, à durée déterminée et permanents. L’inscription se fait avant ou peu après le début du travail ; le numéro NIB reste le même en cas de changement d’employeur, d’île ou de nom. Depuis le 1er juillet 2024, la cotisation salariale est de 4,65 % et celle de l’employeur de 6,65 %, jusqu’au plafond de salaire assurable de 810 B$ par semaine. L’employeur verse les cotisations au plus tard le 15 du mois suivant. Les cotisations qui n’ont pas été déduites à temps ne peuvent pas être récupérées ensuite auprès du salarié ; les arriérés restent à la charge de l’employeur. Le NIB verse notamment des prestations de maladie, maternité, accident du travail, invalidité et retraite. Lorsqu’un salarié démissionne, le préavis habituel est de deux semaines après un à moins de deux ans d’emploi et de quatre semaines à partir de deux ans. L’employeur donne généralement une semaine de préavis après six à moins de douze mois et deux semaines à partir de douze mois ; un préavis d’un mois peut s’appliquer aux superviseurs et cadres. Une indemnité compensatrice de préavis est possible. Un licenciement immédiat exige une violation fondamentale du contrat ou une faute grave, et les salaires déjà acquis restent dus. En cas de licenciement abusif, le Department of Labour et l’Industrial Tribunal peuvent être compétents ; les solutions possibles comprennent une indemnisation, une réintégration ou un nouvel emploi. Des règles spéciales régissent les licenciements économiques, notamment la consultation, le préavis, la sélection et la recherche éventuelle d’un autre emploi. Les étapes de participation et de notification diffèrent selon qu’il y a moins de 20 salariés concernés ou au moins 20. Les exceptions liées aux activités saisonnières et à l’hôtellerie peuvent compter en cas de mise à pied ou de réduction du temps de travail. Le paiement applicable dépend notamment du statut, de l’ancienneté et de la classification ; il doit être évalué à l’aide de la loi en vigueur, du contrat, de toute convention collective et des conseils du Department of Labour. Les travailleurs non bahaméens ont généralement besoin d’un permis de travail délivré par le Department of Immigration. Les permis de courte durée sont valables jusqu’à 90 jours et les permis de longue durée couvrent des périodes plus longues. Pour un permis de longue durée, un certificat de travail (Labour Certificate) du Department of Labour et un avis de poste vacant (Notice of Vacancy) font partie des démarches préalables à la demande auprès de l’Immigration Department. Les pièces habituelles comprennent une demande de l’employeur, un passeport valable encore au moins six mois et deux photos d’identité ; selon la demande, un extrait de casier judiciaire datant de cinq ans au plus, un certificat médical datant de 30 jours au plus, des références de l’employeur, des justificatifs de qualifications et des preuves de publication de l’annonce et d’entretien peuvent également être exigés. Un permis de résidence seul n’autorise pas à travailler ; le travail ne peut commencer qu’après la délivrance d’un permis valide. Les sources examinées n’indiquaient pas de manière fiable les frais ou des délais de traitement fixes. L’enquête sur la population active du Bahamas National Statistical Institute a recensé 233 575 personnes actives au deuxième trimestre 2024, dont 213 210 personnes en emploi et 20 365 au chômage. Le taux d’activité était de 73,4 % et le taux de chômage de 8,7 %. New Providence comptait 160 185 personnes en emploi et un taux de chômage de 8,6 % ; Grand Bahama comptait 24 520 personnes en emploi et un taux de chômage de 9,8 %. Cette série d’enquêtes a commencé sous cette forme en 2023 et n’est pas directement comparable aux séries plus anciennes. New Providence est plus importante pour les recherches d’emploi en volume ; les sources examinées ne fournissent pas de taux d’emploi fiables et uniformes pour les autres îles. La loi sur l’apprentissage (Apprenticeship Act) est en vigueur depuis le 6 août 2024 et établit une formation structurée, rémunérée ou autrement indemnisée, sur le lieu de travail et en dehors de celui-ci. Le National Apprentice Board, la National Apprenticeship Unit, les Sector Skill Councils et des organismes publics ou privés peuvent y participer. Le Bahamas Technical and Vocational Institute propose notamment des stages, des apprentissages et des certificats professionnels. L’accès, la durée et la rémunération dépendent du métier et du programme. Les pages examinées n’indiquent pas de frais pour les dépôts auprès du NIB ou l’Online Skills Portal ; le dépôt d’un litige lié à l’emploi auprès du Department of Labour est décrit comme gratuit.
Emploi aux Bahamas
Aux Bahamas, l’emploi rémunéré peut être permanent, à durée déterminée, à temps partiel, temporaire ou assorti d’une période d’essai, dans le secteur public ou privé. La recherche d’emploi peut se faire sur l’Online Skills Portal ou directement auprès des entreprises. Les travailleurs non bahaméens sont également soumis aux règles relatives aux permis de travail. Les salaires, le temps de travail, les congés, l’assurance nationale et la fin de l’emploi sont régis par les normes minimales légales, le contrat et, le cas échéant, une convention collective.
Conseil
Considérez la recherche d’emploi aux Bahamas comme une vérification de l’accès au marché, des conditions contractuelles et de la couverture réelle. Un permis de travail valide, des conditions de salaire et d’horaires clairement documentées et une inscription correcte auprès du NIB sont essentiels. Ne commencez pas à travailler sur la seule base d’un permis de résidence ou d’une promesse orale.

