L’article 6 de la Constitution du Zimbabwe de 2013 reconnaît comme langues officielles le chewa, le chibarwe, l’anglais, le kalanga, le koisan, le nambya, le ndau, le ndebele, le shangani, le shona, la langue des signes, le sotho, le tonga, le tswana, le venda et le xhosa. Il permet également au Parlement, par une loi, de prévoir d’autres langues officielles ou langues faisant foi. Le Zimbabwe n’a donc pas de modèle constitutionnel reposant sur une langue nationale unique. Le recensement de la population et des logements de 2022 a enregistré le shona comme langue maternelle de 80,9 % de la population et le ndebele comme langue maternelle de 11,5 %. Les mêmes catégories ont enregistré le ndau à 2,7 %, le tonga à 1,7 %, le shangani à 0,8 %, le venda à 0,5 %, le kalanga à 0,4 %, l’anglais, le nambya, le sotho et le chewa à 0,3 % chacun, les autres langues à 0,2 %, le xhosa à 0,1 %, le tswana et le chibarwe à 0,02 % chacun, la langue des signes à 0,01 % et le koisan à 0,002 %. Dans ce recensement, « langue maternelle » désigne la langue parlée à la maison dans la petite enfance ; ces chiffres ne mesurent ni la maîtrise actuelle ni toutes les langues utilisées dans la vie quotidienne. Les répartitions régionales restent importantes : le ndebele est particulièrement associé à Bulawayo et au Matabeleland, le ndau au Manicaland, le tonga et le nambya au Matabeleland-Nord, le shangani au Masvingo, et le venda et le kalanga au Matabeleland-Sud. Les recherches disponibles n’établissent pas de chiffre national complet pour l’usage des langues secondes. L’État et les institutions publiques à tous les niveaux devraient assurer un traitement équitable des 16 langues, tenir compte des préférences linguistiques dans les mesures et communications gouvernementales, et promouvoir l’usage et le développement de toutes les langues, y compris la langue des signes. La Constitution prévoit la traduction et la diffusion dans les 16 langues. Le ministère de la Justice, des Affaires juridiques et parlementaires coordonne la traduction de la Constitution. Les directives gouvernementales sur les sites web recommandent des versions multilingues, mais la pratique reste principalement en anglais, avec moins de documents en shona, en ndebele et dans d’autres langues. La reconnaissance constitutionnelle ne confère pas à chacun le droit de recevoir tout service de toute autorité dans la langue de son choix, et aucun délai ni tarif national de traduction ne s’applique. Les services linguistiques directs ainsi que les coûts et délais de traduction dépendent de l’institution. L’usage des langues varie aussi selon les médias, l’éducation, la culture et la participation. La loi sur les services de radiodiffusion exige qu’au moins 10 % du contenu des programmes soit dans des langues autochtones nationales, à l’exclusion du shona et du ndebele. Les services télévisuels sont censés faciliter la compréhension des personnes malentendantes. La radiodiffusion publique devrait refléter les langues couramment utilisées et la diversité culturelle ; les diffuseurs commerciaux utilisent les langues communes dans leurs zones autorisées, tandis que les diffuseurs communautaires répondent aux besoins linguistiques locaux. La Broadcasting Authority of Zimbabwe réglemente et autorise les diffuseurs. Depuis 2000, l’African Languages Research Institute de l’Université du Zimbabwe mène des recherches, documente et développe les langues autochtones au moyen de dictionnaires, de corpus, de travaux terminologiques et de traduction. Ses activités ont fortement porté sur le shona et le ndebele ; ses travaux sur les corpus couvrent aussi le tonga, le nambya, le shangani et le kalanga. Les éléments examinés n’établissent pas l’existence d’une académie nationale des langues ou d’un conseil linguistique distinct ; le développement linguistique reste donc mené par le milieu universitaire et fragmenté entre les institutions. Le programme des examens de niveau O de la ZIMSEC pour 2025 proposait le shona, le kalanga, le nambya, le ndebele, le tshivenda, le xichangana et le tonga. Une option d’examen confirme une disponibilité formelle, pas un usage administratif ou quotidien généralisé. Le Parlement établit le cadre linguistique et un programme de réforme documenté a permis de traduire 14 publications parlementaires clés ; les auditions et forums de jeunes favorisent la participation, même si leur couverture nationale actuelle n’est pas claire.
Les langues au Zimbabwe
La Constitution du Zimbabwe reconnaît 16 langues officielles, dont l’anglais, le shona, le ndebele, d’autres langues autochtones et la langue des signes. L’anglais, le shona et le ndebele sont les plus largement utiles à l’échelle nationale, tandis que les langues régionales influencent l’accès local, la culture et la participation. Le cadre juridique soutient l’égalité de traitement et le développement des 16 langues, mais les services et les traductions sont mis en œuvre de manière inégale.
Conseil
Choisissez la langue en fonction de chaque objectif public, régional ou culturel, au lieu de considérer qu’une seule langue suffit dans toutes les situations au Zimbabwe. L’anglais, le shona et le ndebele constituent les premiers choix pour une large portée nationale, tandis qu’une langue régionale ou la langue des signes peut déterminer si l’accès local est réellement possible. Avant de transmettre un document ou d’organiser une participation, vérifiez les langues acceptées par l’institution, la langue faisant foi, l’aide à la traduction, son coût et ses délais.

