Le Département de la protection civile (DCP), au sein du ministère des Collectivités locales et des Travaux publics, dirige la coordination nationale. Le Comité national de coordination de la protection civile réunit les services de santé, la police, la défense, les services pénitentiaires, l’aviation civile, les services d’incendie des autorités locales et la Croix-Rouge du Zimbabwe. Les comités provinciaux sont coordonnés par le coordonnateur du développement provincial, tandis que les comités de protection civile de district sont coordonnés par le coordonnateur du développement de district. Les responsables locaux de la protection civile organisent les services, les ordres et les ressources avec les autorités locales. Le cadre légal de la protection civile au Zimbabwe couvre les catastrophes naturelles, les accidents majeurs, la destruction ou la pénurie de fournitures essentielles, la perturbation des services essentiels, l’afflux de réfugiés et les épidémies menaçant les communautés. Les principaux risques sont les inondations et crues soudaines, la sécheresse et les périodes sèches, les orages violents, la foudre, les vents forts, les cyclones tropicaux, les glissements de terrain, les chutes de pierres et les incidents liés aux rivières ou aux barrages. L’Autorité nationale des ressources en eau du Zimbabwe (ZINWA) soutient la gestion des ressources en eau et des risques hydrologiques. La Police républicaine du Zimbabwe contribue à la gestion des catastrophes majeures, l’Armée nationale du Zimbabwe aux opérations de recherche et de sauvetage, et la Croix-Rouge du Zimbabwe à la préparation communautaire et aux mesures anticipatives. Le Département des services météorologiques fournit des prévisions, des alertes de phénomènes météorologiques violents, des rapports climatiques et sur les précipitations saisonnières, des bulletins sur les précipitations et l’agriculture, des bulletins de sismologie et d’autres produits de suivi. Ses canaux publics comprennent weatherzw.org.zw, les prévisions quotidiennes et hebdomadaires, Alerts/CAP, les prévisions saisonnières diffusées par l’intermédiaire du NACOF et les abonnements par courriel. L’interface du portail est disponible en anglais, en shona et en français. La dernière vérification fournie de la page des alertes n’indiquait aucune alerte active, mais il faut consulter l’état en direct avant d’agir. Le Plan d’action national 2026 « Early Warnings for All » du Zimbabwe relie les connaissances sur les risques de catastrophe, le suivi et les prévisions, la communication des alertes, la préparation et l’intervention. La prévision fondée sur l’action associe les prévisions à des actions prédéfinies, à des seuils et aux institutions responsables, en mettant l’accent sur les communications dans les langues locales, l’accessibilité et la transmission jusqu’aux communautés les plus éloignées. Les ménages, les écoles et les entreprises devraient maintenir des plans de continuité ainsi que des réserves d’eau, de nourriture et d’articles essentiels. Lorsque les autorités donnent des consignes, il peut être nécessaire de déplacer les personnes et le bétail vers un terrain plus sûr. Ne traversez pas les rivières en crue. En cas d’orage électrique, mettez-vous à l’abri dans un bâtiment sûr et évitez les espaces ouverts, les robinets, les douches et les machines. En cas de danger immédiat, contactez les services d’urgence et indiquez l’emplacement exact, le risque, le nombre de victimes et les difficultés d’accès. Les numéros publiés varient selon le réseau et le service : la Police républicaine du Zimbabwe indique le 911 pour la police, le 101 pour les pompiers et le 108 pour les urgences médicales ; le plan de numérotation de la POTRAZ indique le 112 sur Econet et Telecel, le 114 pour la police sur NetOne, le 119 sur Telecel et les numéros 993 pour les pompiers, 994 pour l’ambulance, 995 pour la police et 999 pour les urgences générales sur les réseaux fixes. Prévenez, au besoin, l’autorité locale, le coordonnateur du développement de district, le responsable local de la protection civile, le coordonnateur du développement provincial ou le DCP. Les coordonnées du DCP fournies pour la coordination des catastrophes sont le +263 242 793700, le +263 242 791470, WhatsApp au 0777390875 et support@mlg.gov.zw. Le président peut déclarer l’état de catastrophe lorsque des mesures extraordinaires sont nécessaires pour aider ou protéger les personnes touchées ou susceptibles de l’être. La déclaration indique sa date de début et la zone concernée ; elle dure trois mois, sauf révocation anticipée, et peut être prolongée par instrument réglementaire avant son expiration. Aucun seuil automatique de déclaration, aucune procédure de demande publique et aucun délai d’intervention fixe ne sont précisés. Pendant une déclaration, un agent de la protection civile peut demander des renseignements écrits, des stocks déterminés de carburant, de nourriture, d’eau ou de fournitures médicales, ainsi que des travaux ou services liés à la catastrophe qui sont raisonnablement nécessaires. Il peut également prendre possession d’un terrain ou d’un bien ou en prendre le contrôle, moyennant un avis écrit dès que possible. Une personne qui s’y oppose peut demander qu’une requête soit présentée à la Cour administrative dans un délai de 30 jours ; la prise de possession doit cesser dès qu’elle n’est plus raisonnablement justifiable. Une indemnisation suffisante doit être versée rapidement en cas de prise de possession, de non-restitution ou de dommages. Un manquement illégal peut entraîner une amende maximale de niveau 6 ou un an d’emprisonnement dans la zone sinistrée, et une amende maximale de niveau 5 ou six mois d’emprisonnement hors de cette zone. La loi reconnaît les bénévoles enregistrés, mais aucune obligation publique fixe de bénévolat n’est attestée. Le Fonds national de protection civile finance le développement, la recherche, la formation, l’équipement, les bâtiments, les programmes et les dépenses connexes de protection civile au moyen de crédits parlementaires, d’avances et de dons. Il ne s’agit pas d’une allocation automatique en espèces à titre individuel. Une personne démunie ou indigente, ou son représentant, peut présenter une demande au directeur du Développement social ou de l’Aide sociale au moyen du formulaire prescrit. La décision peut accepter ou rejeter la demande, et la personne concernée doit en être informée dans un délai raisonnable ; le type, le montant, la durée et les conditions de l’aide sont déterminés au cas par cas. La Stratégie d’atténuation du déficit alimentaire aide les ménages en situation d’insécurité alimentaire pendant les sécheresses ou les chocs alimentaires, sous forme de travaux publics ou de nourriture contre travaux. Elle inclut les ménages à capacité de travail limitée, notamment ceux dirigés par une personne âgée ou un enfant, les ménages comprenant une personne atteinte d’une maladie chronique, une personne handicapée ou de nombreuses personnes à charge ; le ciblage géographique repose sur les évaluations du ZimLAC et de la pauvreté ou de la sécurité alimentaire. Le plan ministériel 2025–2030 mentionne une aide réactive aux cyclones et aux inondations, mais aucun montant de transfert uniforme actuellement en vigueur n’est attesté. Le rétablissement est coordonné par les comités de protection civile et peut comprendre un soutien psychosocial, la continuité des infrastructures, la gestion de l’eau, le drainage, les routes et les services météorologiques. Les abris, les colis de secours, l’aide à la reconstruction, les règles d’éligibilité, les quantités, les coûts et les délais exacts varient selon la déclaration, le programme et le lieu. Les recherches fournies n’indiquent pas l’existence au Zimbabwe d’un système national publié universel d’itinéraires d’évacuation, de listes d’abris ou d’enregistrement ; les dispositifs propres au site doivent donc être confirmés auprès du comité provincial ou de district, de l’autorité locale ou du ministère compétent.
Catastrophes au Zimbabwe
Le système de protection civile du Zimbabwe coordonne la prévention, les alertes, les interventions d’urgence et le rétablissement face aux catastrophes menaçant les personnes, les services essentiels, les approvisionnements ou les infrastructures. Les risques pertinents comprennent les inondations, les sécheresses, les orages violents, la foudre, les vents forts, les cyclones tropicaux, les glissements de terrain, les incidents liés aux barrages et les accidents majeurs. Le système associe la coordination nationale à des dispositifs provinciaux, de district et locaux, mais l’aide, les abris, les procédures d’évacuation et les secours dépendent de l’événement et du lieu.
Conseil
Considérez la préparation aux catastrophes au Zimbabwe comme un plan opérationnel local, et non comme la promesse d’un abri ou d’une aide en espèces automatique. Avant un événement, préparez les alertes, les coordonnées d’urgence, les réserves, les mesures de continuité et les décisions de déplacement. En cas de danger immédiat, protégez d’abord les vies et utilisez le numéro d’urgence adapté au réseau et au service.

