La route transporte la plupart des passagers et des marchandises en Zambie. En ville, les déplacements reposent principalement sur des minibus privés, des taxis et des bus ; des bus de plus grande capacité relient les villes et les agglomérations. Les services sont exploités par de nombreux opérateurs et ne suivent souvent ni horaires ni tarifs nationaux uniformes. Il faut donc vérifier localement les tarifs, heures de départ, arrêts et conditions d’accessibilité avant de voyager. Les passagers paient souvent en espèces. Les services réguliers de transport de voyageurs nécessitent une licence de service routier et une licence de véhicule de service public (PSV), délivrées dans le cadre de l’Agence de la sécurité routière et des transports (RTSA). Les services de transport à la demande par application offrent une autre possibilité en ville. L’instrument statutaire 19 de 2024 exige que l’application affiche le tarif électronique estimé et final, la distance, l’immatriculation du véhicule, le nom du conducteur, les renseignements de sa carte nationale d’enregistrement (NRC) et son numéro de téléphone, ainsi que l’enregistrement du passager. Une entreprise qui souhaite proposer ce service doit obtenir une licence de service routier PSV certifiée, une autorisation de la police zambienne et fournir les adresses et coordonnées des propriétaires et conducteurs, les renseignements NRC et l’immatriculation des véhicules. La disponibilité et les prix dépendent du prestataire privé et de la demande locale. Le train offre des services établis, mais sa couverture nationale est limitée. Zambia Railways Limited (ZRL) exploite des services voyageurs et marchandises sur un réseau d’environ 1 200 kilomètres, comprenant les lignes Mulobezi–Chililabombwe et Chipata–Mchinji. Les services voyageurs incluent les trains Livingstone–Kitwe Ordinary et Livingstone–Mulobezi Mixed, avec des classes Économie, Standard, Affaires et Couchette. L’horaire fourni recense deux services voyageurs principaux et deux services mixtes par semaine, dont un départ de Livingstone le lundi et un départ de Kitwe le vendredi. Les tarifs de ZRL suivent son barème ; la dernière hausse fournie a été vérifiée le 12 février 2024. Il convient donc de confirmer le montant localement avant le départ. TAZARA assure une liaison ferroviaire transfrontalière entre New Kapiri Mposhi et Dar es Salaam. Le service voyageurs a repris le 10 février 2026. Le train Mukuba circule deux fois par semaine : départ de New Kapiri Mposhi le mardi à 14 h, heure d’Afrique centrale, et départ de Dar es Salaam le vendredi à 15 h 50, heure d’Afrique de l’Est. Les services express et ordinaires desservent différents tronçons, dont New Kapiri Mposhi–Kasama, Nakonde–Msolwa, Kasama–Nakonde et Dar es Salaam–Msolwa. Le voyage dépend de la disponibilité des billets et des gares ; il constitue une solution pratique au transport routier uniquement le long de l’itinéraire concerné. L’utilisation d’un véhicule privé nécessite son immatriculation, une assurance, la taxe routière et un contrôle de conformité à la circulation. Les services RTSA disponibles en ligne et par ZamPortal comprennent le renouvellement ou le duplicata du permis de conduire, le contrôle de conformité, la taxe routière, l’immatriculation, l’examen physique et la réservation d’un test. La première immatriculation nécessite généralement le dédouanement auprès de l’Autorité fiscale zambienne (ZRA), un e-Redbook, un reçu ZRA, un document CE20 ou un ordre de mainlevée, des frais d’inspection RTSA de 64 K, une pièce d’identité NRC ou un passeport, une assurance et des frais indiqués de 238 K. Un changement de propriétaire exige généralement une lettre de vente, une attestation fiscale ZRA, les pièces d’identité des deux parties, le document d’immatriculation original, une inspection à 64 K, une autorisation de police ou une déclaration sous serment, et des frais de 476 K. Un permis provisoire de conduire est accessible à partir de 18 ans, au tarif indiqué de 117 K. Le test pratique coûte 87 K après sept jours, l’impression coûte 144 K et le renouvellement 312 K. La conversion d’un permis étranger est indiquée à 348 K. Un permis provisoire de conduire un deux-roues est accessible à partir de 16 ans. Une mention PSV pour le transport de passagers exige d’avoir au moins 25 ans et deux ans d’expérience pratique. Les mentions relatives aux marchandises et aux marchandises dangereuses ont des conditions distinctes et sont indiquées à partir de 18 ans. L’examen d’un véhicule privé est indiqué à 64 K, et le certificat d’aptitude à la circulation PSV à 55 K. Les délais RTSA peuvent varier ; une décision concernant une licence de service routier est prise selon la loi applicable dans les 40 jours suivant la période de recours. Le réseau routier classé couvre environ 67 671 kilomètres, dont quelque 40 454 kilomètres dans le réseau routier principal. En 2024, les recherches fournies recensaient environ 24,47 kilomètres de routes revêtues, ainsi que des travaux de réhabilitation, de partenariat public-privé, de ponts et de routes secondaires. La route reste le moyen pratique principal pour les déplacements interurbains et régionaux, mais l’état des revêtements, les conditions météorologiques, la congestion, les longues distances et la sécurité varient. Les bus interurbains et les voitures privées sont les principales options longue distance. Les trajets routiers ou ferroviaires transfrontaliers sont soumis à des formalités distinctes, hors du champ de cette présentation des transports. La marche est un mode d’accès de base en ville comme en zone rurale, et le vélo reste en grande partie informel. De nombreuses routes n’ont pas de trottoirs ou de pistes cyclables adaptés et sûrs. La stratégie nationale zambienne de transport non motorisé, élaborée en 2019, vise à accorder une plus grande priorité à la marche, au vélo et aux transports publics. Le manuel routier urbain de l’Agence de développement routier (RDA) préconise une planification multimodale incluant piétons, cyclistes et motocyclistes. Les objectifs comprennent cinq kilomètres de trottoirs et deux kilomètres de pistes cyclables pour 100 000 habitants sur cinq ans, puis respectivement dix et cinq kilomètres sur dix ans. Ces objectifs ne prouvent pas l’existence d’un aménagement continu dans une ville donnée. Le code de la route demande aux piétons d’emprunter un trottoir lorsqu’il existe ; sinon, ils doivent marcher à droite, face à la circulation venant en sens inverse. En Zambie, la conduite se fait à gauche. La loi de 2002 sur la circulation routière, no 11, et le code de la route régissent l’utilisation des routes. Les piétons doivent respecter les feux et les instructions de la police et utiliser les passages conformément aux règles. Les cyclistes doivent laisser un espace suffisant lorsqu’ils sont dépassés. Les ceintures de sécurité et sièges-auto pour enfants relèvent de l’instrument statutaire 79 de 2016 ; les limitations de vitesse, de l’instrument statutaire 90 de 2006. Les véhicules de passagers sont soumis aux exigences GPS de l’instrument statutaire 78 de 2016 et aux restrictions de conduite de nuit des instruments statutaires 76 de 2016 et 78 de 2017. Un conducteur PSV peut conduire jusqu’à huit heures consécutives, avec une pause d’au moins cinq minutes après chaque période de deux heures, et doit tenir un carnet de route. Un certificat de conformité est nécessaire pour les véhicules concernés. Les registres de contrôle et de sensibilisation de la RTSA montrent l’ampleur des risques routiers. En 2023, la Zambie a recensé 36 755 accidents, 2 011 décès et 5 943 blessures graves, soit dix décès pour 100 000 personnes dans cette statistique. Il s’agit de chiffres pour 2023, et non d’un taux actuel en temps réel. Le ministère des Transports et de la Logistique (MoTL) coordonne la politique et la réglementation des transports ; la RTSA s’occupe des licences, examens, sécurité et contrôles. La RDA gère le réseau routier classé, les travaux de construction et d’entretien et les poids maximaux des véhicules. Les autorités locales gèrent les routes locales et certaines fonctions décentralisées relatives aux bacs. Les vols intérieurs constituent une option établie, généralement plus coûteuse et limitée par la demande. Zambia Airports Corporation Limited (ZACL) exploite sept aérodromes provinciaux et trois aérodromes stratégiques. Les aéroports stratégiques sont Kenneth Kaunda, Simon Mwansa Kapwepwe, Harry Mwaanga Nkumbula et Mfuwe. La stratégie ZACL fournie n’établit pas de lignes au titre d’obligations de service public ; il ne faut donc pas supposer que les liaisons aériennes assurent une couverture universelle. Le transport fluvial reste principalement local et fragmenté. Les services des bacs et de la mécanique du MoTL ainsi que sa fonction chargée des affaires maritimes et des voies navigables intérieures soutiennent le secteur. La loi sur la navigation intérieure porte sur les inspections et immatriculations des navires, la sécurité des passagers et marchandises et les compétences des équipages. Des bacs et bateaux-bus circulent dans certaines zones lacustres et fluviales, mais aucun horaire ni tarif national des passagers n’est vérifié. Les transports ont aussi des effets sur l’environnement. L’Agence zambienne de gestion de l’environnement (ZEMA) supervise les évaluations d’impact environnemental et la gestion de la pollution. Les projets routiers de plus de dix kilomètres nécessitent une évaluation complète de l’impact environnemental et social au titre du règlement sur les évaluations d’impact environnemental. Les émissions des véhicules comprennent des oxydes d’azote, du dioxyde de carbone, du monoxyde de carbone, des hydrocarbures, des particules et des composés organiques volatils ; les travaux routiers peuvent aussi provoquer poussières, bruit, érosion et effets sur les habitats. Le rapport de prospective environnementale de la ZEMA identifie le sous-secteur routier comme la principale source de dioxyde de carbone lié aux transports, avec une hausse de l’utilisation des véhicules et du carburant. La contribution déterminée au niveau national 3.0 de la Zambie soutient l’adoption des véhicules électriques, le renforcement des transports publics et non motorisés, des normes d’efficacité pour les véhicules thermiques restants et un transfert entre modes. La révision 2026 de la politique nationale des transports propose d’intégrer les véhicules électriques, mais aucune obligation ni aucun quota national relatif aux véhicules électriques n’a été vérifié.
Transports en Zambie
Les transports en Zambie comprennent les transports publics routiers, les véhicules privés, le train, la marche, le vélo, les vols intérieurs et quelques services de navigation. L’accès et la fiabilité varient entre zones urbaines et rurales, tandis que les tarifs et horaires dépendent souvent de la compagnie, de l’itinéraire et de la gare. Les licences, l’état des véhicules et les règles de sécurité routière influent sur les déplacements.
Conseil
En Zambie, choisissez le moyen de transport en fonction de la distance et du lieu, des services réellement disponibles, de la sécurité et de votre tolérance aux horaires incertains. Confirmez les tarifs, heures de départ, modes de paiement, état des véhicules et documents requis avant de compter sur un service. Pour conduire un véhicule privé ou transporter des passagers, remplissez les obligations RTSA de permis, d’assurance et de conformité avant de prendre la route.

