En Zambie, une relation amoureuse est généralement une relation privée entre partenaires, plutôt qu’un statut administré par une institution nationale. Les gens se rencontrent couramment par l’intermédiaire de réseaux personnels, de contacts sociaux, de communautés religieuses ou d’autres liens communautaires. Il n’existe aucune condition d’entrée, date limite ou redevance standard, établie à l’échelle nationale, pour commencer une relation ou fréquenter quelqu’un. Un couple peut continuer à se fréquenter, se marier, vivre ensemble comme s’il était marié ou former une union enregistrée. L’enregistrement d’une union et un certificat de mariage sont des documents différents et ne mesurent pas la même chose : parmi les femmes vivant alors en union, l’enquête démographique et de santé de Zambie de 2024 a relevé que 16 % avaient une union enregistrée, 15 % un document de mariage et 13 % un certificat de mariage. Des mariages polygynes ont été déclarés par 10 % des femmes mariées et 6 % des hommes ; la proportion de femmes ayant des coépouses était de 26 % dans la province méridionale et de 3 % dans celles du Copperbelt et de Lusaka. La même enquête a indiqué que l’âge médian au premier mariage était de 19,6 ans pour les femmes et de 24,5 ans pour les hommes ; l’âge médian au premier rapport sexuel était de 16,6 ans pour les femmes et de 18,2 ans pour les hommes. Parmi les femmes âgées de 20 à 24 ans, 29 % s’étaient mariées avant l’âge de 18 ans et 5 % avant l’âge de 15 ans. Ces chiffres décrivent des tendances dans la population ; ils ne justifient pas de considérer le mariage d’enfants ou les pressions sexuelles comme acceptables. Les situations impliquant des mineurs nécessitent une réponse en matière de protection, de santé sexuelle et reproductive et de violence fondée sur le genre. Les partenaires peuvent devoir discuter de leur volonté de se marier ou de vivre ensemble, du caractère exclusif de leur relation, de leurs attentes concernant les enfants, l’argent, les tâches domestiques, les contacts avec la famille et la vie privée. Parmi les femmes mariées interrogées en 2024, 84 % participaient aux décisions concernant leur santé, 73 % aux achats importants du ménage, 86 % aux besoins quotidiens du foyer et 79 % aux visites à la famille ; 61 % participaient aux quatre types de décision. Parmi les femmes ayant des revenus en espèces, 86 % déclaraient en avoir seules ou conjointement le contrôle, dont 35 % seules et 51 % conjointement. Le consentement sexuel s’applique à chaque acte sexuel et peut être refusé ou retiré. Selon l’enquête, 67 % des femmes mariées déclaraient pouvoir refuser les rapports sexuels, 70 % pouvoir demander à leur mari d’utiliser un préservatif et 50 % prendre elles-mêmes des décisions éclairées concernant les rapports sexuels, la contraception et les soins de santé reproductive. Dix pour cent indiquaient avoir subi des pressions de la part de leur mari, de leur partenaire ou d’un membre de leur famille pour tomber enceintes. Les conseils en matière de contraception, de VIH et d’infections sexuellement transmissibles sont proposés par les établissements de soins primaires du ministère de la Santé, les centres de santé, les postes de santé ruraux, les hôpitaux, les services adaptés aux jeunes et certains services de proximité scolaires ou communautaires. La confidentialité, les fournitures et la disponibilité varient toutefois selon le district et le prestataire. Les violences peuvent être physiques, sexuelles ou psychologiques. Elles peuvent comprendre la coercition, le harcèlement, les menaces et les violences facilitées par la technologie, par exemple l’envoi ou la menace d’envoi d’images sexuelles sans consentement. Parmi les femmes ayant déjà eu un mari ou un partenaire intime, l’enquête a relevé que 15,5 % déclaraient des violences psychologiques, 15,9 % des violences physiques et 7,0 % des violences sexuelles au cours des 12 mois précédents ; 24,8 % déclaraient au moins une de ces formes de violence. Ce chiffre combiné s’élevait à 27,9 % chez les femmes actuellement mariées ou vivant en couple, et à 26,1 % chez les femmes divorcées, séparées ou veuves. Un ancien partenaire peut donc rester un risque pour la sécurité après la séparation. Pour les violences fondées sur le genre, la ligne gratuite 944, accessible 24 heures sur 24, peut mettre une personne survivante en contact avec le dispositif d’orientation. Les unités d’aide aux victimes de la police zambienne, les commissariats, les centres de services intégrés contre les violences fondées sur le genre, les établissements du ministère de la Santé, les travailleurs sociaux, les refuges et les services psychosociaux assurent différentes composantes de la réponse. Un centre de services intégrés peut réunir sous un même toit les services de santé, psychosociaux, juridiques et policiers, gratuitement, selon leur disponibilité locale. U-Report, au 878, fournit gratuitement par SMS des conseils confidentiels sur la santé sexuelle et reproductive et le VIH. Les chefs traditionnels, religieux et communautaires peuvent offrir un soutien informel, mais leur autorité pratique et leur capacité à protéger une personne varient. Les ruptures et les séparations sont généralement réglées de façon informelle lorsqu’elles n’impliquent pas de mariage, de biens ou de questions d’entretien nécessitant une procédure distincte en droit civil. Il n’existe pas de bureau national chargé de mettre fin à une relation amoureuse ou d’organiser une thérapie de couple. Si un ancien partenaire menace une personne ou lui fait du mal, contactez le 944, la police, une unité d’aide aux victimes, un centre de services intégrés, un établissement de santé, un refuge ou un service psychosocial. Les questions relatives à la dissolution d’un mariage, aux biens ou à l’entretien relèvent des services de droit civil, et non de la relation elle-même.
Les relations amoureuses en Zambie
En Zambie, les relations amoureuses commencent généralement par des contacts personnels, sociaux, religieux ou communautaires ; aucun registre national de rencontres ni aucune autorité chargée des relations n’en réglemente l’accès. Les partenaires peuvent se fréquenter, se marier, vivre ensemble comme s’ils étaient mariés ou former une union enregistrée ; les mariages polygynes existent également. Selon l’enquête démographique et de santé de Zambie de 2024, 53 % des femmes et 48 % des hommes âgés de 15 à 49 ans vivaient alors en union. Le consentement, la contraception, la prévention du VIH et des infections sexuellement transmissibles, les décisions partagées et la protection contre les violences déterminent si une relation est sûre et viable.
Conseil
Considérez une relation amoureuse en Zambie comme un arrangement personnel que les partenaires doivent définir ensemble, plutôt que comme un statut géré par une autorité nationale des relations. Clarifiez si vous vous fréquentez, vivez ensemble, êtes mariés ou avez enregistré une union, puis convenez tôt du consentement, de la contraception, des enfants, de l’argent, des tâches domestiques, de la vie privée et des contacts avec la famille. Prenez les décisions de sécurité indépendamment de celles concernant la relation : en cas de pression, de menace ou de violence, contactez le 944, la police, une unité d’aide aux victimes ou un centre de services intégrés, y compris après une séparation.

