ZamStats et le ministère du Travail et de la Sécurité sociale mesurent le chômage par l’enquête sur la population active, et non par l’inscription à des prestations. Est considérée comme chômeuse une personne sans emploi qui cherche activement un travail ou une possibilité d’entreprise et est disponible pour travailler ou créer une entreprise. La recherche active peut comprendre les candidatures auprès d’employeurs, les réponses aux annonces, l’inscription auprès d’un centre d’emploi ou d’une agence privée, les entretiens, les demandes auprès de proches ou d’amis, les visites d’usines ou de chantiers, le recrutement de rue, ou la recherche de financement, terrain, équipement ou permis pour une entreprise. En 2024, le taux de chômage en Zambie était de 12,9 % : 11,8 % chez les hommes et 14,6 % chez les femmes, 13,9 % en zone urbaine et 11,6 % en zone rurale. Il atteignait 29,1 % chez les jeunes de 15 à 24 ans et 18,4 % chez les personnes de 19 à 34 ans. L’enquête recensait 352 076 chômeurs de longue durée, sans emploi et en recherche depuis au moins un an, soit 59,9 % des chômeurs. En ajoutant la main-d’œuvre potentielle aux chômeurs, l’indicateur combiné atteignait 40,6 %, dont 47,1 % chez les femmes et 50,4 % en zone rurale. Les zones urbaines regroupaient 61,6 % de l’ensemble des chômeurs. Les jeunes, les femmes, les demandeurs d’emploi urbains et les habitants de Lusaka et du Copperbelt revêtent donc une importance pratique particulière pour la planification des services d’emploi. Le département du Travail fournit des services publics de placement et d’échange d’emplois aux demandeurs qualifiés et non qualifiés. Le conseil et l’orientation professionnels, les bureaux provinciaux et de district du Travail, ZELMIS et ZamPortal facilitent l’accès à l’information, au placement ou au traitement des dossiers. On peut aussi postuler directement auprès des entreprises, répondre aux annonces et offres des portails d’emploi, utiliser ses réseaux personnels, se rendre sur des lieux de travail, contacter une agence privée agréée ou se tourner vers le travail indépendant et la création d’entreprise. Aucune obligation nationale d’inscription au chômage ou de déclaration des démarches de recherche d’emploi n’a été recensée ; un placement public ne donne pas automatiquement droit à un emploi. Les agences privées de recrutement doivent être agréées par le commissaire au Travail, et le recrutement sans licence est interdit. Les informations publiques sur les frais ne concordent pas entièrement : une page du département du Travail indique que les candidats ne devraient pas payer de frais de service, tandis qu’une foire aux questions du ministère du Travail et de la Sécurité sociale de 2023 décrit des frais d’inscription pouvant aller jusqu’à 500 unités tarifaires et un remboursement de 50 % si aucun placement n’a lieu dans les trois mois. Avant de payer, vérifiez la licence, le permis et le barème de frais en vigueur ; demandez un reçu et les conditions par écrit. La National Pension Scheme Authority, ou NAPSA, ne verse pas d’allocation chômage à la fin d’un emploi. Ses prestations formelles comprennent la retraite, les sommes forfaitaires de préretraite, l’invalidité, les prestations aux survivants et les frais funéraires. Une somme forfaitaire de préretraite peut représenter 20 % des cotisations versées, être versée une seule fois après au moins 60 mois de cotisations et exiger un âge minimal de 45 ans ; ce n’est pas une allocation chômage. Le régime d’assurance à couverture étendue destiné au secteur informel comprend retraite, invalidité, prestations aux survivants, maternité, assurance indicielle contre les aléas météorologiques et frais funéraires ; la perte d’emploi, à elle seule, ne donne pas droit à une prestation NAPSA. Le ministère du Développement communautaire et des Services sociaux fournit une aide par transferts monétaires aux ménages répondant aux critères de pauvreté et de vulnérabilité. Le montant indiqué est de K800 tous les deux mois, ou K1 200 tous les deux mois pour un ménage comptant une personne handicapée admissible. Le programme couvre les 116 districts et donne la priorité aux ménages extrêmement pauvres ou limités dans leur capacité de travail, notamment du fait de l’âge, du handicap, d’une maladie chronique ou de la présence d’orphelins et d’enfants vulnérables. Le chômage seul ne suffit pas. Le régime d’aide sociale publique vise les personnes les plus pauvres et vulnérables qui sont incapables de travailler, et non l’ensemble des personnes valides sans emploi. L’aide d’urgence par transferts monétaires destinée aux pertes de revenus et d’emploi liées à la COVID-19 était temporaire ; elle ne constitue pas un droit permanent au chômage. La fin d’un emploi peut également ouvrir des droits en vertu de l’Employment Code Act no 3 de 2019. Le préavis ou son indemnité compensatrice est généralement de 24 heures pour un contrat d’au plus un mois, 14 jours pour un contrat de plus d’un mois et d’au plus trois mois, et 30 jours pour un contrat de plus de trois mois. Le préavis doit être écrit si le contrat dure plus de six mois. Un licenciement économique peut résulter de la fermeture ou fermeture prévue de l’entreprise, d’une baisse des besoins en main-d’œuvre ou d’un changement défavorable des conditions de service auquel le salarié n’a pas consenti. En règle générale, l’employeur donne au moins 30 jours de préavis, consulte le salarié ou son représentant et verse au moins deux mois de salaire de base par année de service. La somme est normalement due le dernier jour de travail ; si elle n’est pas payée, le salaire intégral continue jusqu’au paiement de l’indemnité de licenciement. La classification du contrat et les exclusions prévues par la loi influent sur les cas concernant les contrats occasionnels, temporaires, de longue durée, à l’essai ou à durée déterminée. Le cas échéant, un contrat à durée déterminée prévoit une indemnité minimale de 25 % du salaire de base gagné pendant le contrat. Conservez le contrat de travail, les fiches de paie, le relevé NAPSA, l’avis de licenciement ou de licenciement économique, les relevés de congés acquis et les autres preuves de prestations. Un différend non résolu peut passer d’une réclamation interne ou d’un dialogue à un bureau provincial ou de district du Travail ou à un agent habilité pour médiation et règlement, puis au tribunal si nécessaire. Les plaintes peuvent être déposées en personne, par téléphone, courriel ou courrier. Selon les informations ministérielles de 2025, ZELMIS permet aussi le suivi des dossiers et leur résolution en ligne. Le département du Travail n’indique aucun frais standard ni délai de traitement public pour les plaintes.
Chômage en Zambie
En Zambie, le chômage désigne l’absence d’emploi rémunéré alors que la personne recherche activement un travail et est disponible pour travailler ou créer une entreprise. L’enquête sur la population active de 2024 recensait 587 876 chômeurs et un taux de chômage de 12,9 %, plus élevé chez les femmes et les jeunes. Aucun régime national d’assurance chômage ou d’allocation chômage n’est documenté ; le placement professionnel, les droits liés à la rupture d’emploi et l’aide sociale ciblée constituent donc les principales formes de soutien.
Conseil
Considérez le chômage en Zambie comme un problème simultané de recherche d’emploi et de gestion des droits : aucune prestation générale ne remplace le salaire perdu. Commencez par les services publics de l’emploi et les candidatures directes, ajoutez une agence privée agréée ou la création d’entreprise si cela convient, et vérifiez l’admissibilité au transfert social uniquement si le ménage répond aussi aux critères de pauvreté ou de vulnérabilité. Protégez votre situation en conservant les documents d’emploi et en contestant toute rupture peu claire auprès d’un bureau du Travail.

