Les données d’enquête fiables et actuelles sont limitées, car le conflit entrave la collecte des données et divise les institutions, les services, les monnaies et l’accès. Une série modélisée de la Banque mondiale et de l’Organisation internationale du Travail estime le chômage à 17,3 % de la population active en 2025 ; il s’agit d’une valeur modélisée, et non d’une nouvelle enquête nationale sur la population active. La dernière enquête complète sur la population active, menée en 2013–2014 par l’Organisation internationale du Travail et l’Organisation centrale de statistique du Yémen, faisait état d’un chômage de 13,5 %, dont 24,5 % chez les personnes de 15 à 24 ans, 26,1 % chez les femmes et 12,3 % chez les hommes. Le taux d’activité était de 36,3 % dans l’ensemble et de 6,0 % chez les femmes ; l’emploi informel représentait 73,2 % de l’emploi. Le conflit, la contraction économique, les déplacements, l’interruption des salaires du secteur public, les infrastructures endommagées, le manque de liquidités, la division monétaire et les chocs climatiques peuvent entraîner la perte d’un emploi ou réduire le travail à des journées irrégulières et au sous-emploi. L’agriculture employait encore plus de la moitié de la population active en 2026 ; le chômage se superpose donc souvent à des moyens de subsistance fragiles plutôt qu’à une absence totale d’activité économique. Aucune procédure nationale de demande d’assurance chômage ou d’aide au chômage n’est attestée comme étant effectivement opérationnelle et accessible dans tout le Yémen. La loi sur l’assurance sociale n° 13 de 2013 prévoit une assurance contre les accidents du travail et contre la vieillesse, l’invalidité et le décès ; elle n’établit pas de système national vérifié de versement d’allocations de chômage. L’objectif constitutionnel de protection sociale en période de chômage ne crée donc pas à lui seul un droit à un paiement. L’inscription auprès d’un bureau du travail n’est pas non plus une demande de prestations et ne garantit pas un emploi. Le ministère des Affaires sociales et du Travail est légalement chargé de l’inscription des demandeurs d’emploi, de la mise en relation des offres et des demandes, des postes vacants déclarés par les employeurs et de l’information sur le marché du travail. Dans les zones du gouvernement reconnu internationalement, les bureaux du travail et une plateforme numérique basée à Aden peuvent proposer l’inscription, la recherche d’emploi et un certificat d’inscription de demandeur d’emploi appelé شهادة القيد باحث عن عمل. La couverture et le fonctionnement de la plateforme ne sont pas vérifiés à l’échelle nationale ; l’accès varie également dans les zones contrôlées par les Houthis ou contestées. Les exigences publiées peuvent inclure la preuve de la volonté de travailler, une copie d’un document d’identité, des copies de diplômes, des certificats d’expérience, des photos et, pour un placement particulier, un certificat médical. L’inscription publiée est gratuite, mais les délais de traitement ne sont pas normalisés. Les ménages sans travail peuvent être admissibles à une aide ciblant la pauvreté ou la vulnérabilité plutôt qu’à une prestation liée au statut de chômeur. Le Fonds de protection sociale (صندوق الرعاية الاجتماعية) a suspendu son programme national de transferts en espèces. Des programmes de transferts inconditionnels et d’aide d’urgence en espèces soutenus par l’UNICEF et la Banque mondiale fonctionnent depuis 2017 par l’intermédiaire du Fonds social pour le développement, à partir de l’ancien registre du Fonds de protection sociale et de la vérification des bénéficiaires. Pour le cycle 2024, plus de 1,43 million de familles, soit environ 9,2 millions de personnes, auraient reçu environ 62,5 millions de dollars au total, avec une hausse de 50 % de la prestation de base. L’admissibilité, les lieux de paiement, les paiements mobiles et les activités de proximité dépendent de la vérification de l’identité, des listes de bénéficiaires et de l’accès local. Il n’existe aucun paiement automatique pour une personne qui vient de perdre son emploi, aucune obligation de recherche d’emploi et aucun montant ou durée de prestation unique au niveau national. Les programmes d’emploi temporaire et de moyens de subsistance peuvent fournir un revenu à court terme ou soutenir le retour à l’activité. Le projet de renforcement de la protection sociale d’urgence et de réponse à la COVID-19 se poursuit jusqu’en décembre 2026 et associe des transferts en espèces à des emplois temporaires ainsi qu’à un soutien aux micro, petites et moyennes entreprises et aux moyens de subsistance. Les chiffres déclarés comprennent 124 905 personnes ayant reçu du travail et un salaire, dont 20 % de femmes et 15 % de personnes déplacées à l’intérieur du pays. Ces programmes dépendent du projet, du gouvernorat, de l’organisation chargée de la mise en œuvre, du financement et des critères de sélection. Des apprentissages, des trousses d’outils, des formations commerciales, l’agriculture, la pêche, des projets de chaîne de valeur et le travail indépendant peuvent aussi être disponibles dans certaines régions, mais la participation ne crée pas d’emploi permanent. Lorsque les services officiels sont inaccessibles, les personnes peuvent recourir au travail journalier, au petit commerce, à l’agriculture, à la pêche, aux transferts de fonds, à la zakat, à la charité, à l’aide en espèces ou alimentaire des ONG, à l’épargne et aux prêts. Ces solutions sont principalement informelles et leur protection juridique, leur revenu et leur continuité varient. Les femmes, les jeunes, les personnes déplacées à l’intérieur du pays, les personnes handicapées, les ménages dirigés par une femme et les Muhamasheen peuvent rencontrer des obstacles supplémentaires. Gardez vos pièces d’identité, coordonnées, qualifications, justificatifs d’expérience et preuves d’inscription comme bénéficiaire ou carte de paiement accessibles ; vérifiez l’identité du bureau du travail ou du prestataire d’aide avant de payer quiconque. Les frais de recrutement non officiels et les escroqueries présentent des risques, car l’inscription publiée auprès du bureau du travail est gratuite.
Chômage au Yémen
Le chômage au Yémen désigne l’absence d’emploi rémunéré souhaité, mais le pays ne dispose pas d’un régime national fiable d’assurance ou d’aide au chômage. L’accès au soutien du revenu, à l’inscription des demandeurs d’emploi et aux programmes de travail varie entre les zones du gouvernement reconnu internationalement et celles contrôlées par les Houthis. Les ménages dépendent souvent de l’aide humanitaire en espèces, du travail temporaire, d’activités informelles, des transferts de fonds ou du soutien communautaire.
Conseil
Ne prévoyez pas de recevoir une allocation chômage standard au Yémen. Vérifiez en parallèle l’aide au revenu, l’inscription auprès du bureau du travail et les options d’emploi temporaire, car chacune suit des règles d’admissibilité différentes et aucune ne garantit un emploi durable. Confirmez quelle autorité ou quel prestataire travaille dans votre région, gardez vos documents prêts et évitez toute personne exigeant des frais d’inscription ou de placement non vérifiés.

