En arabe, le terme الصداقة (ṣadāqa) signifie « amitié », tandis que صديق et صديقة désignent respectivement un ami et une amie. Au Yémen, l’amitié est essentiellement informelle et ne relève d’aucune institution, structure de clubs ni procédure d’enregistrement à l’échelle nationale. Les possibilités de contact social varient fortement selon le lieu, l’âge, le genre, les déplacements, la sécurité, les règles familiales, les transports, l’électricité et la connectivité mobile. Les écoles, les centres d’apprentissage, les universités lorsqu’elles sont accessibles, les lieux de travail, les formations, les quartiers, les communautés d’accueil, les groupes de jeunes, les activités entre pairs, les espaces sûrs pour les femmes et les filles, les centres communautaires et les programmes d’ONG ou soutenus par l’ONU peuvent offrir des occasions de rencontrer des gens. Dans les zones du sud contrôlées par le gouvernement, le Plan d’action pour la jeunesse 2025–2030 prévoit des activités destinées aux jeunes ; dans les zones gouvernées par des autorités de facto, la situation locale doit être évaluée séparément. Les groupes et initiatives communautaires peuvent proposer des activités de loisirs ou d’éducation, un soutien psychosocial, de la protection et des activités de cohésion sociale, mais ils ne confèrent aucun statut officiel d’amitié. Les personnes déplacées peuvent s’adresser aux comités de site, aux réseaux communautaires de protection, aux bureaux de protection, aux centres d’aide juridique, aux équipes mobiles de protection, aux lignes d’assistance téléphonique ou aux centres communautaires pour trouver un soutien social ou des services de protection ; la disponibilité, l’admissibilité et les justificatifs requis varient selon le prestataire et la zone. Les téléphones mobiles et Internet permettent de maintenir le contact à distance, mais les coupures de réseau, les problèmes d’électricité, le coût, les postes de contrôle et les déplacements peuvent interrompre les communications. Les coûts pratiques peuvent comprendre le transport, les données mobiles, les appareils, les lieux de rencontre et les frais d’activité, mais l’amitié elle-même ne donne lieu à aucun tarif public ni délai d’attente. Dans certains contextes locaux, les contacts privés ou mixtes peuvent comporter des risques sociaux, familiaux ou physiques, en particulier lorsque des restrictions de déplacement, la séparation des sexes ou des exigences liées au mahram sont appliquées ; ces conditions ne justifient pas une règle générale pour tout le Yémen. Ne partagez pas d’images privées, de renseignements d’identité ou de localisation en temps réel sans consentement ; choisissez un lieu sûr et prévoyez une possibilité de partir. L’amitié ne crée aucun droit particulier à une pension alimentaire, à des visites, à un héritage, à une représentation ou à un titre de séjour, et personne n’a d’obligation générale de poursuivre cette relation. Une amitié peut prendre fin par une baisse des contacts ou un blocage ; les menaces, le harcèlement, le chantage, la violence ou une détresse psychologique grave nécessitent une aide en matière de protection, de droit, de violence fondée sur le genre ou de santé mentale et de soutien psychosocial, plutôt qu’une médiation amicale.
Amitié au Yémen
Au Yémen, l’amitié est une relation choisie librement, réciproque et suivie, qui n’est pas romantique. Elle ne fait l’objet d’aucun enregistrement étatique, frais officiel, statut juridique ou délai standard. Les gens nouent et entretiennent généralement des amitiés à l’école, au travail, dans le voisinage, par les réseaux familiaux, les groupes communautaires, les communications mobiles ou les activités organisées par des organisations humanitaires.
Conseil
Au Yémen, considérez l’amitié comme une relation informelle que vous pouvez construire en fonction de la sécurité, de la confiance et de la possibilité réelle de garder le contact. Choisissez des modes de communication et des lieux de rencontre adaptés à la sécurité locale, aux déplacements, aux règles de genre et à la connectivité. Protégez les informations privées et décidez à l’avance où demander de l’aide si les contacts deviennent menaçants ou nuisibles.

