Le Vanuatu s’étend sur environ 1 000 kilomètres et compte 83 îles. Son système associe véhicules privés, taxis, autobus de service, opérateurs touristiques, navires interinsulaires et avions. Il n’existe ni réseau ferroviaire ni autorité ferroviaire nationale. Aucun réseau national documenté de pistes cyclables ou de voies piétonnes n’a été établi, bien que marche et vélo soient courants pour les trajets locaux. Le Ministry of Infrastructure and Public Utilities (MIPU) supervise les grandes infrastructures. Son Public Works Department gère près de 3 000 kilomètres de routes nationales, ponts, aéroports et une partie des installations portuaires. Un inventaire recensait 2 048 km, avec une estimation nationale corrigée d’environ 3 005 km : 261 km revêtus, 764 km en gravier et 1 023 km en terre. De nombreuses liaisons rurales ne sont pas revêtues et peuvent nécessiter un 4x4. Cyclones, séismes, inondations et fortes pluies affectent l’accès et la planification. La route circulaire d’Efate, la réhabilitation de la route de la côte est de Santo et le Vanuatu Climate Resilient Transport Project répondent aux besoins de routes, ponts, drainage et sécurité. Le transport public terrestre existe, mais reste fragmenté. Taxis, autobus de service, opérateurs touristiques et autres services transportent des passagers contre rémunération, surtout à Efate et Santo. Le Ministry of Internal Affairs et son Public Land Transport Authority (PLTA) le réglementent sous le Public Land Transport Authority Act no 4 de 2015 ; associations provinciales et agents des permis ont aussi des responsabilités. Il n’existe pas de réseau national démontré avec lignes, horaires ou billets uniformes. Le système traditionnel de bus en boucle d’Efate est à l’étude pour des liaisons mieux organisées et des tarifs selon la distance. Au moment de la recherche, le cadre tarifaire 2025/26 était encore en consultation et en attente d’approbation : le tarif existant de 150 VT à Efate devait peut-être passer à 200 VT, sans confirmation définitive. Compteurs de taxi et tarifs de bus par QR étaient encore mis en œuvre. Une aide carburant de mai 2026 versait 25 000 VT aux propriétaires de taxis et 50 000 VT aux propriétaires d’autobus ou de transports communs : paiements temporaires, pas tarifs passagers. Un fournisseur de transport public terrestre doit généralement avoir un General Driver’s Permit et un Vehicle Permit. Le permis conducteur est réservé aux citoyens vanuatais. Le permis véhicule est obligatoire avant utilisation et dépend d’un certificat de contrôle technique, d’équipements suffisants, des normes requises, de l’assurance responsabilité civile et, pour les taxis, d’un taximètre certifié. Les permis véhicule vont normalement jusqu’au 31 décembre ; le renouvellement tardif coûte 5 000 VT et l’usage sans permis peut entraîner une pénalité maximale de 100 000 VT. Un Tourism Driver Permit exige permis de conduire valide, certificat médical de moins de six mois, extrait de casier, acte de naissance, carte VNPF, adhésion à une association provinciale de transport public et frais de 2 000 VT. Il vaut un an, avec frais de retard de 5 000 VT ; sont aussi requis un test de police, au moins un an d’expérience, un âge de 21 à 65 ans et l’absence de certaines condamnations ou infractions de conduite en état d’ivresse. Le transport maritime interinsulaire est essentiel aux passagers et marchandises des îles éloignées, aux marchés, soins et écoles. Le Department of Ports and Marine applique les lois sur ports et navigation. La Vanuatu Maritime Safety Authority gère sécurité de l’État du pavillon et de l’État du port, navigation, formation et certification des marins, urgences et environnement marin. Le Vanuatu compte sept grands ports internationaux d’entrée, notamment Port-Vila, Luganville et des quais d’îles éloignées. Le Vanuatu Inter-Island Shipping Support Scheme finance l’amélioration des quais et des traversées subventionnées là où le service commercial n’est pas viable. Les services dépendent du navire, de la fréquence et des conditions de sécurité. Par exemple, un service de Tafea à partir d’octobre 2024 proposait une traversée mensuelle subventionnée reliant Port Narvin, Ipota, Aniwa, Port Resolution, Mission Bay, Herald Bay, Anelcauhat et Port Patrick. Tarifs passagers et horaires varient selon liaison, opérateur et météo ; aucun tarif ni horaire national uniforme n’est établi. Les droits portuaires dépendent du tonnage brut, d’un séjour de 24 heures et du motif de l’escale. L’aviation intérieure est le moyen le plus rapide entre les îles. Airports Vanuatu Limited gère les trois aéroports internationaux de Port-Vila, Santo et Tanna ; le Public Works Department gère 25 aéroports intérieurs. La Civil Aviation Authority of Vanuatu (CAAV) régit l’aviation selon le Civil Aviation Act et les Civil Aviation Rules. Les catégories vont des aéroports internationaux et intérieurs certifiés aux aéroports commerciaux programmés ou non certifiés et aérodromes privés. La CAAV répertorie Air Vanuatu, Unity Airlines, Belair Airways et Air Taxi comme sociétés locales. L’horaire intérieur d’Air Vanuatu disponible à partir du 9 mars 2026 pouvait changer. En général, arrivez deux heures avant le départ ; l’enregistrement ferme 45 minutes avant. Un Departure Tax Receipt et, pour les déplacements entre provinces, la taxe provinciale applicable peuvent être requis. Les prix aller simple publiés comprenaient 17 600 VT de Port-Vila à Tanna, 19 320 VT à Santo et 15 070 VT à Norsup ; ils sont dynamiques. La liquidation et l’interruption de service d’Air Vanuatu en 2024 ont montré les risques liés à une capacité aérienne limitée. Le Customs and Inland Revenue gère l’immatriculation des véhicules. La taxe routière annuelle suit le certificat de contrôle technique et le carnet d’immatriculation. Pour le permis, il faut un Learner’s Licence, un examen de conduite de la Vanuatu Police Force et un Certificate of Ability to Drive. Le permis standard coûte 5 000 VT et vaut trois ans ; renouvellement : 5 000 VT avec certificat médical de moins de six mois. Le permis d’apprentissage coûte 1 500 VT par catégorie et vaut un an. Âge minimum : 14 ans pour motocycle de moins de 50 cm³, 16 ans de 50 à 125 cm³, 18 ans au-delà de 125 cm³ et pour autres véhicules, et 21 ans pour poids lourds de plus de trois tonnes et véhicules communs. Pour les poids lourds, trois ans d’expérience sont également requis. Le permis international est accepté jusqu’à trois mois, ensuite un permis vanuatais est nécessaire. Les véhicules publics nécessitent également un Vehicle Permit, une licence commerciale et les pièces justificatives valides. On roule et dépasse à gauche ; aux ronds-points, on reste à gauche de l’îlot central. La police indique 40 km/h en ville et 20 km/h ou moins aux travaux. L’usage du téléphone au volant est interdit ; la ceinture s’applique aux passagers arrière comme avant. Conduire sous influence d’alcool ou de drogues est interdit. Signalez avant de tourner, dépasser ou démarrer et arrêtez-vous à la demande de la police. Après un accident, arrêtez-vous immédiatement. Tout accident avec blessure doit être signalé à la police sous 24 heures ; les dégâts matériels doivent l’être sous cinq jours à Efate, Espiritu Santo, Malekula et Tanna, et sous 15 jours sur les autres îles. Le test de police comprend des épreuves orale, écrite et pratique. Le test actuel se fait sur véhicule manuel ; une voiture automatique n’est acceptée qu’avec autorisation ministérielle. En bislama, un arrêt de bus peut être décrit comme un « place blong stopem wan bus ». Marche et vélo restent utiles sur de courtes distances, mais routes étroites, surfaces non revêtues, pluie, enfants sur la route et circulation mixte créent des risques. La conception des routes du Public Works Department prend en compte sécurité des véhicules et piétons, accès et drainage ; aucun réseau national piéton ou cyclable, tarif ou système d’usage n’a été attesté. Les transports ont aussi un rôle environnemental majeur. Le Vanuatu importe plus de 56 millions de litres de carburant par an, dont environ 63 % de diesel. Le transport produit près de 52,7 % des émissions nettes nationales. Dans les émissions des transports, routes : 78,6 %, aviation intérieure : 9,6 %, navigation intérieure : 11,7 %. Un ancien jeu de données attribuait 87 % des émissions de dioxyde de carbone liées au transport aux routes ; comparaison directe impossible, car les données et périmètres diffèrent. Les normes d’émissions des véhicules et de carburant étaient en cours d’élaboration ; les procédures de contrôle des émissions ont été mises à jour le 10 août 2026. La contribution climatique 2035 du Vanuatu prévoit une amélioration de 10 % de l’efficacité des transports terrestres et maritimes, 10 % d’autobus publics électriques, 10 % de voitures électriques dans le parc gouvernemental et 1 000 deux- et trois-roues électriques. Ce sont des objectifs, pas des résultats déjà atteints.
Transports au Vanuatu
Les transports au Vanuatu relient 83 îles par routes, transports publics terrestres, navires interinsulaires et vols intérieurs. Les routes assurent les déplacements locaux ; bateaux et avions sont les principaux liens vers les îles éloignées. Couverture, tarifs et horaires varient fortement selon l’île, le fournisseur, la météo et l’état des routes.
Conseil
Le transport au Vanuatu dépend de l’île, de l’état des routes, de la météo, de l’urgence et des services disponibles ; il n’existe pas de réseau national uniforme. Utilisez bus ou taxi pour les trajets locaux adaptés, vérifiez les routes rurales avant de prendre la voiture et choisissez bateau ou avion entre les îles selon les marchandises, le délai et la fiabilité des correspondances. Vérifiez juste avant le départ tarifs, horaires, documents, taxes et météo, et prévoyez une solution de rechange lorsque la capacité est limitée.

