À Tuvalu, la dette publique et la dette privée relèvent de règles différentes. Les emprunts publics exigent une base juridique écrite et le contrôle du Parlement. Les dettes personnelles et commerciales dépendent généralement du contrat de prêt, des droits de recouvrement du créancier, des garanties disponibles et des éventuelles décisions judiciaires. La mesure budgétaire pour l’exercice 2026/27 couvre la dette extérieure de l’administration centrale. Elle indique un solde d’environ 1,38 million AUD auprès de la BAD, après le remboursement intégral de la dette envers l’ICDF durant l’exercice 2025/26. Selon cette mesure, le ratio dette/PIB est d’environ 1,8 %. Aucun nouvel emprunt extérieur n’est enregistré depuis 2019. La dette est entièrement libellée en droits de tirage spéciaux ou exposée aux devises étrangères, son taux d’intérêt est fixe et son taux d’intérêt moyen pondéré est de 0,89 %. La durée moyenne avant échéance est de 4,5 ans, 13,7 % de la dette arrive à échéance dans l’année et le service de la dette représente environ 0,68 % des recettes. Les amortissements prévus se poursuivent de 2025/26 à 2037/38, avec au moins 0,092 million AUD dû au cours de la dernière année. L’analyse de viabilité de la dette du FMI pour 2025 utilise une mesure plus large, incluant la dette de l’administration centrale, la dette garantie par l’État et les dettes garanties ou non garanties des entreprises publiques (SOE). Fin 2024, cette dette publique élargie s’élevait à environ 9,5 millions AUD, soit 11,1 % du PIB, dont environ 2,5 millions AUD dus à la BAD, 1,1 million AUD à l’ICDF et 5,9 millions AUD de dette publique intérieure envers la NBT. L’analyse classe comme élevé le risque de surendettement extérieur et global, tout en considérant la dette viable dans le scénario de référence, car les conditions d’emprunt sont concessionnelles, le service de la dette est faible et des réserves CIF/TTF sont disponibles. Le scénario de référence à long terme dépasse le seuil de la valeur actualisée de la dette rapportée au PIB à partir de 2038/39. Les principaux risques sont les déficits budgétaires persistants, les variations des recettes de licences de pêche et des subventions, les chocs climatiques ou les catastrophes naturelles et les fluctuations de change. La loi sur les emprunts et garanties de l’État, y compris la modification de 2025 figurant dans l’index législatif actuel, exige que le ministre et le Cabinet n’empruntent sur le marché intérieur ou extérieur qu’à des conditions approuvées par le Parlement. Le Parlement doit approuver l’objet d’un prêt. Le principal, les intérêts et les frais sont payés sur le Fonds consolidé ou, le cas échéant, sur un autre fonds désigné par la loi. Toute garantie de l’État exige également l’approbation du Parlement et des garanties de remboursement. Le programme de garantie de crédit est limité à 10 000 $ par opération. Le produit des prêts doit être géré selon une loi écrite et peut être versé au Fonds consolidé ou à un fonds désigné ; le Fonds de développement peut également recevoir le produit d’emprunts. Le Parlement peut autoriser l’abandon ou la radiation de créances publiques. La NBT exerce des activités bancaires générales, notamment les dépôts, prêts, crédits, garanties et souscription de prêts. Les sources consultées ne fournissent pas de statistique générale actuelle sur le crédit à la consommation ou les arriérés des ménages. La DBT recouvre les prêts, et sa dette a le même rang que les créances fiscales publiques dans les procédures de faillite ou d’insolvabilité. La loi de 1939 sur la prescription ne s’applique pas au recouvrement des prêts de la DBT. Le régime de petits prêts à l’investissement du TNPF est une option d’emprunt définie pour un membre cotisant actif ayant au moins 400 $ sur son compte de retraite. Le régime exclut les demandeurs ayant eu plus de trois mois d’arriérés au cours des 12 mois précédents, les personnes de moins de 45 ans sans emploi, les remboursements qui ne peuvent être directement retenus sur le salaire et les demandeurs dont plus de 40 % du salaire net est déjà engagé. Le montant du prêt dépend du solde du compte de retraite ; le barème consulté indique un minimum de 100 $ et un maximum de 30 % de ce solde. Le compte de retraite sert de garantie. La durée peut aller jusqu’à dix ans ; les remboursements ne peuvent dépasser 40 % du revenu net et doivent être d’au moins 20 $ par quinzaine ou de 10 % selon la règle du régime. L’intérêt est de 8,75 % par an sur le solde décroissant. Les frais de demande sont de 20 $ et un chèque rejeté coûte 10 $. Un emprunteur en défaut actif ne peut obtenir un autre prêt du TNPF tant qu’un compromis n’a pas été conclu. Avec consentement, un défaut actif peut se poursuivre pendant 12 mois ; un défaut inactif peut être apuré du compte de retraite après six mois, mais uniquement comme dernière méthode de recouvrement appropriée. Le TNPF examine également la cause des arriérés. Les demandes se font en personne à Funafuti ; les formulaires approuvés pour les îles périphériques et les Fidji peuvent être transmis par des agents ou le Haut-Commissariat. Un jugement impayé peut entraîner une saisie sur salaire. L’employeur verse au tribunal le montant ordonné. Une ordonnance du tribunal de première instance peut fixer des paiements allant jusqu’à 20 $ par quinzaine, tandis que le magistrat principal prend en compte les salaires, les ressources et les besoins pour fixer le montant. L’employeur doit s’y conformer dans les sept jours. Si l’emploi prend fin ou si un employeur fournit de fausses informations sur l’emploi, le tribunal doit en être informé dans les dix jours. Les frais judiciaires peuvent être déduits et le tribunal peut annuler ou modifier l’ordonnance. Le non-respect peut entraîner une amende maximale de 200 $. Un acte de vente peut garantir une dette en grevant des biens meubles personnels. Le document exige un inventaire, un témoin et un enregistrement. En cas de défaut, faillite, saisie, fraude ou exécution, les biens peuvent être saisis lorsque les conditions légales sont réunies. Les dettes des sociétés relèvent d’une voie de recouvrement distincte en vertu de la loi sur la liquidation des sociétés. Un créancier peut demander la liquidation si une demande de paiement de plus de 500 $ reste impayée pendant trois semaines et si la dette n’est pas garantie ou réglée par un accord. Une exécution infructueuse ou une preuve présentée au tribunal peut également étayer la demande. La requête peut être déposée par la société, un créancier, un associé, le séquestre officiel ou le ministre. Une fois la liquidation engagée, le tribunal peut suspendre les procédures et toute exécution contre la société après le début de la procédure est sans effet. Cette procédure concerne les sociétés, pas les dettes personnelles. L’index officiel de la législation consulté pour 2026 ne répertorie aucune loi autonome sur la faillite des particuliers. Il ne fait pas non plus apparaître de procédure générale d’effacement personnel des dettes, d’agence d’allègement de la dette, de service de conseil en endettement ou de médiateur du crédit à Tuvalu. Une personne qui ne peut rembourser peut devoir négocier un compromis informel avec son créancier, utiliser un compromis du TNPF si elle y est admissible, faire face aux garanties, aux saisies sur salaire ou demander l’aide du tribunal ou de l’avocat du peuple. L’accès, les frais et les délais dépendent du créancier et du tribunal ; aucune règle générale d’allègement des dettes personnelles n’est établie dans les sources consultées.
Les dettes à Tuvalu
À Tuvalu, une dette est une obligation de payer de l’argent ou de fournir une autre prestation. Elle comprend les prêts, factures impayées, arriérés, jugements et obligations garanties. La dette publique est gérée par le Parlement, le ministère des Finances et du Développement économique (MFED) et le Trésor, tandis que la Banque nationale de Tuvalu (NBT), la Banque de développement de Tuvalu (DBT) et le Fonds national de prévoyance de Tuvalu (TNPF) fournissent ou administrent différentes formes de crédit. Les particuliers s’appuient généralement sur des accords avec les créanciers, l’exécution judiciaire ou des garanties, car l’index législatif de 2026 consulté ne fait apparaître aucun régime autonome de faillite personnelle.
Conseil
Commencez par classer la dette : les emprunts publics, dettes de société, crédits du TNPF ou d’autres organismes, dettes garanties et jugements entraînent des conséquences différentes. Pour une dette personnelle, une négociation écrite précoce est souvent la première démarche la plus réaliste, car aucun régime général de faillite ou d’effacement personnel n’est identifié à Tuvalu. Avant de signer ou d’accepter un nouveau crédit, comparez chaque remboursement à votre revenu net, aux frais, aux garanties et aux conséquences d’un défaut.

