Les médias publics fournissent l’essentiel des actualités et des informations publiques au Turkménistan. Les titres imprimés comprennent Türkmenistan, Нейтральный Туркменистан, Watan, Galkynyş, Nesil, Aşgabat, Adalat, Türkmen dili et Esger. La télévision publique comprend Altyn Asyr: Turkmenistan, Yashlyk, Miras, Aşgabat, Türkmen owazy et Turkmenistan sport, ainsi que quatre programmes radiophoniques. Leur contenu suit généralement les messages du gouvernement et du président. Les journaux et publications étrangers sont difficiles à obtenir, et rien ne permet d’établir de manière fiable qu’une presse nationale indépendante puisse fonctionner librement. La loi de 2012 sur les médias, modifiée en 2013, 2016 et 2018, établit formellement la liberté des médias, l’accès à l’information et les droits des journalistes. Les organes publics, les autorités locales, les partis, les associations publiques, les personnes morales et les citoyens âgés de 18 ans ou plus peuvent créer des médias conformément aux règles d’enregistrement applicables. Les médias publics suivent les procédures d’enregistrement du Cabinet des ministres ; les autres rédactions s’enregistrent comme personnes morales. Après l’obtention de son certificat, une publication enregistrée dispose généralement d’un délai pouvant aller jusqu’à un an pour commencer ses activités. Le ministère des Communications, TurkmenTelekom et TMCELL font partie des organismes liés aux communications et à l’accès numérique, tandis que l’Agence de presse d’État du Turkménistan, également appelée TDH, produit les informations officielles. La loi sur la télévision et la radiodiffusion autorise la radiodiffusion publique et décrit un service public auquel participent des citoyens et la société civile. Aucun diffuseur indépendant de service public en activité n’a été documenté de manière fiable. Les droits de participation officiels n’offrent donc pas le même choix pratique de points de vue qu’un système de radiodiffusion pluraliste. L’évaluation 2025 de Freedom House a attribué zéro point à plusieurs indicateurs portant sur l’accès politique aux médias, le journalisme indépendant et la liberté en ligne. Belet, exploité par JAN Technology, est le service médiatique local privé le mieux documenté. Il propose des films et de la vidéo à la demande, la télévision en direct et des contenus sportifs au moyen d’abonnements payants à durée limitée ou de cartes cadeaux. L’accès Standard couvre les films, tandis que l’offre Premium comprend aussi les sports en direct. Les conditions accessibles n’indiquent pas de prix actuel pour l’abonnement. Un compte et un numéro de téléphone turkmène sont nécessaires ; des restrictions territoriales ou d’adresse IP peuvent limiter l’accès. Les utilisateurs doivent généralement avoir au moins 18 ans ; les mineurs peuvent utiliser le service sous le contrôle d’un adulte. Le service est privé et non commercial : la copie ou la revente de son contenu n’est pas autorisée. Son administrateur peut modifier, retirer ou bloquer du contenu, des comptes ou l’accès sans préavis. La Constitution protège officiellement la recherche, la réception et la diffusion d’informations par des moyens qui ne sont pas interdits par la loi. La loi sur les médias protège l’accès à l’information et interdit la censure ou l’ingérence dans le travail des médias. Cependant, la loi sur Internet restreint les informations protégées, les insultes visant le président, la diffamation, la violence, la guerre et la propagande haineuse, la pornographie, l’incitation au crime et les atteintes à la propriété intellectuelle. La protection officielle de l’accès à Internet et l’égalité de traitement coexistent donc avec de larges restrictions et un important écart entre les textes et la pratique quotidienne. Le journalisme est officiellement une profession libre qui ne nécessite pas de licence professionnelle. Les journalistes peuvent rechercher, demander, recevoir et diffuser des informations, se rendre auprès des autorités et des bureaux de presse, accéder aux documents sauf aux secrets protégés, et enregistrer ou photographier lorsque la loi le permet. Ils peuvent vérifier leurs sources et refuser des missions falsifiées ou illégales. L’accréditation relève des organismes publics compétents selon les règles du Cabinet des ministres ; après accréditation, les journalistes étrangers bénéficient officiellement des mêmes droits. Dans la pratique, les journalistes indépendants, leurs sources et leurs proches peuvent subir des pressions, des détentions, des mauvais traitements et des poursuites à motivation politique. La loi sur les droits de l’enfant encourage l’accès à des informations adaptées à l’âge provenant de différentes sources et restreint l’accès des enfants à des contenus sur la guerre, la cruauté, la violence, la discrimination raciale ou religieuse et d’autres sujets nuisibles à leur développement. Belet applique des règles d’âge et de contrôle par un adulte. Des informations font aussi état de contrôles de téléphones portables à l’école ou par la police, ainsi que de questions posées aux parents sur l’utilisation de VPN ou des réseaux sociaux. Aucun dispositif national fiable d’éducation aux médias ou de médias pour les jeunes n’a été documenté. La plupart des services mondiaux de réseaux sociaux et de messagerie sont bloqués ou difficiles d’accès. WhatsApp a été brièvement accessible sans VPN en février 2026, puis de nouveau bloqué au bout de cinq jours. Les VPN et Tor servent de solutions de contournement informelles, mais peuvent aussi être bloqués ou surveillés. Des utilisateurs, des prestataires et des familles auraient subi des interrogatoires, des inspections d’appareils, des coupures d’Internet, des déclarations écrites renonçant à leur usage et des conséquences pénales. Il n’existe pas de liste blanche officielle fiable des plateformes autorisées. Les listes du ministère mentionnent la télévision en ligne, l’IPTV, TelecomWiFi et les services d’administration électronique, mais les tarifs Internet standard et les données de couverture actuels ne sont pas disponibles de manière transparente.
Les médias au Turkménistan
Le Turkménistan dispose d’un système médiatique officiel dominé par les journaux, la télévision, la radio et les portails en ligne publics. Le journalisme indépendant national, la radiodiffusion de service public pluraliste et les grandes plateformes mondiales de réseaux sociaux librement accessibles n’ont pas d’équivalent local fiable. L’accès à Internet est limité, et le blocage, la surveillance et les restrictions juridiques influent fortement sur la manière dont les personnes obtiennent, publient et partagent des informations.
Conseil
Utilisez les médias publics turkmènes pour les annonces gouvernementales, sans considérer leur couverture comme l’ensemble des points de vue disponibles. Choisissez Belet pour les contenus de divertissement payants locaux ou les sports en direct si ses conditions d’âge, de compte, de territoire et d’accès vous conviennent. Les solutions de contournement des blocages et les publications sensibles comportent des risques élevés, car utilisateurs, sources et familles peuvent subir blocage, surveillance ou pression.

