Le Code civil en vigueur depuis le 1er janvier 2026 régit les prêts et les obligations connexes, sous réserve des dispositions transitoires applicables aux relations plus anciennes. En règle générale, l’emprunteur doit restituer de l’argent ou des biens de même nature. Un prêt bancaire est normalement constaté par écrit, et le contrat précise le taux d’intérêt, les frais, les dates de remboursement, la responsabilité en cas de retard et les motifs éventuels de résiliation. Le taux variable d’un prêt bancaire peut être lié au taux directeur de la Banque centrale du Turkménistan. En cas de retard sur un prêt bancaire, l’intérêt légal correspond au taux directeur de la Banque centrale augmenté de trois points de pourcentage ; les intérêts de retard ne peuvent pas être capitalisés. Un prêt à durée indéterminée peut généralement être résilié avec un préavis de trois mois, et le transfert d’une dette nécessite l’accord du créancier. Les banques et autres établissements de crédit proposent des prêts selon des conditions formelles. Les prêteurs évaluent couramment la citoyenneté turkmène, un emploi ou un revenu régulier, une carte de salaire, les antécédents de crédit, l’objet déclaré du prêt, un ou deux garants, une assurance ou une sûreté. Halkbank propose des prêts à la consommation jusqu’à 50 000 TMT, sur une durée maximale de cinq ans, à 7 % avec un garant ou une assurance, ainsi que des prêts jusqu’à 100 000 TMT avec deux garants, une sûreté ou une assurance. Ses produits publiés comprennent aussi des prêts hypothécaires à 1 % sur une durée maximale de 30 ans auprès de l’agence d’Achgabat, des prêts étudiants à 5 % sur un an au maximum et des prêts pour jeunes mariés à 1 %, jusqu’à 20 000 TMT sur trois ans au maximum. La Banque d’État du commerce extérieur du Turkménistan propose des crédits à la consommation à 7 % sur deux à trois ans et des microcrédits agricoles ou d’élevage jusqu’à 30 000 TMT, à 10 % sur trois ans au maximum, aux propriétaires fonciers ou de parcelles admissibles. La disponibilité, l’approbation et les frais actuels dépendent du prêteur et doivent être vérifiés dans le tarif et le contrat en vigueur. Halkbank a également signalé l’existence de Sanly karz, une demande en ligne qui vérifie les données de passeport, de carte de salaire et d’antécédents de crédit, et nécessite normalement une visite à la banque. Le coût d’un prêt peut comprendre des frais propres au produit. Une page de Halkbank indique des frais de service de 10 TMT plus 15 % de TVA, tandis qu’un tarif de 2025 prévoit 200 TMT pour la modification d’un contrat, d’une sûreté ou d’un garant, 400 TMT pour la formalisation d’une hypothèque et 5 000 TMT pour le transfert d’une dette hypothécaire ou d’un bien immobilier. Ces montants ne constituent pas un tarif universel applicable à tous les prêteurs. Si l’emprunteur prévoit de manquer des échéances, il doit contacter rapidement la banque, demander par écrit un rééchelonnement et vérifier le relevé du compte. Un report ou un nouveau calendrier de paiement n’entre en vigueur qu’avec l’accord du créancier. Aucun moratoire général destiné aux consommateurs n’a été établi. En cas de défaut, le créancier peut réclamer les intérêts et dommages prévus au contrat ou par la loi. Selon le contrat et le droit applicable, il peut exiger le remboursement anticipé de la dette et réaliser un gage, une hypothèque, une garantie bancaire ou un cautionnement. Les banques doivent prendre des mesures juridiques de recouvrement ; après l’échec des démarches, elles peuvent être autorisées à passer la créance en perte sur leurs réserves conformément aux règles applicables. Un jugement ou un autre titre exécutoire peut être transmis à l’Administration de l’exécution judiciaire relevant de la Cour suprême et à ses services territoriaux. Après l’ouverture de l’exécution, le débiteur dispose normalement de cinq jours pour payer volontairement, sauf en cas d’exécution immédiate. Les mesures ultérieures peuvent inclure la saisie des comptes bancaires, les retenues sur revenus, l’inventaire et la saisie de biens, leur vente aux enchères ou de gré à gré, ainsi que la saisie de créances. Le débiteur et le créancier peuvent consulter le dossier, déposer des requêtes et contester en justice les actes de l’huissier. Les frais de recherche, d’évaluation, de garde, de vente et de services bancaires ou postaux peuvent être ajoutés ; l’huissier reçoit une prime de 5 % sur les sommes recouvrées. À partir de l’ouverture de l’exécution, les pénalités légales de retard cessent de courir. Certaines prestations de maternité, de garde d’enfant, de retraite, de bourse et d’aide sociale, ainsi que certaines catégories de revenus, sont protégées, sous réserve d’exceptions légales telles que la pension alimentaire et l’indemnisation en cas de maladie ou de décès. L’échec d’une tentative d’exécution n’annule pas automatiquement la dette. S’il ne reste aucun bien saisissable après les mesures disponibles, le titre peut être renvoyé au créancier. Les créanciers garantis sont généralement prioritaires, et une hypothèque peut grever tout ou partie d’un logement, sous réserve du montant dû, de l’enregistrement et des garanties judiciaires. Des avocats habilités peuvent fournir des conseils, traiter des plaintes et représenter des clients dans des affaires civiles ou arbitrales. L’aide juridique gratuite est expressément prévue dans certains domaines, notamment les pensions alimentaires, les indemnisations pour maladie ou décès et certains groupes vulnérables ; les autorités ou les tribunaux peuvent réduire ou supprimer d’autres frais en fonction des ressources. Aucun organisme public spécialisé dans le conseil en matière d’endettement n’a été établi. L’insolvabilité commerciale se distingue de l’endettement ordinaire d’un salarié. La loi sur la faillite concerne principalement les personnes morales, les entrepreneurs et les personnes exerçant une activité économique. Un tribunal économique du siège enregistré du débiteur peut être saisi lorsque le débiteur refuse ou ne peut payer, que la dette reste impayée deux mois après une mise en demeure formelle du créancier ou que le passif excède l’actif. La demande enregistrée du créancier fixe normalement un délai de deux mois et avertit de l’ouverture d’une procédure de faillite. Les voies possibles comprennent une négociation amiable, un report accepté par tous les créanciers ou par au moins deux tiers d’entre eux, une liquidation volontaire, une réorganisation, une gestion administrative, un redressement financier, une liquidation forcée ou un accord homologué par le tribunal. Une assemblée de créanciers doit généralement réunir au moins 50 % des créances non garanties pour atteindre le quorum, et l’approbation d’un accord exige au moins les deux tiers de la valeur des créances. Les créances garanties sont traitées en dehors de l’ordre ordinaire de distribution. Les règles de faillite applicables à un entrepreneur individuel peuvent porter sur les biens saisissables et classer les créances de la manière suivante : dommages pour atteinte à la vie ou à la santé et pension alimentaire ; créances salariales des employés pour trois mois au maximum ; créanciers garantis ; budget et paiements sociaux ; autres créanciers. Ces procédures commerciales ne prévoient pas de rétablissement financier général pour les consommateurs ordinaires. La dette publique relève d’un cadre budgétaire distinct. Le Code budgétaire définit la dette de l’État comme les prêts publics décaissés mais non remboursés et les obligations connexes, y compris la dette intérieure et extérieure. Le gouvernement, la Banque centrale du Turkménistan et les autorités exécutives locales peuvent être débiteurs. La dette publique peut être à court terme, jusqu’à un an, à moyen terme, d’un à cinq ans, ou à long terme, au-delà de cinq ans. Le ministère des Finances et de l’Économie l’enregistre et la surveille, analyse les plafonds, planifie le remboursement et le service de la dette, et traite le refinancement ou la restructuration. Le service de la dette du budget central est financé par le budget central ; celui des collectivités locales l’est par les budgets locaux. Les dépenses locales consacrées au service de la dette ne peuvent dépasser 10 % des recettes du budget local. Une garantie de l’État nécessite une résolution présidentielle et un plafond budgétaire. Les frais de garantie sont de 0,2 % pour les personnes morales contrôlées par l’État et de 2 % pour les autres personnes morales. Le gouvernement ne paie qu’en cas de défaut, à l’échéance et dans la limite des fonds budgétaires disponibles, puis exerce un recours contre l’emprunteur. Une restructuration exige l’accord du prêteur et de l’emprunteur ainsi qu’une décision gouvernementale. Selon les estimations du FMI, la dette publique totale représentait 4,1 % du PIB en 2024, 3,1 % en 2025 et devrait atteindre 2,9 % en 2026 ; ces chiffres comprennent la dette publique intérieure, la dette publique extérieure et la dette garantie par l’État et comportent une incertitude statistique.
Les dettes au Turkménistan
La dette au Turkménistan comprend les prêts bancaires, les obligations impayées, les emprunts garantis, la dette publique et les passifs des entreprises. Il existe des règles formelles en matière de crédit, de recouvrement et d’insolvabilité, mais aucune preuve ne permet d’établir l’existence d’un service général de conseil en endettement financé par l’État ni d’une procédure de rétablissement financier destinée aux consommateurs. Les conséquences pratiques dépendent du contrat, des sûretés, du statut du débiteur et du caractère personnel, commercial ou public de la dette.
Conseil
Au Turkménistan, considérez une dette comme une obligation contractuelle documentée et un risque de recouvrement, et pas seulement comme un problème d’échéance. Vérifiez sans attendre le solde, les délais, les sûretés et les frais applicables, puis choisissez entre négociation avec le créancier, représentation juridique et procédure d’insolvabilité commerciale en fonction de la dette et du statut du débiteur.

