Le système médiatique de Trinité-et-Tobago est mixte et couvre tout le pays, avec des services supplémentaires à portée nationale, à l’échelle de Trinité ou de Tobago et spécialisés. En 2024, l’Autorité des télécommunications de Trinité-et-Tobago, communément appelée TATT, recensait 66 concessions de radiodiffusion : 4 services de télévision gratuite, 14 services télévisés distribués par câble, 11 services de télévision par abonnement et 37 services de radio gratuite. La radiodiffusion nécessite une concession du ministre compétent ainsi qu’une licence de radiocommunication délivrée par TATT. TATT gère également les fréquences, surveille le marché, publie les tarifs chaque trimestre, traite les plaintes et peut imposer des sanctions. La radio et la télévision gratuites sont accessibles par signaux terrestres sans abonnement; la télévision par câble ou par abonnement nécessite un prestataire et le paiement d’un forfait. En 2024, la télévision par abonnement comptait environ 209 900 abonnés et 99,3 % de ces abonnements étaient numériques. Au troisième trimestre 2025, les recettes de la télévision par abonnement atteignaient TT$143 millions, contre TT$25,4 millions pour la radio gratuite, TT$8,3 millions pour la télévision gratuite et TT$1,8 million pour la télévision par câble. La radio reste largement disponible, mais les coûts pour les ménages, l’accès numérique, la couverture à Tobago ou des services spécialisés et la disponibilité des services peuvent créer des lacunes. La télévision numérique terrestre, ou DTT, utilise la transmission numérique plutôt que les anciens signaux analogiques. Trinité-et-Tobago utilise la norme ATSC 3.0 depuis le 18 janvier 2023. La DTT peut prendre en charge la télévision, les services de données, l’apprentissage en ligne et les alertes d’urgence. Des plans antérieurs évoquaient un lancement en 2025 et l’arrêt de l’analogique en 2026, mais la position actuelle de TATT est une mise en œuvre complète d’ici 2027; les dates antérieures ne doivent donc pas être considérées comme définitives. Les principaux journaux sont le Trinidad and Tobago Guardian, le Trinidad Express et Newsday. Guardian Media regroupe l’édition imprimée, la télévision CNC3, TBC Radio et des services numériques; Newsday est publié par Daily News Limited. Aucun permis de presse national ni aucune obligation légale d’enregistrement des journalistes n’ont été établis pour Trinité-et-Tobago. Les journalistes peuvent travailler pour des entreprises médiatiques, des rédactions indépendantes ou en ligne, des réseaux professionnels comme l’Association des médias de Trinité-et-Tobago, appelée MATT, et suivre une formation en journalisme. MATT promeut des normes professionnelles, la sécurité, l’indépendance et le perfectionnement pratique. L’Association des éditeurs et radiodiffuseurs de Trinité-et-Tobago et son Conseil des plaintes relatives aux médias offrent un mécanisme sectoriel de plainte et d’autorégulation. L’accès Internet permet d’utiliser des sites Web, les médias sociaux et les services dits « over-the-top », c’est-à-dire des services de communication ou de diffusion en continu acheminés par Internet en parallèle des télécommunications et de la radiodiffusion traditionnelles. En 2024, 14 des 18 fournisseurs de services Internet fixes autorisés étaient actifs. Au troisième trimestre 2025, l’Internet mobile comptait environ 812 000 abonnements actifs, soit 59,3 pour 100 habitants, et le haut débit fixe environ 418 000 abonnements; le ratio de connexions fixes par ménage était de 98,7 pour 100 ménages. Une enquête de 2021 indiquait que 83 % des personnes utilisaient des services over-the-top et que 79 % de ces utilisateurs y accédaient quotidiennement. Les prix du mobile, des fournisseurs Internet et du Wi-Fi déterminent l’accès pratique. TTWiFi et NALIS, le système national de bibliothèques et d’information, offrent des solutions d’accès public dans certains contextes. Le Cadre sur la diffusion illicite de médias en continu de 2024 considère les flux illégaux, les boîtiers Android non autorisés et les logiciels conçus pour contourner les contrôles d’accès comme des violations du droit d’auteur. L’importation, la vente, la location ou la promotion d’appareils de diffusion en continu illégaux sont interdites. Une infraction commerciale pertinente peut entraîner une amende maximale de TT$250 000 et jusqu’à 10 ans d’emprisonnement. Les services d’abonnement ou over-the-top autorisés ainsi que les offres de radiodiffusion ou de câble sous licence constituent les options légales. La Constitution protège la liberté de pensée et d’expression ainsi que la liberté de la presse. La Freedom of Information Act 1999 donne un droit général d’accès aux documents détenus par les autorités publiques, sous réserve d’exceptions. La Data Protection Act 2011 établit des principes de confidentialité, de consentement, de finalité et de sécurité, bien qu’elle n’ait été mise en vigueur que partiellement. La Copyright Act protège automatiquement les œuvres originales sans obligation d’enregistrement et couvre la reproduction, la communication, la radiodiffusion et l’adaptation. Les règles de diffamation et de libelle prévues par la Libel and Defamation Act peuvent entraîner des risques juridiques si un contenu médiatique porte atteinte à la réputation d’une personne. L’usage des médias par les enfants est régi notamment par la Children Act 2012 et la Children and Young Persons (Harmful Publications) Act. Les lignes directrices de radiodiffusion évoquent le consentement éclairé, en particulier pour les moins de 18 ans, la protection contre les représentations exploitantes, l’étiquetage des contenus destinés à un public averti et les restrictions sur la publicité ciblant les enfants. TT-CSIRT, le service national d’intervention en cas d’incident de cybersécurité, a relevé des risques comme le harcèlement sexuel en ligne, la cyberintimidation, la sextorsion, l’atteinte à la vie privée et l’hameçonnage. Les signalements peuvent être adressés au Département des victimes spéciales du Service de police de Trinité-et-Tobago, au 999, au 555 ou au 800-TIPS. NALIS soutient l’accès à Internet et la supervision parentale, tandis que TATT mène des programmes d’éducation numérique et destinés aux jeunes à risque. Le public peut participer en soumettant des plaintes relatives à la radiodiffusion à TATT, en répondant aux consultations de TATT, en demandant des documents publics au titre de la Freedom of Information Act, en suivant les débats parlementaires par Parliament Radio, la télévision gratuite du Parlement, ParlView ou YouTube, et en utilisant les services d’information de NALIS. MATT et l’Association des éditeurs et radiodiffuseurs de Trinité-et-Tobago soutiennent également l’autorégulation professionnelle et publique des médias. Vérifier la source, la date, les preuves, le propriétaire et le but d’un reportage aide à réduire le risque de se fier à des informations inexactes ou trompeuses.
Les médias à Trinité-et-Tobago
À Trinité-et-Tobago, les médias comprennent la presse, la radio, la télévision, la diffusion en continu et les médias sociaux, proposés par des canaux formels, commerciaux, publics et informels. L’Autorité des télécommunications de Trinité-et-Tobago réglemente la radiodiffusion, les marchés des télécommunications, les fréquences, les tarifs et les plaintes. L’accès va de la radio et de la télévision gratuites aux réseaux câblés payants, à la télévision par abonnement, à l’Internet mobile et à la diffusion en continu en ligne. Les coûts, l’accès numérique, la couverture, le droit d’auteur, la vie privée, la sécurité des jeunes et la fiabilité des médias influencent tous l’usage de ces services.
Conseil
Considérez l’accès aux médias à Trinité-et-Tobago comme un choix combinant coût, couverture, légalité, fiabilité et sécurité. Choisissez la télévision ou la radio gratuites, la télévision payante, la diffusion en continu sur Internet ou l’accès public selon le contenu recherché et la durée pendant laquelle vous pouvez maintenir cet accès. Vérifiez les sources avant de vous fier à une information et prêtez une attention particulière au droit d’auteur, à la vie privée et à la sécurité en ligne des enfants.

