Le principal cadre juridique est constitué de la loi n° 2022-005 et du décret n° 2022-050. L’entrée nécessite normalement de passer par un poste-frontière officiel, de présenter un passeport valide ou un document d’identité accepté en vertu d’un accord, de s’enregistrer et, le cas échéant, d’obtenir un visa et un certificat international de vaccination. La Direction Générale de la Documentation Nationale (DGDN), qui relève du ministère de la Sécurité, traite les principaux documents d’immigration et les cartes de séjour. L’exemption de visa actuellement accordée aux ressortissants africains exige un passeport national valide et autorise un séjour d’une durée maximale de 30 jours. Les voyageurs doivent soumettre le bordereau d’immigration en ligne au moins 24 heures avant leur arrivée. Les règles de sécurité, de santé et d’immigration continuent de s’appliquer ; l’entrée sans visa n’autorise pas à elle seule un emploi ni une installation permanente. Les ressortissants des autres pays, les personnes qui séjournent plus de 30 jours et celles qui viennent pour un motif de longue durée doivent généralement demander un visa électronique par l’intermédiaire de Togo Voyage. La demande doit être déposée au moins cinq jours avant l’arrivée ; le délai de traitement annoncé par la DGDN peut atteindre cinq jours. La délivrance de visas à l’arrivée et les services de visa express sont actuellement suspendus jusqu’à nouvel ordre ; le dépôt manuel est réservé aux pannes de la plateforme. Le Togo distingue actuellement les visas de tourisme, d’immigration, professionnels et de courtoisie. Un visa de tourisme ou professionnel pour une durée de 1 à 15 jours coûte 25 000 XOF pour une entrée ou 35 000 XOF pour plusieurs entrées. Un visa à entrées multiples coûte 45 000 XOF pour une durée de 16 à 30 jours, 65 000 XOF pour 31 à 90 jours et 100 000 XOF pour un séjour professionnel de 91 à 365 jours. Un visa d’immigration de 31 à 90 jours coûte 65 000 XOF, tandis que le visa de courtoisie est gratuit. Les demandes exigent généralement le formulaire, les trois premières pages du passeport, une photo et, le cas échéant, un justificatif d’hébergement, une invitation, un billet d’avion, une assurance ou des justificatifs de ressources. Les paiements électroniques sont définitifs et ne sont pas remboursés en cas de refus. Le visa d’immigration permet une installation de plus longue durée pour travailler, étudier ou rejoindre sa famille. Il est délivré pour une durée maximale de 90 jours et peut être renouvelé une fois ; la personne demande ensuite une carte de séjour. Le visa professionnel couvre des activités de journalisme, de reportage, de commerce, de projet ou d’expertise à durée limitée et dure normalement jusqu’à 90 jours. Il n’autorise pas à lui seul un emploi rémunéré permanent. Les dossiers d’études et de stage nécessitent un établissement agréé ou une attestation de stage. Le regroupement familial exige généralement une invitation et le titre de séjour du parent lorsque celui-ci est étranger. Pour travailler, il faut normalement obtenir l’autorisation d’entrée applicable ainsi qu’une autorisation soutenue par l’employeur. Celui-ci demande une autorisation d’entrée lorsque la spécialisation requise n’est pas couverte par le marché du travail local. Une autorisation de travail distincte, présentée par le service public, est valide trois mois ; une autre autorisation d’entrée concernant certaines activités exercées par des personnes qui ne relèvent pas de la CEDEAO, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, est décrite comme prenant deux semaines, coûtant 5 000 XOF en timbres et étant valable six mois, avec possibilité de renouvellement. Le document exact dépend de l’activité et du statut de la personne. Un étranger qui réside au Togo pendant six mois consécutifs ou six mois cumulés sur une année doit obtenir une carte de séjour auprès de la DGDN. La carte temporaire est valable un an, la carte ordinaire trois ans et la carte privilégiée cinq ans. Les frais actuellement indiqués sont de 100 000 XOF pour une carte étudiante d’un an, de 250 000 XOF pour une carte étudiante de trois ans, de 200 000 XOF pour les autres cartes d’un an, de 500 000 XOF pour les autres cartes de trois ans et de 800 000 XOF pour une carte de cinq ans. Le délai de traitement annoncé est de 30 à 45 jours ; la demande et le paiement s’effectuent en ligne par Flooz, TMoney, Visa ou Mastercard, puis les documents doivent être présentés ou la carte retirée en personne à la DGDN. Les justificatifs peuvent comprendre les pages du passeport, lequel doit rester valide plus de trois mois après la période couverte par la carte, des photos, des extraits récents de casier judiciaire, des certificats de non-condamnation togolais et de résidence récente, un certificat médical, une preuve de ressources et une preuve du motif du séjour. Les salariés ajoutent une autorisation de travail, un contrat et une attestation de travail ; les étudiants et stagiaires fournissent une attestation d’inscription ou de stage ; les travailleurs indépendants présentent des justificatifs commerciaux, fiscaux et de régularité sociale. Les mineurs ne fournissent généralement pas de justificatifs bancaires ou fiscaux. La carte de séjour autorise à travailler et à quitter le Togo puis à y revenir sans visa, à condition de la présenter avec un document de voyage. Le cadre de 2022 ne prévoit pas de titre de résidence permanente indéfinie dont l’existence ait été confirmée de manière indépendante. La carte privilégiée renouvelable de cinq ans est la plus longue actuellement disponible. Une ancienne description du service public contredit le cadre actuel ; il convient donc de confirmer directement auprès de la DGDN les conditions de résidence de longue durée. La naturalisation est une procédure distincte et discrétionnaire d’accès à la nationalité, et ne découle pas automatiquement d’un long séjour. La protection des réfugiés relève de la loi de 2016 sur les réfugiés. La CNAR reçoit les demandes et le CNR statue. Un service de la police aux frontières peut transmettre une demande dans un délai de 15 jours ; la demande doit généralement être déposée dans les 90 jours suivant l’entrée, sauf motif justifié expliquant le retard. La procédure est gratuite et peut s’appuyer sur toutes les preuves disponibles, la bonne foi et le bénéfice du doute étant pris en compte. L’attestation de demande d’asile confère un droit de séjour temporaire de 90 jours ; elle peut être renouvelée jusqu’à la décision finale, que le CNR doit rendre dans un délai maximal de six mois. Une personne déboutée peut déposer un recours gratuit auprès de la Commission de Recours par l’intermédiaire de la CNAR dans les 30 jours suivant la notification. Les réfugiés reconnus bénéficient d’une protection contre le retour dans une situation dangereuse et peuvent accéder aux tribunaux, à l’aide juridique, à l’assistance publique, à la liberté de religion, à la propriété et aux associations non politiques. Un titre de voyage de la Convention (TVC) est valable cinq ans, mais d’autres pays peuvent tout de même exiger un visa. La nationalité togolaise peut s’acquérir par filiation, sous certaines conditions de naissance et de résidence, par mariage ou par naturalisation. Selon les informations actuelles du service public, un Togolais transmet sa nationalité à son épouse étrangère par le mariage. La naturalisation exige généralement d’avoir au moins 21 ans, d’avoir résidé habituellement au Togo pendant les cinq années précédant la demande, d’y avoir ses intérêts principaux, de jouir d’une bonne conduite et d’une bonne santé, de déclarer renoncer à sa nationalité antérieure et d’avoir une connaissance suffisante d’une langue togolaise. La demande est adressée au ministère de la Justice et comprend normalement un acte de naissance, des justificatifs de résidence ou une carte de séjour, une preuve des intérêts, des justificatifs médicaux, les documents de renonciation et un extrait de casier judiciaire. Le délai de décision et le coût total ne sont pas établis par les informations disponibles. Les autorités peuvent refuser ou annuler une autorisation en cas de dossier incomplet, de fausses informations, d’utilisation abusive de documents, de ressources insuffisantes, de liens avec des activités criminelles, de préoccupations relatives à la sécurité ou à l’ordre public, d’expulsion ou de manquement aux obligations de séjour. Les sanctions signalées comprennent une amende de 400 000 XOF et un éventuel refus d’entrée en cas d’arrivée sans le visa requis, 500 000 XOF pour le travail sans l’autorisation ou la carte requise, 1 000 000 XOF pour l’employeur qui embauche une personne en situation irrégulière, 250 000 XOF en cas de prolongation tardive du visa, 1 000 000 XOF en cas de séjour de plus de six mois par an sans carte, et 300 000 XOF en cas de renouvellement tardif de la carte. Un refus de visa nécessite généralement une nouvelle demande et les frais de traitement ne sont pas remboursés. Une décision d’expulsion peut être contestée devant le juge compétent ; les informations disponibles ne prévoient pas de recours administratif général applicable à tout refus de visa ou de carte de séjour.
Droit de l’immigration au Togo
Au Togo, le droit de l’immigration régit l’entrée, les visas, le séjour, le travail, les études, la migration familiale, la protection des réfugiés, la naturalisation et la nationalité. Depuis le 18 mai 2026, les ressortissants de tous les États africains peuvent entrer sans visa avec un passeport national valide pour une durée maximale de 30 jours, mais cela n’autorise pas automatiquement le travail rémunéré ni l’établissement permanent. Les séjours plus longs et les motifs particuliers nécessitent l’autorisation correspondante des autorités togolaises.
Conseil
Choisissez l’autorisation en fonction du véritable motif et de la durée prévue du séjour, et non de l’option d’entrée la plus simple. L’entrée sans visa convient aux titulaires d’un passeport africain pour un court séjour d’au plus 30 jours, mais n’autorise pas le travail rémunéré ni l’installation permanente. Un emploi, des études, une installation familiale, une demande de protection ou un séjour plus long nécessitent un projet distinct comprenant des délais, des documents et les démarches de séjour qui suivent.

