Selon les recherches disponibles, plus de 90 % de la population du Tadjikistan est musulmane, bien que les données accessibles du recensement officiel ne fournissent pas de pourcentages détaillés fiables par religion. La plupart des musulmans suivent la tradition sunnite hanafite. Les communautés chiites ismaéliennes sont particulièrement importantes au GBAO et parmi les Pamiris. Les autres communautés enregistrées ou documentées comprennent les orthodoxes russes, les évangéliques, les baptistes, les catholiques romains, les adventistes du septième jour, les luthériens, les protestants, les juifs, les bahá’ís et les membres de la Société internationale pour la conscience de Krishna. Le Comité aux affaires religieuses, à la réglementation des traditions, des célébrations et des rites auprès du gouvernement de la République du Tadjikistan est l’organisme central chargé de la politique religieuse, de l’enregistrement, des autorisations, de la supervision, de l’éducation religieuse et des lieux de culte. Le Centre islamique du Tadjikistan et le Conseil des oulémas sont des institutions importantes pour les affaires religieuses sunnites hanafites. Les commissions locales participent également à l’administration. Au 1er septembre 2025, le Tadjikistan comptait 4 058 associations religieuses enregistrées, dont 3 988 mosquées, un Centre islamique, trois associations religieuses ismaéliennes et 66 autres organisations religieuses non musulmanes. Une organisation religieuse acquiert la personnalité juridique par l’enregistrement auprès de l’État. Une communauté religieuse peut être enregistrée à des fins de recensement administratif sans personnalité juridique. La demande nécessite généralement au moins 10 fondateurs âgés de 18 ans ou plus, une preuve que chacun d’eux a résidé localement pendant au moins cinq ans, des renseignements sur leur citoyenneté et leur adresse, leur date de naissance, une description des croyances et des pratiques, des informations concernant leur formation et leur situation familiale ou matrimoniale, ainsi que les statuts. Les organisations enregistrées présentent un rapport annuel d’activité. Aucun frais officiel ni délai de traitement fiable n’a été établi. La Constitution et la loi sur les associations religieuses protègent la liberté de croyance, le changement de religion, les pratiques individuelles ou collectives ainsi que le droit de ne pas croire. En règle générale, personne n’est tenu de déclarer sa religion. Les prières collectives ont normalement lieu dans des lieux autorisés, tandis que les informations gouvernementales indiquent que les prières dans les domiciles privés sont permises. Les lieux de mosquée, les imams, les constructions, la littérature religieuse et les événements publics nécessitent un enregistrement, une approbation ou une autre forme de contrôle officiel. Les activités religieuses publiques des moins de 18 ans sont soumises à de fortes restrictions, et la participation des femmes aux services religieux varie selon les institutions et les localités. La Loi de 2009 sur la liberté de conscience et les associations religieuses, modifiée ultérieurement, constitue le principal cadre juridique. L’école hanafite est reconnue pour son importance culturelle et spirituelle particulière, mais le Tadjikistan n’a pas de religion d’État. Les autorités peuvent restreindre des activités pour des motifs tels que l’ordre public, la sécurité, l’ordre constitutionnel, la moralité, la santé ou l’intégrité territoriale. Les activités non enregistrées ou officiellement interdites peuvent entraîner des sanctions. Les Témoins de Jéhovah sont interdits dans tout le pays, et les communautés ismaéliennes et pamiries du GBAO subissent des pressions particulières de l’État. Des évaluations indépendantes font état de restrictions graves et systématiques, tandis que le gouvernement rejette ces évaluations. L’Aïd el-Fitr, appelé Idi Ramazon, et l’Aïd el-Adha, appelé Idi Qurbon, sont des jours fériés chômés reconnus par la loi. L’autorité religieuse compétente en détermine les dates chaque année. La loi de 2024 sur les célébrations autorise les repas familiaux et le dastarkhan, mais interdit les dépenses excessives et l’idgardak, la collecte de friandises ou de cadeaux de porte en porte par les enfants pendant le Ramadan ou l’Aïd. Selon les informations gouvernementales, les enfants peuvent néanmoins participer avec leurs parents ou leur famille. Les autres communautés religieuses peuvent pratiquer leurs propres coutumes dans le cadre juridique en vigueur. Les écoles générales peuvent enseigner l’histoire des religions sans endoctrinement confessionnel. L’éducation religieuse est limitée aux établissements enregistrés et agréés, et doit respecter les normes éducatives de l’État. L’Institut islamique du Tadjikistan Imam Azam-Abu Hanifa Numon ibn Sobit est un établissement public créé en 2007 ; son nouveau bâtiment, ouvert en 2025, peut accueillir jusqu’à 2 500 étudiants. Les études religieuses à l’étranger exigent généralement une formation religieuse préalable dans le pays et l’accord écrit des autorités religieuses et éducatives compétentes. Le Comité et le Centre islamique assurent des formations supplémentaires aux imams-khatibs. L’enseignement religieux et les activités publiques impliquant des mineurs sont fortement limités par la loi. L’État organise le pèlerinage annuel du Hajj par l’intermédiaire du Comité, notamment la sélection des pèlerins, l’affectation des guides et la logistique. En 2025, le prix du Hajj était de 56 800 TJS ; il comprenait les vols aller-retour, les hôtels à La Mecque et à Médine, trois repas, le transport, les services à Mina, Arafat et Muzdalifah, le sacrifice, les soins médicaux, l’assurance, les frais d’État et un guide du Hajj. Les prix, les quotas et les modalités du Hajj et de l’Omra peuvent changer chaque année. Les chiffres indiqués étaient de 5 220 pèlerins pour le Hajj et de plus de 55 000 pour l’Omra en 2024, puis de 5 223 pèlerins pour le Hajj et de plus de 67 000 pour l’Omra en août 2025. Le gouvernement organise des rencontres officielles avec les communautés musulmanes et non musulmanes à Douchanbé, au GBAO, dans le Sughd, le Khatlon et les districts de subordination républicaine. Le Centre islamique et le Centre ismaélien servent de plateformes institutionnelles. Les structures de dialogue indépendantes ne sont pas suffisamment documentées. Un mariage religieux ne crée pas à lui seul les droits et obligations juridiques d’un mariage civil. Le mariage prend effet juridiquement après enregistrement auprès du bureau d’état civil, connu localement sous le nom de ZAGS ; l’âge légal minimum est de 18 ans, et un tribunal peut le réduire d’un an au plus dans un cas exceptionnel. Les prières funéraires, les prières collectives et les jours fériés religieux sont autorisés, tandis que les mariages, les rituels familiaux et les célébrations liées au retour du Hajj restent réglementés par l’État.
Religion au Tadjikistan
La religion au Tadjikistan est majoritairement musulmane ; la plupart des musulmans suivent la tradition sunnite hanafite et une communauté chiite ismaélienne moins nombreuse est concentrée au GBAO. Les communautés religieuses peuvent exercer officiellement leurs activités après leur enregistrement par l’État, tandis que le culte, l’éducation religieuse, les publications, les lieux de culte et les activités publiques restent étroitement réglementés. Le cadre juridique reconnaît la liberté de croyance, mais impose aussi des restrictions liées à l’ordre public, à la sécurité, à la culture nationale et aux cérémonies.
Conseil
Au Tadjikistan, les activités religieuses sont réglementées et différentes exigences peuvent s’appliquer à la pratique individuelle, aux activités communautaires, à l’éducation, aux célébrations, au pèlerinage et aux événements de la vie. Avant d’organiser une activité publique, vérifiez auprès de l’autorité compétente le statut de l’autorisation requise. Procédez séparément à l’enregistrement civil d’un mariage, qui ne peut pas être remplacé par une cérémonie religieuse. Ne vous fiez pas à une pratique informelle, à un ancien tarif ou à une cérémonie religieuse lorsque la loi exige une approbation ou un enregistrement officiel.

