Le Suriname possède un paysage médiatique pluraliste qui s’adresse principalement à un public néerlandophone. Les journaux imprimés comprennent De Ware Tijd, De West, Dagblad Suriname et Times of Suriname. Les sources d’information en ligne incluent Starnieuws, DWT Online, Waterkant, Suriname Herald et GFC Nieuws. Les habitants s’informent aussi par la radio, la télévision et les plateformes de réseaux sociaux. Les fonctions de radiodiffusion sont réparties entre plusieurs institutions. La TAS traite des fréquences et des licences ou de la supervision de la radio, de la télévision, des fournisseurs d’accès Internet et de Virtual Television. Le Ministerie van Transport, Communicatie en Toerisme définit la politique nationale de communication. La CDS est un canal central d’information gouvernementale et exploite GOV.TV. Suriname Television Stichting (STVS) assure la télévision publique. Le registre TAS de 2023 répertoriait de nombreuses stations FM et chaînes de télévision, notamment Radio Apintie, ABC, Radio 10, Radio SRS, STVS, ATV, Apintie TV, ABC TV, GOVTV et DNA TV. La couverture des licences actives et leur disponibilité ne sont pas entièrement consolidées par district. La télévision numérique utilise un système multicanal. Virtual Television donne à une entreprise de médias sa propre sous-chaîne par l’intermédiaire d’un fournisseur de plateforme. La TAS indique que cette licence dure au moins cinq ans, avec des frais de demande de 180 USD et des frais annuels de 795 USD. Une demande comprend normalement une déclaration d’intention du fournisseur de plateforme, une pièce d’identité, un extrait CBB ou KKF, les statuts, un plan d’affaires, une description du service et de la technique et une homologation de type. La procédure est annoncée comme prenant environ dix jours ouvrables. La chaîne doit commencer à émettre dans l’année. Le changement de fournisseur de plateforme exige une nouvelle demande. Une entreprise qui vend uniquement du temps d’antenne sans identité médiatique propre peut vendre jusqu’à trois heures consécutives selon les règles indiquées de Virtual Television. Le streaming requiert une connexion Internet et s’utilise généralement sur smartphone, tablette, téléviseur intelligent ou ordinateur portable. Telesur+ propose télévision en direct, contenus locaux et internationaux, vidéo par abonnement, sport et événements. L’activation est possible par SMS ou USSD, dans les agences Telesur et avec des offres prépayées ou postpayées. Les tarifs indiqués pour Telesur+ sont de 65,18 SRD pour un jour, 108,63 SRD pour trois jours et 217,25 SRD pour 30 jours. Netflix est également disponible au Suriname, avec des tarifs indiqués de 3,99 à 7,99 USD par mois. Les profils enfants et les contrôles PIN peuvent limiter l’accès aux contenus inadaptés. Le prix local et le régime de licence des autres services de streaming ne figurent pas dans une source centrale unique. L’accès aux médias numériques est répandu mais inégal. En janvier 2025, environ 500 000 personnes utilisaient Internet, soit 78,4 % de la population. On comptait environ 943 000 connexions mobiles, soit 148 % de la population, et quelque 349 000 identités sur les réseaux sociaux, soit 54,8 %. Les chiffres publicitaires des plateformes ne représentent pas nécessairement des personnes uniques actives. Environ 138 000 personnes étaient estimées hors ligne. Une étude de l’UNICEF a relevé une utilisation hebdomadaire des réseaux sociaux bien plus forte à Paramaribo et Wanica qu’à Nickerie, Sipaliwini, Coronie et Brokopondo, avec des chiffres respectifs de 25,9, 23,7, 10,7, 9,7, 8,2 et 7,4. La qualité d’Internet, la couverture hors des zones urbaines, le prix des appareils et celui des données influent donc sur l’accès aux actualités en ligne et au streaming. Selon les données publicitaires des plateformes, Facebook touchait environ 349 000 comptes, Instagram environ 121 000 et X environ 30 400. La Constitution protège la publication et la liberté d’expression par la presse ou d’autres moyens de communication à l’article 19. L’article 17 protège la vie privée, l’honneur et la réputation ; le secret peut être limité par la loi. Reporters sans frontières a classé le Suriname 34e sur 180 pays en 2026 avec un score de 73,20, contre 32e et 74,49 en 2025. Les agressions physiques sont décrites comme rares, mais les pressions politiques, intimidations, autocensure et pénuries de ressources et de formation demeurent préoccupantes. Les dispositions strictes sur la diffamation peuvent entraîner jusqu’à sept ans d’emprisonnement pour des discours publics de haine contre le gouvernement. Les sources locales disponibles ne permettent pas d’identifier une loi complète vérifiée sur la liberté d’information ni un modèle unique de médiateur national ; la CDS sert de canal pratique d’information gouvernementale. Les journalistes peuvent obtenir une représentation professionnelle auprès de la Surinaamse Vereniging van Journalisten (SVJ). La Stichting Stimuleringsfonds Journalistiek Suriname (SSJS), fondée en 2023, soutient des projets par des demandes et un réseau de mentors. Aucune obligation générale de licence pour les journalistes n’a été vérifiée. L’accréditation et la sécurité lors d’événements sont traitées au cas par cas. Le droit d’auteur relève de la Wet Auteursrecht 1913, modifiée par S.B. 2015 No. 83. La protection naît sans inscription et couvre notamment la presse, les photographies, films, enregistrements audio et émissions. BIE est le point de contact national pour les fonctions de propriété intellectuelle. L’article 72 de la Wet Elektronisch Rechtsverkeer exige que les données d’identification électronique soient traitées légalement, pour une finalité définie et de façon proportionnée. Leur partage avec des tiers nécessite généralement un consentement explicite ou une obligation légale. Le partage, la diffusion en direct, la musique, les photographies, vidéos et images d’enfants peuvent ainsi soulever des questions distinctes de droit d’auteur, de vie privée et de consentement. Les enfants et les jeunes bénéficient de contenus médiatiques et de mesures de protection spécifiques. 10 Minuten Jeugdjournaal est un journal local de dix minutes destiné à la tranche d’âge d’environ 10 à 14 ans, diffusé sur le Web, en vidéo et à la télévision, et donnant une place à la parole des jeunes. En 2024, l’Openbaar Ministerie, l’UNICEF et le Ministerie van Onderwijs, Wetenschap en Cultuur ont organisé une formation contre le grooming et les contenus d’abus sexuels sur enfants ; 92 professionnels ont été certifiés, dont des enseignants responsables de médiathèques scolaires. Les affaires jeunesse de la police, l’OM Desk Jeugd en Zeden, les écoles, les parents et les personnes responsables constituent les voies pratiques de signalement et de protection. Les risques comprennent le grooming, les contenus d’abus sexuels sur enfants, le cyberharcèlement, la perte de vie privée et les deepfakes ou autres usages abusifs de l’IA. Un contenu adapté à l’âge, le consentement et la suppression d’éléments identifiants dans la couverture de victimes sont des garanties essentielles. Le public participe aux médias par les réseaux sociaux, les actualités en ligne, les échanges à la radio et à la télévision, les vidéos locales, 10 Minuten Jeugdjournaal, les canaux d’information de la CDS et le Burgermeldpunt. Aucun conseil national des médias ni équivalent établi du journalisme citoyen n’a été vérifié. Les rapports de l’OEA et de la CIDH évoquent la désinformation et les canulars sur les réseaux sociaux, l’accès limité aux informations officielles et le besoin d’éducation aux médias, de journalisme d’enquête et de vérification des faits. SVJ et SSJS soutiennent le travail médiatique professionnel et participatif. Les tarifs généraux de la presse, de la radio, de la télévision, des fournisseurs Internet et des plateformes ne sont pas publiés centralement ; le coût réel dépend du fournisseur, de l’appareil, de la connexion et du lieu.
Les médias au Suriname
Le paysage médiatique du Suriname associe journaux et sites d’information en néerlandais, radio, télévision, streaming et réseaux sociaux. La Telecommunicatie Autoriteit Suriname (TAS) réglemente les fréquences et les licences liées à la radiodiffusion ; le ministère des Transports, de la Communication et du Tourisme définit la politique de communication et la Communicatie Dienst Suriname (CDS) diffuse les informations gouvernementales. L’accès varie selon le lieu, la couverture Internet, les appareils disponibles et le coût des données ; la radio et la télévision restent des canaux largement accessibles.
Conseil
Considérez les médias du Suriname comme un ensemble de canaux plutôt que comme un service unique : choisissez la radio ou la télévision pour une large portée plus accessible, les médias en ligne et les réseaux sociaux pour la rapidité et l’interaction, et le streaming seulement si une connexion fiable et un appareil adapté sont disponibles. Si vous publiez du contenu ou exploitez une chaîne, distinguez licences, droit d’auteur, vie privée, sécurité des enfants et vérification des sources, et consignez les éléments justifiant chaque décision.

