L’emploi à São Tomé-et-Príncipe se concentre dans l’agriculture de subsistance, la production de cacao et de café, la pêche, le commerce informel, le secteur public, le tourisme, les transports et la logistique, l’énergie et l’eau, les télécommunications et les banques. En 2023, l’industrie représentait 2,6 % de la valeur ajoutée. Au cours des trois premiers trimestres de 2024, les services touristiques ont généré 65 % des exportations de services; le tourisme, l’agriculture, l’énergie, les activités numériques et les emplois résilients face au climat sont donc des secteurs susceptibles de créer des emplois. Environ 92 % des entreprises sont des microentreprises ou de petites entreprises; l’industrie représente environ 10 % des entreprises et 6 % des emplois. Le travail informel occupe une place centrale sur le marché du travail. Beaucoup de travailleurs gagnent leur revenu par un travail indépendant peu productif, le petit commerce, l’agriculture ou la pêche plutôt qu’au moyen d’un contrat de travail formel. La pauvreté laborieuse concernait environ 51 % des travailleurs informels, contre 35 % des travailleurs formels. Le système formel comprend les contrats de travail, l’assurance sociale et la réglementation publique, mais il n’existe ni placement professionnel ni garantie d’emploi automatique. L’emploi est concentré géographiquement. Au recensement de 2012, Água Grande regroupait 41,4 % des personnes en emploi et Mé-Zochi 23,7 %, soit 65,1 % à elles deux. Le même recensement indiquait des taux nets d’emploi de 66,6 % à Príncipe, 56,9 % à Caué, 56,5 % à Lembá, 55,7 % à Água Grande, 51,7 % à Mé-Zochi, 50,6 % à Lobata et 50,1 % à Cantagalo. Ce sont des données comparables anciennes par district, et non des séries annuelles actuelles. Príncipe est une région autonome dotée de sa propre délégation régionale; la distance et le coût des déplacements rendent la formation et l’accès aux emplois formels plus difficiles hors du principal bassin autour de São Tomé. Le niveau de qualification des personnes en emploi reste bas. Au recensement de 2012, parmi les personnes en emploi âgées de 15 ans et plus, 64,4 % n’avaient aucune scolarité, 24,2 % avaient une éducation primaire, 10,7 % une éducation secondaire et 0,4 % une éducation intermédiaire ou supérieure. La proportion sans scolarité était de 74,2 % chez les femmes et de 58,1 % chez les hommes. Environ 86 % des travailleurs n’avaient pas de qualification préalable dans un domaine particulier. Les compétences techniques, la communication et les compétences interpersonnelles, les langues étrangères et les compétences numériques sont des lacunes récurrentes. L’enseignement et la formation techniques et professionnels concernaient environ 6 % des jeunes, contre environ 13 % pour l’enseignement supérieur. Des formations sont proposées par des institutions telles que le CFP-STP, le Centro Politécnico Brasil-STP, l’Escola de Hotelaria e Turismo, CATAP et l’USTP, mais l’offre est concentrée près de São Tomé. La Direcção do Trabalho, Emprego e Formação Profissional, appelée DTEFP, et le CFP-STP assurent des fonctions officielles liées au marché du travail et à la formation. La plateforme numérique d’employabilité PE-STP permet aux chercheurs d’emploi et aux organisations de s’inscrire. L’orientation professionnelle, les transitions entre école et travail et les services de placement restent sous-financés et sous-utilisés. Le travail indépendant et l’entrepreneuriat représentent des solutions de rechange importantes, bien que l’accès au capital et aux données fiables sur les marchés soit limité; REINA fonctionne depuis 2022. São Tomé-et-Príncipe a un salário mínimo national qui s’applique légalement à tous les employés, y compris les travailleurs ruraux. Son calcul prend en compte l’alimentation, le logement, les vêtements, l’éducation, l’hygiène et le transport; son montant est périodiquement ajusté à l’inflation par un décret conjoint relatif au travail et aux finances. Les recherches n’ont permis de trouver ni série actuelle fiable des salaires du secteur privé à l’échelle nationale ni montant privé universel confirmé. Les salaires minimaux du secteur public ne doivent pas être confondus avec le même indicateur dans le secteur privé. Les données sur les revenus et les salaires restent fragmentées. Le Código do Trabalho, Lei 6/2019, prévoit l’égalité de traitement, la protection contre la discrimination et le harcèlement, l’égalité salariale, l’adhésion syndicale et les conventions collectives. Le temps de travail normal est généralement limité à huit heures par jour et à 40 heures par semaine; le repos hebdomadaire est généralement le dimanche. Les heures supplémentaires sont limitées par la loi et nécessitent une compensation ou un autre arrangement reconnu par la loi. Les règles de cotisation de l’Institut national de sécurité sociale, l’INSS, s’appliquent lorsqu’un travailleur travaille au moins 15 jours dans un mois ou gagne au moins le salário mínimo contributivo, le seuil de salaire minimum contributif. Les employeurs déclarent et paient généralement les cotisations avant le dixième jour du mois suivant. São Tomé-et-Príncipe a ratifié les conventions 102, 158 et 187 de l’OIT le 7 juin 2024; elles sont entrées en vigueur le 7 juin 2025. Le marché du travail reflète aussi les changements économiques et démographiques. La croissance du PIB réel était de 1,1 % en 2024; la crise énergétique de 2023, les infrastructures limitées, l’accès restreint au numérique et la petite taille du marché intérieur continuent de freiner la demande et la productivité. Dix entreprises publiques représentaient environ 9 % de l’emploi formel; le secteur public représentait environ 14 % de l’emploi, avec quelque 2 070 employés dans les données citées. Parmi les principales entreprises publiques figurent EMAE, ENAPORT, ENASA et Correios. Le projet pour l’emploi des jeunes de 2025 prévoyait la création ou l’amélioration de 6 000 à 8 000 emplois pour les jeunes, dont au moins 50 % destinés aux femmes; il s’agit d’un objectif planifié, et non d’un résultat mesuré. La migration est un autre facteur du marché du travail. Environ 40 000 personnes, soit 18 % des résidents, vivaient à l’étranger en 2021, le Portugal étant la principale destination. L’émigration réduit l’offre de certaines compétences dans le pays, tandis que les transferts de fonds représentaient 9,7 % du PIB en 2024. Les canaux de transfert restent coûteux ou limités et des canaux informels sont utilisés. Le potentiel économique de la diaspora n’est encore exploité que partiellement. Parmi les principaux organismes publics chargés du travail, de la formation, de l’inspection et de la sécurité sociale figurent le MTSSS, la DTEFP, le CFP-STP, l’Inspecção-Geral do Trabalho, l’INSS, l’INE, le MEF, le MECCES, le MAPDR et les autorités régionales.
Le marché du travail à São Tomé-et-Príncipe
Le marché du travail de São Tomé-et-Príncipe est restreint et structurellement fragmenté; il associe emploi formel et travail indépendant informel et peu productif très répandu. En 2024, le taux d’emploi des personnes âgées de 15 ans et plus était de 21,4 %, et environ la moitié des jeunes n’étaient ni en emploi, ni en études, ni en formation. L’agriculture, la pêche, le commerce informel, les services publics et le tourisme fournissent une grande partie des emplois, tandis que les compétences techniques, linguistiques, de communication et numériques restent rares.
Conseil
Considérez le marché du travail à São Tomé-et-Príncipe comme un choix entre emploi formel, formation professionnelle, travail indépendant et emploi en dehors de votre zone actuelle. Faites correspondre vos compétences vérifiées à des secteurs réalistes, puis comparez la rémunération, la couverture sociale, les coûts de déplacement et de formation. Le travail informel peut permettre d’accéder plus vite à un revenu, mais le travail formel fournit des droits contractuels et des relevés de cotisations plus clairs.

