Le paysage naturel dominant de la Somalie est constitué de parcours pastoraux arides et semi-arides utilisés pour le pastoralisme et les déplacements saisonniers du bétail. Parmi les autres milieux importants figurent les monts Golis et les hauts plateaux du nord, les plateaux et escarpements, les oueds saisonniers, les couloirs fluviaux du Jubba et du Shabelle, les plaines inondables, les zones humides, les côtes du golfe d’Aden et de l’océan Indien, les mangroves, les herbiers marins et les écosystèmes coralliens. Les processus naturels qui affectent les terres et les moyens de subsistance comprennent la sécheresse, les crues soudaines et fluviales, l’érosion, le déplacement du sable, la salinité et l’évolution des côtes. Le ministère fédéral de l’Environnement et du Changement climatique dirige les politiques nationales relatives à l’environnement, au climat, à la biodiversité, aux forêts et à la faune. Les ministères de l’Environnement des États membres de la Fédération assurent la mise en œuvre au niveau des États. Le ministère de l’Élevage, des Forêts et des Parcours pastoraux couvre l’élevage, les forêts et les zones de pâturage ; le ministère de l’Agriculture et de l’Irrigation intervient dans l’agriculture des zones fluviales et des plaines inondables ; le ministère de l’Énergie et des Ressources en eau s’occupe de l’eau ; et le ministère des Pêches et de l’Économie bleue gère les ressources marines et les pêcheries. Les anciens et les clans influent souvent sur l’accès aux pâturages, à l’eau et aux ressources côtières par l’intermédiaire de règles coutumières. Les ONG, les organismes des Nations Unies, les universités, la FAO et le SWALIM soutiennent la conservation, la collecte de données, l’éducation, la restauration et le suivi. La loi de 2024 sur la protection et la gestion de l’environnement fournit un cadre fédéral en matière de gestion environnementale, de biodiversité, d’aires protégées, de faune, d’évaluation de l’impact environnemental et social et de restauration. Elle définit les aires protégées et les parcs nationaux et traite des espèces rares et menacées, du braconnage et du commerce illicite d’espèces sauvages. Sa mise en œuvre, la délimitation des sites, les services de gardes et l’application des règles restent inégales. Le parc national de Lag Badana-Bushbushle est une aire protégée établie de longue date dont le Jubaland a poursuivi la relance. D’autres aires protégées et aires marines protégées figurent parfois dans les bases de données comme projets ou dossiers incomplets ; une inscription dans une base ne prouve donc ni l’existence de limites actuelles, ni une gestion effective, ni l’accès des visiteurs. La Somalie abrite une importante biodiversité, avec des espèces remarquables ou menacées comme le hirola, le lycaon, l’éléphant de savane, l’âne sauvage de Somalie, le guépard, le gerenuk et des gazelles. La faune marine comprend des tortues de mer, des requins, des raies, des cétacés et des poissons des récifs coralliens, tandis que les habitats d’oiseaux comptent d’importants couloirs migratoires. La perte et la fragmentation des habitats, la sécheresse, le braconnage, le commerce illicite d’espèces sauvages, les espèces envahissantes, la surpêche, les prises accessoires et les conflits menacent ces espèces. Les données sur les populations sont incomplètes, surtout dans les zones peu sûres. La recherche ou le suivi de la faune peuvent nécessiter une autorisation de l’autorité compétente, de l’État membre de la Fédération ou de la communauté, ainsi qu’une évaluation de sécurité. Les usages de la nature comprennent le pâturage et la transhumance, l’accès collectif à l’eau, la pêche côtière à petite échelle, la collecte de bois de feu et de charbon de bois, les résines d’encens et de myrrhe, les plantes médicinales, l’extraction de sable et l’agriculture dans les zones fluviales. Les droits d’accès coutumiers et fonciers peuvent être déterminants, mais les droits de collecte, de chasse, de pêche ou d’extraction ne sont pas uniformes dans toute la Somalie. La loi de 2024 interdit l’importation et l’exportation de charbon de bois. Le surpâturage, la production de charbon de bois, l’exploitation forestière et la pêche illicites, ainsi que la concurrence autour de l’accès aux terres, à l’eau et aux zones côtières sont des sources récurrentes de conflits. Les pratiques coutumières peuvent différer du droit formel ; il faut donc déterminer localement l’autorité concernée, les représentants communautaires, les parties au différend et les conditions de sécurité. Les activités de loisirs en pleine nature sont principalement informelles. Certaines plages, zones côtières, activités marines, certains paysages et certaines visites de la faune peuvent être accessibles. L’écotourisme a été envisagé à Lag Badana, mais les infrastructures, guides, services de secours, assurances, permis et conditions de sécurité varient considérablement. Il n’existe pas de normes nationales fiables concernant l’accès des visiteurs, les permis ou les tarifs. Le transport, la sécurité et la logistique peuvent coûter davantage que les frais d’entrée éventuels, et le calendrier dépend des pluies, des niveaux des cours d’eau, des migrations pastorales, de la présence de la faune, des autorisations de projet et des contrôles de sécurité. Les aléas environnementaux comprennent la sécheresse, la désertification et la dégradation des terres, les crues soudaines et fluviales, l’érosion, les tempêtes de sable et de poussière, les inondations et l’érosion côtières, la salinité, la perte de végétation et les feux de végétation. La sécheresse de 2025/26 exerce des pressions sur les pâturages, l’eau et le bétail. Les couloirs du Jubba et du Shabelle sont particulièrement exposés aux inondations. Le SWALIM, la FAO, les autorités des États membres de la Fédération, la SoDMA, FEWS NET et l’ICPAC fournissent différents types d’informations environnementales, d’alerte précoce et de suivi de la situation. La SoDMA est chargée de la coordination des catastrophes et de l’alerte précoce, et non de la gestion ordinaire de la nature ; les interventions d’urgence relèvent du domaine de la gestion des catastrophes. Les ministères, écoles, universités, ONG, projets communautaires, services de vulgarisation pastorale et programmes liés à la pêche ou aux moyens de subsistance assurent l’éducation à l’environnement et à la biodiversité. Les programmes utilisent couramment le somali et l’anglais, mais il n’existe pas de qualification, voie d’accès, tarif ou date limite de candidature unique à l’échelle nationale. La recherche de terrain nécessite généralement un site défini, des autorisations, une coordination communautaire et un plan de sécurité. Les savoirs autochtones et la gestion communautaire peuvent constituer des sources utiles de connaissances écologiques et de gestion locale. Pour un projet, une visite ou une activité d’utilisation des ressources, identifiez l’État membre de la Fédération et le site précis, vérifiez les conditions actuelles de sécurité et d’accès, contactez les autorités fédérales ou étatiques responsables et consultez les acteurs coutumiers ou communautaires concernés. Vérifiez le statut de protection, les règles saisonnières, les restrictions visant les espèces et les éventuels permis ou évaluations de l’impact environnemental et social requis. Les coûts de l’évaluation sont à la charge du promoteur du projet, et le certificat d’évaluation ne remplace pas les autres permis ou licences. Les inventaires nationaux, limites des aires protégées, décomptes d’espèces, registres d’application, frais et procédures locales sont incomplets ou parfois dépassés ; ne considérez donc pas les informations non vérifiées comme preuve d’un accès légal ou des conditions actuelles.
La nature en Somalie
La nature en Somalie comprend les parcours pastoraux, les hauts plateaux, les cours d’eau saisonniers, les zones humides, les écosystèmes côtiers et marins, les espèces, les ressources naturelles et les aléas écologiques. Sa gestion est fragmentée entre les autorités fédérales et des États membres de la Fédération, la gouvernance communautaire et coutumière, ainsi que les programmes d’ONG, des Nations Unies et de recherche. L’accès, les permis, les coûts et la sécurité varient selon le site, la saison, la situation sécuritaire et l’autorité responsable.
Conseil
Considérez toute activité liée à la nature en Somalie en fonction du site, de l’État membre de la Fédération, de la saison et de la situation sécuritaire. Ne poursuivez que lorsque l’accès, les autorités responsables, les accords communautaires, le statut de protection et les autorisations requises ont été confirmés par écrit ou par une source locale fiable. Une inscription dans une base de données, une information historique ou une supposition générale sur les permis ne prouve pas qu’un site est actuellement accessible.

