Il n’existe pas de budget mensuel unique applicable à tous les ménages. Les prix diffèrent entre Banaadir, Puntland, Galmudug, Hirshabelle, Jubaland et South West, ainsi qu’entre villes, zones rurales et modes de vie nomades. Les États membres fédérés ont des conditions de marché différentes; les données concernant le Somaliland exigent des vérifications distinctes, car sa participation au cadre statistique national a été en partie séparée ou suspendue. Le Bureau national somalien des statistiques (SNBS) mesure l’indice des prix à la consommation (IPC), qui suit l’évolution d’un panier défini, grâce à des relevés mensuels à Mogadiscio et dans les États membres fédérés. Les marchés alimentaires sont aussi suivis chaque semaine dans 71 marchés, dont 46 urbains et 25 ruraux. L’enquête sur le budget des ménages de 2022 couvrait plus de 7 200 ménages et relevait une taille moyenne de 6,7 personnes : 7,0 en ville, 6,2 en zone rurale et 6,1 chez les ménages nomades. Les ménages de neuf personnes ou plus représentaient 23,4 % des ménages. En juillet 2026, l’IPC national était supérieur de 6,7 % à celui de l’année précédente; en décembre 2025, les variations annuelles étaient de 6,6 % pour l’alimentation, 4,2 % pour logement, eau, électricité et gaz, 10,6 % pour la santé, 8,6 % pour l’éducation, −3,9 % pour les transports, −1,3 % pour l’information et la communication, 2,7 % pour loisirs, sport et culture et 14,1 % pour restaurants et hébergement. En décembre 2025, les variations régionales allaient de 8,0 % dans le South West à −1,3 % au Puntland. En 2022, la consommation des ménages se répartissait ainsi : alimentation 55,0 %; logement, eau, électricité et gaz 16,3 %; habillement et chaussures 7,8 %; transports 4,8 %; communication 2,9 %; éducation 3,6 %; santé 1,3 %; loisirs et culture 0,2 %; autres biens et services 5,1 %. L’alimentation représentait 53,1 % de la consommation urbaine, 57,5 % de la consommation rurale et 59,9 % de celle des ménages nomades. Le logement en représentait respectivement 18,2 %, 13,6 % et 11,0 %, tandis que le transport atteignait 6,9 % chez les nomades. Le seuil de pauvreté de 2022 était de 2,06 USD par personne et par jour; selon cette mesure, 54,4 % de la population se situait en dessous. Environ 93 % de la nourriture consommée était achetée, le reste provenant de la production ou de dons en nature. Les coûts du logement sont difficiles à comparer nationalement : les loyers se concentrent en ville et les non-locataires peuvent être propriétaires, vivre dans un logement hors marché ou recourir à des arrangements informels. L’enquête relevait le loyer réel lorsque disponible et estimait certains logements sans loyer, mais 43,1 % des non-locataires n’avaient pas d’estimation et 4,8 % avaient une valeur nulle. En ville, les logements ont couramment deux ou trois chambres; en zone rurale, plutôt une ou deux; les ménages nomades peuvent habiter des maisons traditionnelles d’une pièce ou des tentes. Les données disponibles n’établissent ni plafond national des loyers, ni allocation logement universelle, ni dépôt standardisé. L’électricité provient surtout de fournisseurs privés, de systèmes solaires et de générateurs diesel locaux; l’Autorité nationale de l’électricité élabore des méthodes tarifaires. L’accès à l’électricité atteignait 61,9 % selon l’enquête de 2022 : 80,1 % en ville, 39,4 % en zone rurale et 8,7 % chez les nomades. L’éclairage utilisait l’électricité à 54,1 %, les lampes torches à 35,4 % et les appareils solaires à 9,7 %. La cuisson reposait surtout sur le charbon de bois (47,9 %) et le bois (41,3 %); le gaz représentait 5,7 % et l’électricité 3,9 %. L’accès à une eau améliorée atteignait 77,7 % pendant la saison des pluies et 74,7 % pendant la saison sèche; l’accès à une eau gérée en toute sécurité était respectivement de 63,2 % et 60,1 %. Les camions-citernes approvisionnaient 14,4 % des ménages en saison sèche. Un tarif moyen de l’électricité rapporté à environ 0,60 USD par kWh ne constitue pas un tarif domestique national uniforme. L’eau peut être payée par jerrican, récipient ou livraison par camion; par exemple, un récipient de 20 litres coûtait 7 000 SOS à Qoryooley en novembre 2025, tandis qu’un exemple local à Baydhabo passait de 1 000 à 4 000 SOS. Le budget alimentaire dépend du sorgho, maïs, riz, farine de blé, sucre, huile de cuisson, viande, légumes, produits laitiers et mouture des céréales. Le panier minimum de dépenses (MEB) est un panier de planification fondé sur 2 100 kilocalories par personne et par jour ainsi que certains aliments, eau, combustibles et articles ménagers; ce n’est pas un niveau de vie complet. Dans un budget alimentaire 2026, céréales et pain représentaient 34,4 %, viande et volaille 12,1 %, légumes 8,5 %, sucre et confiseries 8,3 %, produits laitiers 7,5 % et huiles, beurre et margarine 7,3 %. Plus de 90 % des produits essentiels seraient importés; sécheresses, mauvaises récoltes, carburant, fret et insécurité peuvent donc provoquer de fortes variations locales ou saisonnières. Le transport est généralement payé par trajet et varie selon carburant, sécurité, barrages, état des routes et distance. Les options comprennent marche, bajaj, minibus, taxi et avion. Dans l’enquête, 92,2 % des élèves du primaire et 85,1 % des élèves du secondaire allaient à l’école à pied. Les dépenses de santé commencent souvent en pharmacie : 44,1 % des ménages déclaraient consulter une pharmacie, tandis que 48,5 % avaient renoncé à des soins faute de moyens. Les paiements directs (OOP) sont ceux effectués par le ménage plutôt que par un système d’assurance mutualisé. Absence d’établissements, soins inabordables et manque de médicaments ou de services étaient des obstacles majeurs; en décembre 2025, les coûts de santé avaient augmenté de 10,6 % sur un an, les soins hospitaliers de 21,1 % et médicaments et services de santé de 16,2 %. Les frais scolaires varient selon établissement, État membre fédéré et financement. Les frais mensuels moyens du primaire déclarés pour 2021–2022 allaient de 4,8 USD au South West à 11,6 USD à Banaadir; au secondaire, de 6,3 USD à Hirshabelle à 19,5 USD au Galmudug. Livres, fournitures, uniformes, repas et transport s’ajoutent; aucun frais scolaire national standardisé n’existe. Les budgets familiaux peuvent inclure soins, consommation partagée, transferts de la diaspora et frais d’argent mobile. Le Registre social unifié (USR) cible les programmes sociaux; l’aide en espèces Baxnaano a couvert environ 200 000 ménages bénéficiaires, avec 20 USD mensuels payés chaque trimestre pendant une première période d’un an dans des programmes ciblés, en particulier pour les ménages avec enfants de moins de cinq ans. Ces programmes ne sont pas des allocations universelles pour enfants; l’accès dépend du ciblage de la pauvreté, de la vulnérabilité, de la sécheresse ou de la malnutrition et de l’enregistrement. Les communications coûtent généralement des forfaits prépayés voix, données mobiles ou Internet à domicile comme Wi-Fi et FTTH. La NCA réglemente opérateurs et protection des consommateurs; les communications représentaient 2,9 % de la consommation des ménages en 2022. Les loisirs représentaient seulement 0,2 %, mais restaurants, hébergement, sport et activités culturelles peuvent être importants localement et sensibles aux revenus, à la sécurité, aux produits importés et au carburant. Un calcul mensuel pratique doit détailler loyer ou logement, électricité, eau, combustible de cuisson, nourriture, déplacements, réserve santé, frais scolaires, données, vêtements et loisirs. Séparez les montants en USD et SOS, établissez si nécessaire des scénarios urbain, rural et nomade et ajoutez une marge de 10–20 % à titre d’hypothèse de planification, non de chiffre national officiel. Services bancaires, remboursement de dette, impôts et frais de transfert peuvent modifier le revenu disponible, mais constituent des sujets distincts du coût de la vie lui-même.
Coût de la vie en Somalie
Le coût de la vie en Somalie varie fortement selon le ménage urbain, rural ou nomade, le lieu, la saison, la sécurité et l’accès aux marchés. L’alimentation représente environ 55 % de la consommation des ménages; logement, eau, électricité et gaz en représentent 16,3 %, auxquels s’ajoutent transport, santé, éducation, communication et combustible de cuisson. Le shilling somalien (SOS) et le dollar américain sont tous deux utilisés : établissez un budget réaliste dans chaque monnaie séparément et prévoyez une réserve contre les chocs de prix et d’approvisionnement.
Conseil
Considérez le coût de la vie en Somalie comme un modèle adapté au lieu, non comme un prix national unique. Établissez le budget du ménage et de son contexte réel, consignez séparément SOS et USD, et protégez alimentation, logement, services publics, santé et éducation avant les dépenses discrétionnaires. Vérifiez régulièrement les postes volatils et gardez une réserve contre sécheresse, importations, carburant et insécurité.

