Le recensement de 2019 a dénombré 720 956 personnes, 131 566 ménages privés et 926 logements non privés, soit une moyenne d’environ 5,5 personnes par ménage privé. La politique nationale en faveur des enfants 2023–2028 indique que les enfants représentent plus de 40 % de la population. Le soutien familial fait donc souvent intervenir des proches, des membres du ménage, des anciens de la communauté, des églises et des ONG, en plus des services publics. Aucun service universel de guichet familial unique ni aucune prestation familiale universelle n’ont été identifiés aux Îles Salomon; les services publics restent fragmentés entre les îles. Les liens familiaux peuvent découler de la parenté, de l’adoption, du mariage, de la coutume ou d’une relation domestique. Un conjoint de fait est un partenaire vivant dans une relation domestique sans mariage officiel. Le Family Protection Act s’applique aux conjoints, conjoints de fait, enfants, petits-enfants, beaux-parents et beaux-enfants, membres de la belle-famille, frères et sœurs, tantes, oncles, nièces, neveux, cousins ainsi qu’à certaines relations au sein d’un ménage ou assimilées à des relations familiales. Le cadre des relations domestiques couvre aussi la parentalité partagée, les fiançailles ou la fréquentation, les relations coutumières, les relations intimes de toute durée et les travailleurs domestiques. La protection reconnue par cette loi ne signifie pas que toutes les relations ont le même statut dans tous les domaines du droit. En vertu de l’Islanders’ Marriage Act, un mariage officiel est célébré par un ministre du culte ou un greffier de district. Il faut normalement donner un préavis d’au moins 21 jours et célébrer la cérémonie entre 21 jours et trois mois après le préavis, en présence d’au moins deux témoins. Une personne de moins de 18 ans doit généralement obtenir le consentement écrit du père ou, le cas échéant, de la mère, du tuteur ou du tribunal. La procédure officielle fixe l’âge minimal à 15 ans. La bigamie peut être punie d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans. Les frais indiqués comprennent 2 dollars pour le préavis, 2 dollars pour une copie certifiée conforme et 2 dollars pour un extrait du registre, mais les frais de déplacement et d’accès dépendent de l’île et de la province. Un mariage coutumier est formé selon les coutumes locales. Il peut être enregistré volontairement auprès d’un greffier de district; cet enregistrement lui confère, pour l’application du droit du divorce, le statut d’un mariage au sens de la loi. Un mariage coutumier enregistré peut donc avoir des conséquences différentes de celles d’une relation coutumière non enregistrée. L’enregistrement d’une naissance doit être effectué dès que cela est raisonnablement possible. Si un professionnel de santé a assisté à la naissance, le médecin ou l’infirmier la déclare normalement; sinon, le père s’en charge, puis la mère si nécessaire. Le registre indique le nom, le sexe et le lieu de naissance de l’enfant, ainsi que les noms et l’adresse des parents. Le service de l’état civil et le greffier jouent un rôle central. Les justificatifs locaux peuvent comprendre un dossier d’établissement de santé, un certificat de baptême ou une déclaration solennelle, et le formulaire de naissance permet d’inscrire le statut légal, coutumier ou de fait des parents. Les sources examinées n’établissent pas de frais officiels nationaux fiables pour l’enregistrement des naissances ou des décès. Un décès doit également être déclaré dès que cela est raisonnablement possible. Un professionnel de santé ou, pour un enterrement religieux, le ministre de l’église peut le déclarer. Si ni l’un ni l’autre ne peut le faire, cette responsabilité peut incomber au conjoint, à l’aîné des enfants adultes survivants, à un parent ou à l’aîné des frères et sœurs adultes. Le registre peut indiquer le lieu de résidence de la personne décédée, le lieu du décès, sa cause connue et le lieu d’inhumation. Un acte civil aide à prouver le statut familial et facilite les démarches d’héritage ou la transition vers d’autres soins et formes de soutien; les pratiques funéraires religieuses et coutumières restent aussi importantes en pratique. Les sources examinées n’établissent pas de prestation nationale de survivant ni de service normalisé de deuil ou de soins aux personnes âgées. L’adoption exige une ordonnance de la Haute Cour en vertu de l’Adoption Act 2004. L’enfant doit avoir moins de 18 ans. Le demandeur est généralement un parent, un proche âgé d’au moins 21 ans ou un autre demandeur âgé d’au moins 25 ans, sous réserve du consentement et de l’examen par un tuteur et les services sociaux. L’autorité locale compétente est l’exécutif provincial ou l’autorité municipale de Honiara, et le registre des adoptions est tenu par l’intermédiaire du greffier général. La loi n’abolit pas les pratiques d’adoption coutumières. Une adoption internationale exige des rapports supplémentaires et la participation d’un agent des services sociaux; certains transferts et paiements sont restreints. Les frais et délais officiels d’adoption ne sont pas établis de manière fiable. Le Child and Family Welfare Act 2017 est entré en vigueur le 14 septembre 2022. Il établit un cadre pour les enfants ayant besoin de soins ou de protection, le conseil familial, la gestion des cas et les services d’orientation. Le ministère de la Santé et des Services médicaux (MHMS) dirige sa mise en œuvre par l’intermédiaire de sa Division des services sociaux, en collaboration avec le ministère des Femmes, de la Jeunesse, des Enfants et des Affaires familiales, la Police royale des Îles Salomon, le Bureau du solliciteur public, les écoles, les églises, les ONG et les anciens des communautés. En 2024, 17 agents des services sociaux étaient recensés au niveau national; la géographie et les effectifs peuvent donc limiter les capacités d’intervention. Des services de santé reproductive et infantile, de planification familiale, de réadaptation communautaire, de santé mentale et de services sociaux sont accessibles par des filières sectorielles, mais leur disponibilité varie selon le lieu. Le Family Protection Act 2014 considère comme violence domestique les violences physiques, sexuelles, psychologiques et économiques, qu’il s’agisse d’un acte isolé ou d’un comportement répété. La police peut délivrer un avis de sécurité valable jusqu’à 21 jours et, dans les circonstances permises, le prolonger une fois pour une durée maximale de 21 jours supplémentaires. Un tribunal de première instance ou un juge de paix habilité peut rendre une ordonnance de protection pouvant restreindre les contacts, l’approche, le lieu de résidence ou la possession d’armes, et statuer sur l’éloignement du domicile, l’accès aux biens, la garde ou les droits de visite temporaires des enfants et une pension alimentaire temporaire. La police doit enquêter, expliquer les droits et orienter les personnes concernées vers un lieu sûr, des services de conseil, des soins médicaux et une aide juridique. Les professionnels de santé doivent organiser les examens et l’orientation; tout problème de protection d’un enfant doit être signalé à un agent des services sociaux ou à la police. Les affaires de pension alimentaire et de séparation sont généralement portées devant un tribunal de première instance ou un tribunal local. En vertu de l’Affiliation, Separation and Maintenance Act, une demande de filiation peut être introduite avant la naissance et généralement dans les trois ans qui la suivent, avec un délai spécial lorsque le parent présumé se trouve à l’étranger. Un tribunal peut ordonner des versements périodiques ou un capital pour l’entretien et l’éducation, les frais de naissance ou de funérailles et les frais juridiques. Les tribunaux peuvent statuer sur la garde et les droits de visite; un agent des services sociaux ou un secrétaire provincial peut déposer une demande. La pension alimentaire d’un enfant se poursuit généralement jusqu’à 16 ans, avec possibilité de prolongation pour les études ou dans des circonstances particulières. Un conjoint marié peut également demander une séparation, une pension pour le conjoint, une pension pour l’enfant et des ordonnances relatives à la garde et aux droits de visite. L’exécution dépend des revenus, des preuves, de l’accès au tribunal et de la distance entre les îles. Les mariages coutumiers enregistrés peuvent être dissous en vertu de l’Islanders’ Divorce Act. Les sources officielles examinées ne recensent pas d’allocation nationale pour enfant ou famille, d’allocation nationale de soins ni de prestation distincte pour les personnes âgées. Les ménages, proches, communautés, églises, ONG et services sectoriels assument donc souvent la charge pratique des soins, notamment en cas de pauvreté, de choc climatique ou d’autre urgence. La Division des affaires familiales, la Division du développement de l’enfant, la Division des services sociaux, les anciens des communautés et les prestataires locaux peuvent tous être concernés selon le problème, mais leurs rôles et disponibilités diffèrent d’un lieu à l’autre. Il faut orienter chaque affaire vers la voie appropriée : le greffier pour les actes d’état civil, le greffier de district pour l’enregistrement du mariage, la Haute Cour pour l’adoption, les services sociaux ou de protection de l’enfance pour les questions de soins, la police ou un tribunal de première instance pour les violences, et un tribunal de première instance ou local pour les pensions alimentaires et les séparations.
La famille aux Îles Salomon
Aux Îles Salomon, la vie familiale est façonnée par le droit formel, les pratiques coutumières, les unions de fait, les ménages et les liens communautaires élargis. Le mariage, l’enregistrement des naissances, la parentalité, les soins, la protection contre la violence domestique, la pension alimentaire, l’adoption et les responsabilités liées à un décès relèvent de différentes procédures formelles et coutumières. L’accès aux services publics varie selon les îles; le bureau responsable, les transports et le personnel disponible peuvent donc influer sur le traitement d’une affaire.
Conseil
Choisissez une démarche juridique officielle lorsque vous avez besoin d’un statut familial documenté, d’une ordonnance exécutoire ou d’une protection. Les pratiques coutumières, le ménage, l’église et l’entraide communautaire peuvent être utiles pour les soins et la médiation si la situation est sûre, mais ne doivent pas remplacer l’intervention de la police ou d’un tribunal en cas de violence, de risque pour un enfant, de pension alimentaire, d’adoption ou de contestation de statut. Conservez les documents et identifiez rapidement le bureau compétent, car les distances entre les îles et le manque de personnel peuvent retarder l’aide.

