La gestion des risques de catastrophe aux Îles Salomon couvre la prévention, la préparation, l’alerte, l’intervention immédiate, l’évacuation et le relèvement face aux dangers susceptibles d’affecter gravement les personnes, les moyens de subsistance, l’environnement ou les infrastructures essentielles. Les risques sont accrus par la situation du pays sur la ceinture de feu du Pacifique et la ceinture cyclonique, par la dispersion de ses nombreuses îles et par la fragilité des infrastructures de transport, d’eau, d’électricité, de communications, de santé et d’éducation. Environ 85 % de la population dépend d’activités de subsistance ; les dommages aux jardins, aux pêcheries, aux routes, aux bateaux ou aux marchés locaux peuvent donc rapidement affecter l’alimentation et les revenus. Le Conseil national des catastrophes assure la direction nationale en vertu de la loi de 1989 sur le Conseil national des catastrophes. Le ministère de l’Environnement, du Changement climatique, de la Gestion des catastrophes et de la Météorologie, par l’intermédiaire du Bureau national de gestion des catastrophes (NDMO), soutient le secrétariat du Conseil, la coordination nationale et l’aide au relèvement. Le Centre national des opérations d’urgence (NEOC) coordonne la surveillance nationale, la logistique, le sauvetage, les secours et l’information publique. Les centres provinciaux des opérations d’urgence et les comités provinciaux de gestion des catastrophes dirigent les interventions de première ligne dans leurs provinces. Les comités de gestion des risques de catastrophe des quartiers et des villages soutiennent la planification et la communication locales. Les Services météorologiques des Îles Salomon (SIMS) diffusent les informations météorologiques et sur les tsunamis, tandis que SIBC et d’autres stations de radio contribuent à la diffusion des alertes. Le plan national de gestion des catastrophes de 2018 soutient les plans nationaux, provinciaux et locaux, les procédures opérationnelles, les formations, les exercices, la sensibilisation du public, les systèmes d’alerte précoce et la coordination d’urgence. Les communautés et les autorités peuvent préparer des fournitures et désigner des lieux sûrs, mais aucune base de données nationale unique et vérifiée recensant les abris et les itinéraires d’évacuation n’a été établie. Les plans locaux peuvent donc varier. Là où les télécommunications sont limitées, les chefs de village peuvent transmettre les alertes au moyen de cloches d’église, de coquillages ou de tambours. Les SIMS communiquent les informations météorologiques, les alertes aux vents violents, aux fortes pluies et aux tsunamis au 933. Le NDMO et le NEOC diffusent informations, consignes et signalements d’impact au 955. La coordination d’urgence peut passer du niveau 1, en veille, au niveau 2, en activation complète. La police est joignable au 999, les pompiers et les services de secours au 988, et le Centre de coordination des opérations de sauvetage maritime au 977. En cas d’alerte, suivez les consignes officielles, évitez les zones côtières et les pentes dangereuses, ne traversez pas les rivières en crue et ne prenez pas la mer dans des conditions dangereuses. Si un bâtiment est dangereux, rendez-vous au centre d’évacuation indiqué localement le plus proche ou dans un autre lieu sûr. Le Comité national des opérations en cas de catastrophe soutient la préparation et la réponse, tandis que les structures provinciales organisent l’action immédiate sur le terrain. Les secours peuvent comprendre de l’eau potable, de la nourriture, un abri, des fournitures d’eau et d’assainissement, des kits d’hygiène ou de cuisine, des soins médicaux, une protection, une aide aux moyens de subsistance et la remise en état d’infrastructures essentielles. La Croix-Rouge des Îles Salomon, des organisations non gouvernementales et des groupes communautaires peuvent intervenir dans le cadre de la coordination gouvernementale. Les ménages touchés peuvent signaler les dégâts et leurs besoins au 955, à un centre provincial des opérations d’urgence, à la police ou aux responsables locaux. L’aide dépend de l’évaluation des effets, des besoins, des ressources disponibles et de l’accès ; les informations disponibles n’établissent ni paiement individuel général ni prestation garantie. Le ministre peut déclarer l’état de catastrophe pour tout ou partie des Îles Salomon ; la déclaration peut être publiée par la radio et la Gazette. La loi autorise des mesures de sécurité, des directives, des restrictions et la réquisition de véhicules, de bateaux ou de biens privés, moyennant une indemnisation raisonnable dans un délai raisonnable. Le texte disponible prévoit une amende possible de 500 dollars ou une peine d’emprisonnement allant jusqu’à trois mois en cas de refus d’un ordre du Conseil national des catastrophes ; il convient de confirmer auprès de l’autorité compétente l’application locale actuelle de cette disposition avant de s’y fier. Le relèvement peut commencer alors que les secours se poursuivent. Un comité de coordination du relèvement peut soutenir les plans sectoriels et provinciaux et les propositions de financement soumises à l’examen du Conseil national des catastrophes et du Cabinet. Le cadre de relèvement vise, lorsque les circonstances le permettent, à élaborer un plan dans les six mois suivant le passage de la phase d’intervention immédiate à la phase de transition. La stratégie de financement des risques de catastrophe 2024–2027 et les dispositifs du ministère des Finances et du Trésor, de l’Unité du financement climatique et des risques et du Groupe directeur du financement des risques de catastrophe soutiennent les décisions de financement. Les priorités de relèvement comprennent les routes et les ponts, les ports et les bateaux, l’eau et l’assainissement, l’électricité, les communications, les dispensaires, les écoles, les abris, les jardins vivriers et les pêcheries. Les fournisseurs d’infrastructures essentielles sont censés maintenir des dispositifs de coordination d’urgence et de continuité des services.
Catastrophes aux Îles Salomon
Les Îles Salomon sont exposées aux séismes, tsunamis, éruptions volcaniques, cyclones tropicaux, inondations, glissements de terrain, sécheresses, érosion côtière et autres urgences majeures. Les cyclones tropicaux surviennent environ une ou deux fois par an, principalement de novembre à avril. Le système national de gestion des catastrophes relie les organismes publics, les provinces, les quartiers et les villages afin que les communautés puissent recevoir des alertes, évacuer, obtenir des secours et soutenir le relèvement.
Conseil
Aux Îles Salomon, préparez-vous aux catastrophes en tenant compte à la fois des dangers et des difficultés d’accès. Établissez un plan qui reste applicable en cas de panne des transports, de l’électricité ou des communications, et confirmez à l’avance le mode d’alerte local, le lieu sûr, les fournitures essentielles et les contacts pour signaler un incident. Ne supposez pas qu’il existe une liste nationale des abris, une aide au transport ou un paiement individuel.

