Les amis peuvent garder le contact par des visites régulières, le travail et les loisirs partagés, le sport, le culte, les téléphones mobiles et les réseaux sociaux. En 2019, 44,7 % des personnes âgées de 12 ans et plus possédaient leur propre téléphone mobile. Parmi les usages déclarés d’Internet, les réseaux sociaux concernaient 66,0 % des utilisateurs, la communication 62,0 % et les loisirs 51,3 %. L’utilisation des réseaux sociaux était déclarée par 55,8 % des habitants à Honiara, contre 16,3 % à Guadalcanal et 13,1 % dans la province occidentale; les amitiés en ligne dépendent donc fortement du lieu et de l’accès. Les communautés éloignées et rurales peuvent s’appuyer davantage sur les échanges en personne et les activités communautaires partagées. Un wantok est une personne liée par une langue, une communauté, une région ou une île commune. Les relations wantok peuvent procurer un sentiment d’identité et un soutien social, mais elles ne signifient pas automatiquement que deux personnes sont amies. Le kastom désigne des façons de vivre et de se comporter ancrées dans les pratiques locales; son sens varie selon les communautés. Les obligations familiales, wantok, religieuses et communautaires peuvent coexister avec une amitié sans se confondre avec elle. Aucun droit, devoir ou processus d’enregistrement national propre à l’amitié n’a été identifié aux Îles Salomon. L’amitié reste volontaire : chaque personne peut choisir les contacts, attendre du respect mutuel et du consentement, poser des limites et mettre fin à la relation. Les enfants et les jeunes doivent également être protégés contre l’intimidation, l’exploitation en ligne, les communications dangereuses, les atteintes à la vie privée et les pressions d’un groupe. Le genre, le handicap et d’autres formes de marginalisation peuvent influer sur l’accès et la participation, même si les jeunes prennent souvent part aux groupes religieux et communautaires. Les amitiés commencent souvent à l’école, dans les groupes de jeunes liés à une église, les groupes de jeunes communautaires, les sports et les loisirs, la musique et les activités culturelles, les événements villageois, les clubs d’enfants et de jeunes ou des programmes comme Youth@Work. Parmi les acteurs publics et communautaires liés à la jeunesse et à la participation sociale figurent le ministère des Femmes, de la Jeunesse, des Enfants et des Affaires familiales, le ministère de l’Éducation et du Développement des ressources humaines, le Conseil national des sports, les conseils provinciaux et de la jeunesse de Honiara, les églises, les écoles, les organisations communautaires et les groupes de la société civile. La politique de la jeunesse couvre généralement les âges de 15 à 34 ans, et environ 70 % de la population a moins de 34 ans. Il n’existe pas de frais, de durée ni de conditions d’accès standardisés au niveau national pour l’amitié. Les frais peuvent inclure le crédit et les données mobiles, le transport, la participation à un sport ou l’entrée à un événement. Lorsque l’amitié devient difficile, les personnes concernées essaient généralement d’abord de clarifier directement la situation de manière informelle. Selon le cas, un responsable religieux ou communautaire, un chef ou un chef traditionnel peut aider. Le ministère de la Gouvernance traditionnelle, de la Paix et des Affaires ecclésiastiques soutient la médiation des conflits, les cérémonies de réconciliation, le rétablissement psychosocial et les activités provinciales de consolidation de la paix. La Police royale des Îles Salomon peut soutenir la résolution communautaire des problèmes et la médiation dans les affaires mineures; les cas de préjudice grave exigent une protection policière et d’autres mesures de sauvegarde appropriées. Ces services ne servent pas à enregistrer les amitiés et ne créent pas de système formel d’amitié. L’amitié est distincte d’une simple connaissance, d’une relation amoureuse ou de la cohabitation. Il faut surtout déterminer si la relation est librement choisie, réciproque et entretenue comme un lien personnel non amoureux. Aucune donnée officielle nationale ne mesure spécifiquement la prévalence ou les catégories d’amitié aux Îles Salomon.
L’amitié aux Îles Salomon
Aux Îles Salomon, l’amitié est une relation non amoureuse, librement choisie et entretenue par des contacts réciproques, des activités partagées et de la confiance. Elle n’est assortie d’aucune inscription nationale, d’aucun contrat ni d’aucune autorité publique dédiée. Les amitiés se nouent souvent à l’école, à l’église, dans les activités sportives, les groupes de jeunes, les activités culturelles et la vie communautaire; l’accès dépend de l’île, des différences entre villes et zones rurales et de l’accès au numérique.
Conseil
Choisissez un cadre qui correspond à votre accès, à vos centres d’intérêt et à vos besoins de sécurité : une école, une église, un groupe de jeunes, une activité sportive, un événement culturel ou un rassemblement communautaire peut favoriser des contacts réguliers, tandis que le téléphone et les réseaux sociaux facilitent les échanges à distance. Considérez les liens wantok ou familiaux comme un contexte, et non comme une preuve d’amitié; évaluez la relation selon le libre choix, le respect, la confiance et la possibilité d’y mettre fin. Protégez votre vie privée en ligne et demandez rapidement de l’aide en cas de pression, d’intimidation, d’exploitation ou de préjudice grave.

