Le ministère de la Santé et de l’Assainissement (MoHS) définit la politique nationale et réglemente les services de santé. L’Agence nationale de santé publique (NPHA) s’occupe de la surveillance de santé publique et des urgences. Les équipes de gestion sanitaire de district (DHMT) coordonnent les services et les orientations avec les conseils locaux, les comités de gestion sanitaire et les prestataires. Le système de Sierra Leone comporte trois niveaux principaux : les unités de santé périphériques (PHU), les hôpitaux de district et les hôpitaux de référence. Les PHU comprennent les postes et centres de santé communautaires. Les agents de santé communautaires (CHW) étendent les services de base grâce aux visites à domicile et aux actions de proximité, en particulier là où la distance et les transports limitent l’accès aux établissements. Avant qu’une maladie ne s’aggrave, les services comprennent généralement l’éducation à la santé, les conseils d’hygiène et d’assainissement, la vaccination, l’appui nutritionnel, la prévention du paludisme et les moustiquaires, les soins prénatals, l’aide à l’accouchement en établissement, ainsi que les services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente. La prise en charge intégrée des maladies de l’enfant dans la communauté (iCCM) permet à des agents communautaires formés d’évaluer et de traiter la pneumonie, le paludisme et la diarrhée chez les enfants de 2 à 59 mois. Les enfants de plus de cinq ans peuvent bénéficier de tests et de traitements antipaludiques dans le cadre des services concernés. En 2024, l’UNICEF a fait état de plus de 8 000 CHW, d’environ 300 000 visites à domicile et d’une couverture de la chaîne du froid dans 94 % des établissements. La couverture vaccinale Penta-3 dépassait 80 % dans chaque district et quatre nouveaux vaccins ont été introduits au cours de la période considérée. Une PHU est normalement le premier lieu où obtenir une évaluation générale, un diagnostic et un traitement. Le personnel oriente les cas graves ou complexes vers un hôpital de district, qui peut fournir des soins hospitaliers, des analyses de laboratoire, de l’imagerie, de l’oxygène, des perfusions intraveineuses, des antibiotiques, une intervention chirurgicale, des soins intensifs ou une transfusion sanguine, selon ses capacités. Les hôpitaux de référence offrent des soins secondaires et tertiaires plus spécialisés, mais les effectifs, l’équipement, les médicaments, les routes et la géographie rendent la qualité et la disponibilité des services inégales. La stratégie hospitalière de 2025 concerne plus de 50 hôpitaux secondaires et tertiaires. L’accès aux soins des maladies non transmissibles reste limité et les besoins non satisfaits en santé mentale sont particulièrement importants ; en 2025, le MoHS estimait à environ 98 % le déficit de prise en charge en santé mentale, alors que les traitements, la réadaptation et l’intégration communautaire étaient encore en cours de développement. En cas d’urgence grave, le centre 117 de la NPHA est décrit publiquement comme fonctionnant 24 heures sur 24. Le Service médical national d’urgence (NEMS) soutient les transferts par ambulance des PHU vers les hôpitaux. Un rapport du NEMS d’août 2023 faisait état de 101 ambulances, dont 88 % opérationnelles, de 91 828 appels cumulés, de 85 340 interventions et de 71 022 transferts. Ce rapport mentionnait aussi le numéro gratuit 300400, tandis que des communications publiques plus récentes utilisent le 117 ; vérifiez si possible le numéro actuellement valable localement. La disponibilité des ambulances et les délais d’intervention varient ; en septembre 2026, le MoHS signalait des lacunes dans les derniers kilomètres et pendant la saison des pluies. L’Initiative de soins de santé gratuits (FHCI) donne gratuitement la priorité aux femmes enceintes, aux mères allaitantes et aux enfants de moins de cinq ans dans les établissements publics. Le traitement du paludisme, de la tuberculose, du VIH/sida, de la lèpre, de l’onchocercose, de la filariose lymphatique et d’autres maladies tropicales négligées désignées est gratuit pour toute personne en Sierra Leone. Cela ne signifie pas que tous les services sont gratuits pour chaque tranche d’âge. Les personnes qui ne relèvent pas des catégories couvertes par la FHCI peuvent devoir payer les frais d’inscription, de consultation et de médicaments du secteur public dans le cadre du recouvrement des coûts. Les soins privés comportent généralement des frais, surtout en zone urbaine. Les médicaments hors des programmes couverts peuvent entraîner d’autres dépenses à la charge des patients. En 2025, l’Organisation mondiale de la Santé indiquait que les paiements directs représentaient environ 56 % des dépenses totales de santé, tandis que la couverture de protection sociale en santé restait inférieure à 1 %. L’intégration proposée de la FHCI et du système d’assurance maladie sociale de Sierra Leone (SLeSHI), au moyen d’un projet de loi, n’était pas une loi adoptée dans les recherches disponibles. La politique nationale du médicament et la liste des médicaments essentiels (EML) orientent la sélection et l’approvisionnement, mais la disponibilité varie selon l’établissement. Les habitants des communautés rurales, éloignées et riveraines rencontrent davantage d’obstacles dus à la distance, aux routes et aux transports. La politique nationale vise des soins rapides et de qualité sans difficultés financières excessives, mais les sources disponibles ne confirment ni l’existence d’un médiateur national des patients ni celle d’un mécanisme unique et fiable de plaintes à l’échelle du pays. Dans certains lieux, des comités communautaires, d’établissement et de conseil local assurent la participation et le contrôle. Les responsabilités pratiques comprennent le respect des conseils de traitement et d’orientation, des consignes de prévention des infections et le signalement des urgences ou des suspicions de maladie. Le suivi doit se poursuivre jusqu’à la disparition des symptômes ou jusqu’à ce que le prestataire responsable modifie le plan de traitement. Les établissements peuvent suivre l’observance du traitement et orienter les cas graves ou qui ne répondent pas aux soins vers un niveau supérieur. Les centres de réadaptation, la réadaptation de la parole et physique, le soutien psychologique et les soins palliatifs ou de soutien font partie du continuum prévu, mais l’accès et les dispositifs de retour après orientation restent fragmentés. Le parcours de soins réel dépend donc de l’affection, des capacités de l’établissement, des transports, de la disponibilité des médicaments et du recours aux soins publics, privés, confessionnels ou soutenus par des ONG.
Santé en Sierra Leone
Les soins de santé en Sierra Leone associent services communautaires, établissements publics, prestataires privés et confessionnels, ainsi que programmes soutenus par des ONG. Les agents de santé communautaires et les unités de santé périphériques assurent une grande partie des premiers contacts, tandis que les hôpitaux de district et de référence prennent en charge les cas plus complexes. La gratuité dans le secteur public concerne principalement les femmes enceintes, les mères allaitantes, les enfants de moins de cinq ans et certaines maladies ; les autres patients peuvent payer l’inscription, les consultations ou les médicaments.
Conseil
Pour une évaluation sans urgence et la prévention, adressez-vous à une unité de santé périphérique ou à un agent de santé communautaire ; en cas d’état grave ou si l’établissement local ne peut fournir les soins nécessaires, rendez-vous dans un hôpital de district ou de référence. Vérifiez l’éligibilité à l’Initiative de soins de santé gratuits et les traitements gratuits propres à certaines maladies avant de payer, tout en prévoyant les frais de médicaments, les difficultés de transport et une disponibilité inégale. En urgence, vérifiez si le 117 ou le 300400 est le numéro valable localement, car les deux apparaissent dans les informations publiques.

