Ces informations concernent l’État indépendant du Samoa, et non les Samoa américaines. Les formes courantes d’entreprise comprennent l’entreprise individuelle, la société de personnes, la société et la société étrangère. Une société est immatriculée auprès du registre des sociétés du Samoa et doit généralement disposer d’adresses physique et postale, d’au moins un administrateur personne physique, d’au moins une action et d’au moins un actionnaire. Un compte auprès du registre des sociétés du Samoa sert à constituer une société en ligne et les frais d’immatriculation sont de 250 SAT. Il n’existe pas de registre des noms commerciaux distinct, dont l’existence soit établie, pour les entreprises individuelles et les sociétés de personnes ; l’accès fiscal utilise le formulaire IR24S pour une entreprise individuelle et le formulaire IR24 pour une société ou une société de personnes, le formulaire IR24B servant, lorsque nécessaire, à communiquer les informations sur les bénéficiaires effectifs. Toute entreprise ou activité économique doit obtenir une licence commerciale avant de commencer ses activités. La demande est adressée à l’Inland Revenue Services. Les pièces habituelles comprennent une demande signée, un plan des locaux ou des photographies, une preuve de financement et, le cas échéant, un certificat professionnel. La période annuelle de validité de la licence va du 1er janvier au 31 décembre. Une entreprise individuelle ou une société de personnes paie généralement 282 SAT par activité et par lieu, tandis qu’une société, une coentreprise ou une autre entité répertoriée paie généralement 640 SAT par activité et par lieu. Une licence spéciale coûte 50 SAT par jour. Les nouvelles demandes sont facturées au prorata à compter de leur approbation ; les renouvellements se font normalement de décembre au 31 janvier. Un renouvellement tardif entraîne une pénalité de 200 SAT. Une licence est nécessaire pour chaque activité commerciale d’une société de personnes ou d’une coentreprise, et une licence n’est pas transférable. Des activités étroitement liées peuvent bénéficier d’un tarif unique avec l’accord du commissaire. La licence doit être affichée dans les locaux et toute modification des informations enregistrées doit être signalée par écrit dans les 30 jours. Une infraction peut entraîner l’annulation ou la suspension de la licence et une pénalité éventuelle de 200 SAT ; un refus peut faire l’objet d’un recours écrit auprès du ministre. Une entreprise alimentaire doit obtenir un certificat sanitaire en vertu de la loi de 2015 sur les denrées alimentaires. Les services financiers, les télécommunications, les jeux d’argent et d’autres activités réglementées nécessitent des autorisations supplémentaires de l’autorité sectorielle compétente. Une société étrangère qui exerce une activité au Samoa doit s’immatriculer et paie généralement des frais d’immatriculation de 300 SAT. Les investisseurs étrangers doivent obtenir un certificat d’investissement étranger, ou FIC, avant d’obtenir une licence commerciale. Les frais de demande et de délivrance du FIC sont chacun de 50 SAT, son renouvellement coûte 50 SAT et les modifications coûtent 70 SAT. Le certificat est valable 12 mois et son renouvellement doit être demandé au moins trois mois avant son expiration. Il peut devenir caduc si l’entreprise ne démarre pas dans les deux ans. Les changements d’actionnariat, de lieu ou d’activité doivent être signalés ou faire l’objet d’une modification du certificat. Les activités réservées excluent les investisseurs étrangers ; elles comprennent les autobus publics, les taxis, les véhicules de location, la vente au détail d’aliments et de boissons, le sciage du bois ainsi que la conception ou l’impression de motifs traditionnels elei. La pêche est soumise à une participation étrangère maximale de 40 %, tandis que certaines activités manufacturières et professionnelles exigent une société constituée au Samoa ou une coentreprise locale. Un administrateur non samoan qui travaille au Samoa doit obtenir un permis de travail. La licence commerciale crée un numéro d’identification fiscale unique, ou TIN, sans frais d’immatriculation distincts. Le TIN doit figurer sur les factures, reçus et documents fiscaux. L’année fiscale va normalement de janvier à décembre. Les entrepreneurs individuels sont imposés à 0 % jusqu’à 15 000 SAT de revenu imposable, à 20 % entre 15 001 et 25 000 SAT, et à 27 % au-delà de 25 000 SAT. Les sociétés paient 27 % ; une société de personnes n’est pas elle-même redevable de l’impôt sur le revenu selon le traitement indiqué par Inland Revenue. La taxe sur les biens et services à valeur ajoutée, appelée VAGST, est de 15 %. L’immatriculation est obligatoire lorsque le chiffre d’affaires dépasse ou devrait dépasser 130 000 SAT sur une période de 12 mois, avec des déclarations tous les deux mois. Les employeurs ayant du personnel s’inscrivent au PAYE et déposent une déclaration P4 mensuelle. Le ministère des Douanes et du Revenu peut désigner une entreprise comme assujettie aux obligations TIMS ou EFD lorsque son chiffre d’affaires atteint 200 000 SAT, avec des exigences de notification et de groupe. Samoa eTax permet de déposer des déclarations, d’effectuer des paiements et de consulter des relevés en ligne ; la vérification d’un compte prend généralement trois à cinq jours ouvrables. Les sociétés déposent une déclaration annuelle au cours du mois de leur constitution. Le délai de dépôt est d’un mois, les frais sont de 50 SAT et un dépôt tardif entraîne des frais supplémentaires. Cette déclaration confirme les informations du registre et ne remplace pas les états financiers. Les sociétés doivent conserver pendant sept ans un registre des actions indiquant les noms, adresses, numéros d’actions et dates des transactions. Les administrateurs doivent agir de bonne foi, protéger les intérêts supérieurs de la société, gérer les conflits et exercer leurs fonctions avec prudence, diligence et compétence. Le test de solvabilité consiste à déterminer si l’actif dépasse le passif et si les dettes peuvent être payées à leur échéance. Dès l’apparition de signes d’insolvabilité, les administrateurs doivent se réunir dans les 10 jours ouvrables pour décider de nommer un liquidateur ou un administrateur, ou de poursuivre l’activité. Les manquements peuvent entraîner des pénalités, une interdiction d’exercer, des réclamations ou une responsabilité personnelle. La Development Bank of Samoa, ou DBS, propose des prêts aux micro, petites et moyennes entreprises aux ressortissants du Samoa, aux sociétés et aux groupes communautaires. Les investisseurs ou entités étrangers doivent faire l’objet d’une vérification par la Banque centrale du Samoa, le MCIL et le ministère du Revenu. Les demandeurs doivent généralement avoir au moins 18 ans et au plus 60 ans. Les petits prêts vont de 1 000 à 50 000 SAT, sur une durée d’un à cinq ans et à des taux d’intérêt indiqués d’environ 8 % à 12 % par an ; les prêts moyens vont de 50 001 à 250 000 SAT, sur une durée de cinq à 15 ans. Les antécédents de crédit et une garantie sont exigés, et la DBS indique que les fonds sont généralement mis à disposition deux à trois semaines après une demande de renseignements. De nombreuses microentreprises et petites entreprises exercent de manière informelle. La formalisation peut améliorer l’accès aux services de développement des entreprises, au financement et aux marchés, mais les informations disponibles n’établissent pas d’exemption générale de licence commerciale pour les activités informelles ; il faut vérifier l’activité concernée. La fermeture d’une entreprise ne se limite pas à laisser expirer sa licence. Le propriétaire ou l’entité soumet le formulaire IR27 de cessation d’activité à Inland Revenue et annule le TIN dans les sept jours suivant la fin de son statut de contribuable. Une société suit la procédure de radiation prévue à la partie 10 de la loi sur les sociétés. Si elle n’est pas réimmatriculée, ses actifs peuvent être transférés à la Couronne, tandis que les obligations contractuelles, les prêts et les litiges subsistent. La restauration coûte 300 SAT. Les sociétés insolvables suivent une procédure de liquidation ou d’administration judiciaire.
Créer une entreprise au Samoa
Créer une entreprise au Samoa suppose de choisir une forme juridique adaptée, d’obtenir une licence commerciale avant le début de l’activité et de respecter ensuite des obligations fiscales et comptables. Les entrepreneurs individuels, les sociétés de personnes, les sociétés et les sociétés étrangères suivent des procédures différentes. Les investisseurs étrangers doivent aussi vérifier les restrictions applicables aux investissements et obtenir un certificat d’investissement étranger avant de demander une licence commerciale.
Conseil
Considérez la création d’une entreprise au Samoa comme une série coordonnée de vérifications juridiques, de licences et d’obligations fiscales : l’absence d’une autorisation peut retarder l’ouverture ou interrompre l’activité. Choisissez la forme la plus simple qui corresponde à la structure de propriété, vérifiez tôt les restrictions liées aux investissements étrangers et aux secteurs concernés, et prévoyez les obligations récurrentes au-delà des seuls frais de démarrage. Tenez un registre daté des dépôts, renouvellements, changements et démarches de fermeture.

