Au Samoa, les aliments proviennent des plantations et jardins familiaux, des exploitations commerciales, de la pêche, des importations, des marchés, des échoppes en bord de route, des restaurants et des échanges villageois. Apia offre le plus grand choix, notamment les marchés d’Apia, le marché aux poissons d’Apia, les cafés, les restaurants, les hôtels et les complexes touristiques. À Savaiʻi et dans les zones éloignées d’Upolu, les commerces établis sont moins nombreux et l’approvisionnement dépend davantage des villages, des plantations et des produits de la mer. En dehors d’Apia, les horaires, les modes de paiement et la disponibilité des produits peuvent être limités. Parmi les aliments locaux courants figurent le talo (taro), l’ulu (fruit de l’arbre à pain), le fa’i (banane), le manioc, la patate douce, la noix de coco, les légumes-feuilles, les fruits tropicaux, le poisson, les coquillages, le poulpe, le thon, le vivaneau, la langouste, le porc et le poulet. La crème de coco est au cœur de nombreuses recettes. Le palusami associe des feuilles de taro, de la crème de coco et de l’oignon, parfois avec de la viande ou du poisson. L’oka se compose de poisson cru avec de la crème de coco, du citron vert ou jaune, de l’oignon, de la tomate et du piment. Le sapasui est un chop suey samoan, le koko Samoa une boisson au cacao, et le faiai fe’e associe du poulpe à la crème de coco. Le palolo est un mets marin saisonnier généralement consommé en octobre et novembre. Les recettes et les garnitures varient d’une famille et d’un village à l’autre. L’umu est un four en plein air, au-dessus du sol ou creusé dans la terre, chauffé par des pierres et utilisé à l’échelle familiale ou villageoise. Les aliments cuits comprennent le poisson, les fruits de mer, le porc, le poulet, le taro, l’arbre à pain, les bananes vertes et les légumes, enveloppés dans des feuilles de bananier ou de cocotier ou placés dans des coques de noix de coco. Selon la quantité et la méthode, la cuisson dure généralement de 30 à 120 minutes. L’ébullition, la cuisson au four, la friture et les grillades sont également répandues. Les hôtels et complexes touristiques peuvent servir des umu ou des buffets fiafia ; les marchés, les vendeurs en bord de route et les lieux communautaires proposent aussi des repas locaux. L’approvisionnement alimentaire du Samoa dépend de plus en plus des produits importés et transformés, parallèlement aux tubercules, fruits, noix de coco et produits de la mer traditionnels. Le Bureau samoan des statistiques et le ministère de l’Agriculture et de la Pêche signalent des préoccupations liées à l’insécurité alimentaire, à la baisse de la diversité des aliments locaux et aux risques nutritionnels. Il n’existe pas de chiffre national actuel et stable pour le coût des aliments : l’origine importée ou locale, la saison, le carburant, le fret, l’île et le point de vente influent sur le prix. En 2018, une référence historique minimale de 2 200 kilocalories par jour dans l’enquête HIES estimait le coût à environ 31,04 SAT par personne et par semaine ; il ne s’agit pas d’un budget actuel. Les repas touristiques et dans les complexes coûtent généralement plus cher que les repas des marchés, de rue ou des ménages. Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche, souvent appelé MAF, soutient les politiques agricoles et halieutiques, la réglementation et les services techniques. Sa Division des pêches gère les pêches côtières et hauturières, l’aquaculture, la sécurité et la vérification des produits de la mer, ainsi que le marché aux poissons. Plus de 120 collectivités côtières participent au programme de gestion des pêches à l’échelle communautaire, qui associe la gestion marine menée par les villages et le soutien technique du MAF ; environ 80 % étaient signalées comme pleinement actives dans les informations citées sur le programme. Les règlements villageois, les réserves et les règles saisonnières ou légales de capture peuvent influer sur l’accès. Le suivi de la ciguatera et du palolo compte également dans les décisions relatives aux produits de la mer. Le ministère de la Santé (MOH) supervise la sécurité alimentaire. La loi de 2015 sur l’alimentation couvre les aliments crus et cuits, les importations et exportations, l’étiquetage, le stockage, le transport, la vente, les dons et les aliments communautaires ou traditionnels. Les entreprises alimentaires telles que les restaurants, cafés, boulangeries et commerces ambulants doivent suivre la procédure de certificat sanitaire prévue par la partie 3, section 13, et les personnes qui manipulent des aliments doivent obtenir une autorisation sanitaire. Les règlements de 2017 sur la sécurité et la qualité des aliments s’appliquent également. Les fruits de mer crus, la viande insuffisamment cuite, la contamination croisée, l’eau insalubre et le maintien prolongé à température ambiante présentent des risques pratiques ; l’oka demande une attention particulière à l’hygiène et à la chaîne du froid. Le service samoan de quarantaine, rattaché au MAF, applique les contrôles de biosécurité prévus par la loi de 2005 sur la biosécurité. Les produits végétaux frais doivent généralement être déclarés et accompagnés d’un permis d’importation. Parmi les exemples qui peuvent être autorisés sans suivre la même procédure de permis figurent le taro, le manioc, l’igname et l’arbre à pain cuits, les aliments en conserve, les huiles et le sucre ; les exigences varient selon le produit, son origine et les avis en vigueur. L’Office samoan du tourisme soutient l’offre alimentaire destinée aux visiteurs, tandis que le Bureau samoan des statistiques publie des informations sur les dépenses alimentaires, l’insécurité alimentaire, l’agriculture et la pêche pour la zone urbaine d’Apia, le nord-ouest d’Upolu, le reste d’Upolu et Savaiʻi. La résilience alimentaire dépend de la production locale de produits de base, de systèmes de cultures mixtes et arboricoles résilients au climat, de la réduction du gaspillage alimentaire, de chaînes d’approvisionnement fiables, d’une pêche côtière et hauturière durable et de l’aquaculture. L’outil ASC Explorer du MAF soutient la planification climatique et agricole. Les cyclones, la sécheresse, les inondations, les parasites et la pression exercée sur les récifs et les stocks de poissons peuvent perturber l’approvisionnement. Rien ne permet de considérer l’ensemble des aliments comme biologiques au Samoa ; cette affirmation doit être étayée pour chaque produit concerné.
L’alimentation au Samoa
L’alimentation au Samoa associe des produits de base cultivés localement, des fruits de mer, la production familiale, des produits importés et des repas pris en commun. Le taro, l’arbre à pain, les bananes, le manioc, les patates douces, la noix de coco, le poisson et le porc sont courants ; le riz, la farine, les nouilles, le sucre et les produits transformés sont également largement importés. La disponibilité, les prix et les options de restauration varient selon la saison, la météo, les liaisons de transport, la production des ménages et l’île.
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