Les rencontres amoureuses sont principalement informelles au Salvador. L’État ne tient pas de registre général des relations amoureuses, n’exige pas de permis général pour une relation et ne fournit pas de service public de mise en relation ou de conseil amoureux directement attesté. Le MINSAL, ministère de la Santé, conseille sur l’amour, les relations, la communication respectueuse et égalitaire, les limites personnelles, la sexualité et la contraception. Les services de santé traitent aussi la grossesse et la planification familiale, les infections sexuellement transmissibles, dont le VIH, ainsi que les violences sexuelles. L’accès dépend de l’établissement et de la région ; il convient donc de vérifier auprès de l’Unidad de Salud ou du centre de dépistage le plus proche. Le consentement doit être libre, éclairé et continu, y compris dans une relation établie. Les deux partenaires doivent avoir au moins 18 ans pour se marier au Salvador. Depuis 2017, la loi ne prévoit aucune exception à cet âge minimum. Une union ou relation précoce ne devient pas un mariage légal ; les règles de protection de l’enfance et les infractions sexuelles peuvent s’appliquer séparément. Le mariage civil exige un consentement libre et mutuel et est inscrit au Registro del Estado Familiar (registre d’état civil). Il peut être célébré par la Procuraduría General de la República (PGR), un notaire, un maire, un gouverneur politique départemental ou un procureur auxiliaire. La procédure et les actes de mariage sont présentés comme exempts de frais légaux, mais un notaire peut facturer des honoraires professionnels convenus et les certificats locaux ou autres frais annexes peuvent varier. Le mariage crée des droits et devoirs égaux pour les deux époux : cohabitation, fidélité, aide mutuelle, respect, tolérance et considération, ainsi que l’organisation de la résidence commune et du foyer. Les dépenses familiales sont réparties selon les ressources de chacun. Les tâches ménagères et la garde des enfants comptent comme des contributions égales, et un époux ne peut interdire à l’autre d’exercer un emploi légitime ou de suivre des études. L’unión no matrimonial (union non matrimoniale) est un statut reconnu par la loi pour un homme et une femme vivant ensemble librement, continûment, de manière stable et publique depuis au moins un an, sans empêchement au mariage. Les termes convivientes et compañeros de vida sont également utilisés. Le statut ne s’établit pas automatiquement : les droits commencent généralement seulement après une déclaration judiciaire préalable et son inscription au Registro del Estado Familiar. La déclaration peut avoir des conséquences sur le partage des gains, les dépenses familiales, la protection du domicile familial, les droits successoraux équivalents à ceux d’un époux et l’indemnisation des dommages. Elle est généralement demandée après une séparation ou un décès par un conviviente ou un héritier. La demande doit généralement être déposée dans les trois ans suivant la séparation ou le décès ; à défaut, la prétention s’éteint. La procédure exige des preuves et une démarche judiciaire, sans délai de traitement uniforme établi. Les sources primaires nationales examinées présentent expressément les voies du mariage légal et de l’unión no matrimonial comme étant ouvertes à un homme et une femme. Elles n’établissent pas de statut formel directement équivalent pour les couples de même sexe. Une relation amoureuse peut néanmoins exister sans enregistrement ; il ne faut pas supposer que les conséquences formelles associées au mariage ou à l’unión no matrimonial s’appliquent sans fondement juridique précis. La loi contre la violence intrafamiliale protège le partenaire actuel ou ancien, l’époux ou le conviviente, même si le couple n’a jamais vécu ensemble. Elle couvre les violences physiques, sexuelles, psychologiques et patrimoniales. Les mesures possibles comprennent l’interdiction de contact ou d’approche, l’éloignement du domicile familial, des restrictions de visite, une aide au déménagement, des mesures relatives au logement ou à l’entretien et des injonctions de thérapie. La LEIV, loi spéciale intégrale pour une vie sans violence pour les femmes, ajoute des mesures de protection, de prévention, d’assistance, de réparation et des sanctions. L’ISDEMU, Institut salvadorien pour le développement des femmes, gère gratuitement et confidentiellement le service 126, accessible 24 heures sur 24, qui fournit une intervention de crise, un soutien psychologique et social, des conseils juridiques et une aide à l’activation de mesures de protection. Son réseau comprend 14 centres départementaux d’accueil, six unités Ciudad Mujer, des services mobiles de détection et d’orientation ainsi que des refuges pour les situations à haut risque. L’unité familiale et les bureaux auxiliaires de la PGR proposent sur tout le territoire des conseils juridiques et des services administratifs ou judiciaires ; son service psychosocial propose des thérapies individuelles, de couple, de convivientes et familiales, ainsi que des programmes de crise ou contre la violence. En cas de danger immédiat, contactez les organismes de protection ; la médiation de couple ne remplace pas la protection contre la violence. Une relation informelle, noviazgo ou pareja, peut se terminer sans procédure ni enregistrement publics. Un mariage civil prend fin par un divorce judiciaire par consentement mutuel ou par une procédure fondée sur plus d’un an de séparation ininterrompue ou sur des faits, notamment la violence, rendant impossible la poursuite de la cohabitation. Les conseils de la PGR mentionnent des documents comme les cartes d’identité DUI des deux parties, les actes de naissance et de mariage, les documents relatifs aux enfants communs, une adresse de notification et les cartes DUI de deux témoins. La durée dépend du dossier ; le jugement définitif est annoté au registre d’état civil. L’Instituto Salvadoreño del Seguro Social (ISSS) peut inscrire un époux ou un compañero/a de vida comme bénéficiaire. L’inscription peut nécessiter les deux DUI, une déclaration sous serment le cas échéant, un acte de naissance commun ou une autre preuve, ainsi que des conditions supplémentaires lorsque le couple n’a pas d’enfant commun. Les informations de service indiquent un délai d’environ 10 à 20 minutes. Les bénéficiaires étrangers peuvent devoir fournir des documents supplémentaires et attendre environ neuf mois pour une carte. Pour une pension de survivant fondée sur une unión no matrimonial, l’ISSS renvoie à l’inscription et indique un délai d’un an à compter du décès pour la procédure de déclaration.
Les relations amoureuses au Salvador
Au Salvador, les relations amoureuses sont souvent désignées par noviazgo ou pareja et commencent généralement sans enregistrement public ni autorisation générale. Une reconnaissance juridique est possible par le mariage civil ou, sous certaines conditions, par une unión no matrimonial déclarée ; ces voies créent des droits et obligations qu’une relation informelle ne confère pas automatiquement. La santé sexuelle, le consentement mutuel, la protection contre la violence et les conséquences d’une séparation sont des questions pratiques distinctes.
Conseil
Choisissez entre relation informelle, mariage civil et unión no matrimonial selon les protections et responsabilités juridiques dont vous avez réellement besoin. Ne supposez pas que la cohabitation confère les mêmes droits que le mariage, et traitez le consentement, la santé sexuelle et la protection contre la violence comme des priorités distinctes. Notez tôt les délais et documents si une séparation, une couverture de sécurité sociale ou une reconnaissance juridique peuvent devenir nécessaires.

