La notion d’employeur couvre les entreprises privées et publiques ainsi que les personnes physiques ayant au moins un salarié ; les postes permanents de l’administration publique n’en font pas partie. Le principal fondement juridique est le Code du travail (Code du travail), régi par la Loi n°45-75, modifiée par la Loi n°6-96. Selon la question, les autorités compétentes comprennent le Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale, l’Inspection du Travail et des Lois Sociales, le Bureau de Contrôle du Travail, la Direction Générale du Travail, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), la caisse d’assurance maladie universelle (CAMU), l’agence pour l’emploi (ACPE) et le Tribunal du Travail. Avant l’ouverture, l’employeur doit déclarer l’entreprise auprès de l’Inspection du Travail ou du Bureau de Contrôle du Travail. La même procédure s’applique à une activité qui n’avait pas été déclarée auparavant ainsi qu’à une fermeture, un déménagement, une modification ou une réouverture. Le registre d’employeur (registre d’employeur) est tenu en permanence sur le lieu d’activité et contient des informations sur les personnes et les contrats, le travail, les salaires et les congés, ainsi que les visas, avertissements et notes d’inspection. Les inscriptions doivent être conservées pendant cinq ans à compter de la dernière inscription. Tous les six mois, des informations sur les effectifs doivent être transmises au Bureau de Placement. Les relations de travail peuvent prendre la forme d’un contrat à durée indéterminée (CDI), d’un contrat à durée déterminée (CDD), d’un contrat d’apprentissage ou d’une convention collective (collective convention). Un contrat à durée déterminée doit être conclu par écrit et ne peut durer plus de deux ans. Si l’employeur poursuit l’emploi après l’échéance, une relation de travail à durée indéterminée prend naissance. Pour le travail temporaire par agence, l’agence doit conclure un contrat écrit d’une durée maximale de 24 mois. L’entreprise utilisatrice est responsable des conditions d’exécution du travail et des équipements de protection individuelle ; les travailleurs temporaires comptent dans les effectifs. Le règlement intérieur (règlement intérieur) ne peut porter que sur l’organisation technique du travail, la discipline, l’hygiène et la sécurité. L’employeur prépare le projet et le soumet, avant son entrée en vigueur, au bureau syndical s’il en existe un ainsi qu’à l’Inspection du Travail. L’inspecteur peut supprimer ou modifier les dispositions illégales. Les employeurs ne peuvent pas infliger d’amendes. Depuis le 1er janvier 2025, le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est de 70 400 FCFA par mois dans tous les secteurs à l’échelle nationale. L’employeur doit payer les salaires en monnaie ayant cours légal au plus tard huit jours après la fin du mois. Dans les activités non agricoles, la durée maximale légale est de 40 heures par semaine ; les heures supplémentaires donnent lieu à une majoration. Le travail de nuit, entre 20 h et 5 h, ne peut durer plus de huit heures consécutives. Le congé payé est d’au moins 26 jours ouvrables par an. En cas de mutation liée au travail, l’employeur doit fournir un logement ou verser une indemnité et organiser le déplacement nécessaire entre le lieu de recrutement et le lieu de travail. Pour la protection sociale, l’employeur doit s’affilier à la CNSS, y inscrire ses salariés et transmettre les données nominatives de paie et de cotisations au moyen du système de déclaration électronique nominative (eDéclaration). La CNSS couvre notamment les prestations familiales, la maternité, les pensions, les accidents du travail et les maladies professionnelles. L’affiliation à la CAMU doit être effectuée dans les 90 jours suivant l’ouverture de l’entreprise. Les renseignements requis comprennent notamment la dénomination de l’entreprise, l’activité, le représentant, le NIU, le RCCM, le siège social, la forme juridique et les coordonnées bancaires, accompagnés d’un extrait RCCM, d’une copie du NIU et d’une attestation bancaire. Les documents d’affiliation et de paiement des cotisations doivent être disponibles lors des contrôles. Les taux de référence publiés pour 2025 sont de 20,28 % à la charge de l’employeur et 4,55 % à la charge du salarié pour la CNSS, et de 4,55 % à la charge de l’employeur et 2,27 % à la charge du salarié pour la CAMU ; le calcul actuel doit être vérifié auprès de la CNSS et de la CAMU. Les employeurs individuels et ceux qui ont des travailleurs employés de manière informelle doivent également adhérer à la caisse de sécurité sociale et à l’ACPE conformément aux règles de 2025 et 2026. Pour les 25 000 premiers employeurs déclarants, le dispositif de l’État prévoit une exonération totale de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) et une exonération de moitié des cotisations patronales, sous réserve que les conditions respectives soient remplies. La direction de l’entreprise doit intégrer la sécurité et les conditions de travail dans la planification opérationnelle et financière. Cela comprend les locaux, les installations, les équipements de travail, l’environnement et l’organisation du travail. Une consigne sur les risques propres au lieu de travail doit être affichée de façon visible et expliquée à l’embauche. Pour la création ou la réorganisation d’une entreprise, d’un atelier, d’un chantier, d’un entrepôt ou d’une unité de production, une évaluation technique préalable par l’inspecteur est requise. Les accidents du travail et maladies professionnelles doivent être signalés à la CNSS compétente dans les 48 heures ; une copie doit être envoyée à l’Inspection du Travail. En cas de situation dangereuse, l’inspecteur peut prononcer une mise en demeure. Le délai normal est d’au moins quatre jours francs, sauf danger imminent. L’employeur peut faire appel auprès du ministre dans les huit jours ; l’appel a un effet suspensif. À partir de sept salariés par entreprise ou établissement, des délégués du personnel doivent être mis en place. L’employeur organise l’élection, qui doit prévoir au moins deux collèges électoraux : ouvriers et employés, puis ingénieurs et cadres. Le procès-verbal de l’élection doit être transmis à l’inspecteur dans les quatre jours. Les délégués bénéficient de 20 heures rémunérées par mois et représentent les réclamations et questions individuelles et collectives relatives aux salaires, à la classification, aux conventions collectives, à l’hygiène, à la sécurité et à la protection sociale. À partir de 30 salariés, une section syndicale d’un syndicat représentatif avec un délégué peut être créée ; à partir de 50 salariés, l’employeur doit mettre à disposition un local commun. L’appartenance syndicale ne peut être prise en compte pour l’embauche, l’affectation, la formation, la promotion, la rémunération, la discipline ou le licenciement. Les délégués du personnel et représentants syndicaux bénéficient de règles spéciales de protection contre le licenciement. Le licenciement d’un délégué nécessite généralement une procédure devant la Commission des litiges ou l’inspecteur ; en cas de licenciement abusif, une réintégration ou au moins douze mois de salaire de base peut suivre. Dans un litige individuel, l’employeur ou le salarié peut d’abord recourir volontairement à une conciliation auprès de l’Inspection du Travail. La convocation interrompt les délais en cours et un accord est exécutoire. Si la conciliation échoue, le Tribunal du Travail statue ; la procédure est gratuite et commence également par une tentative de conciliation. Les revendications collectives sont d’abord présentées à l’employeur dans un cahier de revendications (cahier de revendications). Les négociations doivent commencer au plus tard sept jours après. En cas d’échec, une conciliation par l’inspecteur suit ; une Commission de Recommandation supplémentaire et un dialogue social tripartite peuvent ensuite intervenir. Si l’employeur refuse de négocier, les salariés peuvent déclencher une grève directement, dans les conditions prévues par la loi. La rupture d’un CDI doit être écrite, indiquer un motif explicite et respecter le préavis. En cas de baisse d’activité ou de réorganisation, l’employeur doit consulter les délégués du personnel par écrit et leur fournir une documentation complète. La sélection tient compte des qualifications, de l’ancienneté (Ancienneté) et des responsabilités familiales. Les licenciements économiques ou structurels nécessitent l’approbation de la Commission des litiges ; les salariés concernés sont prioritaires pour un réembauchage dans la même catégorie pendant un an. Des règles particulières s’appliquent à l’insolvabilité, à la liquidation et à la fin des travaux saisonniers ou de chantier. Une fermeture doit être signalée à l’avance à l’Inspection du Travail. L’âge de la retraite dépend de la catégorie : 60 ans pour les manœuvres, les ouvriers et les employés assimilés, 63 ans pour les agents de maîtrise, 65 ans pour les cadres et 70 ans pour les cadres hors catégorie. Lorsque la durée d’assurance requise a été accomplie, les âges minimaux sont respectivement de 57, 60, 63 et 65 ans. Une prolongation maximale de deux ans est possible à la demande de l’employeur et avec le consentement du salarié ; l’approbation ministérielle doit être délivrée dans les trois mois, faute de quoi elle est réputée acquise. Aucun montant de frais uniforme et fiable pour l’immatriculation initiale auprès de l’Inspection du Travail ou de la CAMU n’a été établi ; il convient de le demander à l’autorité compétente.
Employeur en République du Congo
En République du Congo, un employeur est une personne physique ou morale qui emploie au moins un salarié contre rémunération et sous sa propre direction. Ses responsabilités comprennent l’immatriculation de l’entreprise, les contrats, le paiement des salaires et des cotisations sociales, la sécurité au travail et l’organisation de l’emploi. Des règles s’appliquent aussi à la représentation des salariés, aux litiges, aux restructurations et à la rupture des relations de travail.
Conseil
Si vous employez des personnes en République du Congo, planifiez dès le départ l’immatriculation, les contrats, les salaires, les cotisations sociales et la sécurité au travail ensemble. Donnez la priorité à la déclaration préalable, à l’affiliation à la CNSS et à la CAMU et à des mesures de sécurité démontrables, car des délais fixes et des contrôles sont directement liés à votre rôle d’employeur. Surveillez aussi les seuils de représentation du personnel afin d’organiser les élections, les protections et la participation avant qu’un litige survienne.

