La République du Congo, également appelée Congo-Brazzaville, se distingue de la République démocratique du Congo. Environ 65 % de son territoire appartient à la forêt tropicale du bassin du Congo. Les autres systèmes naturels comprennent savanes, forêts inondées, fleuves, tourbières, côte atlantique, mangroves, lagunes et zones humides marines. Le complexe tourbeux de la Cuvette Centrale s’étend sur les deux États congolais ; les sites congolais comprennent le Lac Télé et les Grands Affluents, sans que leur situation transfrontalière modifie ici la portée nationale. Le pays dispose d’un réseau établi d’aires protégées qui couvrent environ 13,2 % du territoire. Il comprend quatre parcs nationaux, quatre réserves de faune, deux zones de chasse, deux sanctuaires de gorilles, un sanctuaire de chimpanzés, une réserve de biosphère, une réserve communautaire et une réserve forestière. Les principales aires protégées comprennent Nouabalé-Ndoki, Odzala-Kokoua, Conkouati-Douli et Ntokou-Pikounda, ainsi que le Lac Télé, Lesio-Louna, Lossi, Tchimpounga et Dimonika. L’UNESCO reconnaît la partie congolaise du Trinational de la Sangha et le massif forestier d’Odzala-Kokoua ; 14 zones humides sont inscrites au titre de Ramsar. Ces désignations n’impliquent ni règles de gestion identiques ni accès libre. Odzala-Kokoua comprend des transitions forêt-savane, des forêts à Marantacées, des clairières et le bassin versant de la Mambili. La Sangha comprend des forêts sempervirentes et décidues, des forêts marécageuses et périodiquement inondées, des clairières et des réseaux fluviaux. Conkouati-Douli associe zones humides marines et continentales, mangroves, lagunes, lacs, marais et milieux côtiers. Parmi les espèces typiques figurent éléphants de forêt, gorilles des plaines de l’Ouest, chimpanzés, bongos, sitatungas, buffles de forêt, hippopotames, crocodiliens, léopards, pangolins, oiseaux des zones humides, poissons d’eau douce et tortues marines. Les inventaires de l’UNESCO pour Odzala recensent au moins 120 espèces de mammifères, 17 espèces de primates et 463 espèces d’oiseaux. Le ministère de l’Économie forestière, sa Direction de la faune et des aires protégées et l’Agence congolaise de la faune et des aires protégées gèrent différents aspects de ce réseau. L’agence, appelée ACFAP, a été créée par la loi no 34-2012. Un conservateur administre une aire protégée précise, souvent avec des partenaires de conservation ou des accords de cogestion. La mise en œuvre varie d’un site à l’autre ; une règle nationale ne suffit donc pas à déterminer les conditions d’accès actuelles à un parc donné. L’exploitation des forêts est régie par le Code forestier de 2020, qui distingue les domaines forestiers permanents et non permanents. Concessions, plans d’aménagement, production légale de bois, certification, reboisement, projets carbone et produits forestiers non ligneux obéissent à des règles différentes. Les droits d’usage coutumiers peuvent couvrir l’accès local ou la collecte à des fins domestiques et coutumières, sous réserve des lois, du zonage, des concessions et des règles des aires protégées. La chasse, la détention et le commerce de la faune sauvage sont réglementés par la loi de 2008 sur la faune et les aires protégées, bien que certains textes d’application restent incomplets. Les zones humides servent à la pêche, à l’agriculture vivrière, au transport, à la chasse, à la collecte de plantes médicinales et de matériaux, à l’extraction de sable ou d’argile et à la production de vin de palme. Au Lac Télé, les autorités coutumières influencent en partie l’accès. La loi sur les peuples autochtones no 5-2011 reconnaît des droits collectifs et individuels liés aux terres et ressources traditionnellement occupées ou utilisées, notamment la subsistance, la pharmacopée et le travail. Une consultation est requise pour les mesures ou projets qui affectent directement ou indirectement ces droits, mais accès pratique et mise en œuvre varient. Il n’existe pas de service national unique pour accéder à la nature ou l’utiliser. Visites de parcs, observation de la faune, recherche, tournage, chasse, pêche, exploitation du bois et collecte de produits forestiers non ligneux peuvent nécessiter des permis ou autorisations différents, délivrés par le conservateur, l’ACFAP, le ministère, un concessionnaire, une autorité communautaire ou une autorité coutumière. Frais, saisons, transport, délais et conditions d’exploitation dépendent du site. L’écotourisme et l’observation de la faune sont particulièrement établis à Odzala-Kokoua, Nouabalé-Ndoki et Conkouati-Douli, où l’accès éloigné et saisonnier dépend souvent d’un opérateur, d’un forfait et d’un permis. Les pressions comprennent le braconnage et le trafic d’ivoire, le commerce illégal de la faune, la fragmentation des habitats, les routes, l’exploitation forestière et minière, les plantes aquatiques envahissantes, les feux de brousse, l’expansion de l’agriculture sur brûlis, la collecte des œufs de tortue, la pollution au mercure, la modification des débits hydriques et le changement climatique. Les inondations, submersions, érosions fluviales ou côtières, changements du littoral, conflits avec la faune et expositions zoonotiques sont des risques liés à la nature ; la réponse générale aux urgences relève des services de gestion des catastrophes. Aucune formation nationale officielle en éducation à la nature n’est attestée, mais parcs, formation des écogardes et de l’USLAB, recherche sur la conservation, systèmes d’information de l’ACFAP, actions communautaires et programmes partenaires proposent d’autres formes de formation formelle, non formelle ou informelle. Les conflits portent souvent sur les restrictions de conservation, la chasse et la pêche coutumières, les moyens de subsistance autochtones et locaux, l’exploitation forestière ou minière, les infrastructures, les revenus du braconnage, les recettes touristiques et la coordination transfrontalière.
La nature en République du Congo
La République du Congo comprend de vastes forêts tropicales, des mosaïques de savanes et de forêts, des zones humides, des tourbières, des fleuves, des mangroves et des lagunes côtières. Les aires protégées couvrent environ 13,2 % du pays et comprennent parcs nationaux, réserves de faune, sanctuaires et réserves communautaires. Forêts, faune et zones humides soutiennent les moyens de subsistance, mais l’accès et les usages dépendent des lois, du zonage, des permis et des autorités locales.
Conseil
Considérez toute aire naturelle de la République du Congo comme un cas d’accès propre au site, plutôt que de supposer qu’une seule règle nationale s’applique partout. Choisissez d’abord le lieu et l’activité, puis confirmez l’autorité compétente, les autorisations requises, les conditions saisonnières, le transport, les frais et les règles d’accès locales. Prévoyez davantage de préparation pour les zones éloignées et vérifiez les droits des communautés et des peuples autochtones avant toute activité ou tout projet touchant aux terres ou ressources coutumières.

