Les infractions couramment signalées comprennent les vols mineurs, les vols à la tire, les vols de sacs, les agressions, les cambriolages, les vols de véhicules, les vols à main armée, les agressions, les meurtres et les détournements de voitures. Les agressions sexuelles et les viols, le travail forcé, la traite des enfants et l’exploitation sexuelle sont également des risques pertinents pour la sécurité. Les risques numériques comprennent la fraude, le piratage de comptes, l’usurpation d’identité, le harcèlement en ligne et la sextorsion. Aucune statistique nationale actuelle fiable ne permet d’établir la prévalence de ces infractions. Brazzaville et Pointe-Noire sont les zones les plus concernées en pratique, surtout après la tombée de la nuit et dans les quartiers isolés ou sur les plages peu fréquentées. Les vols de véhicules sont particulièrement préoccupants autour de Mouyondzi et hors des zones urbaines. Les régions de l’Oubangui et les zones frontalières avec la République démocratique du Congo présentent des risques transfrontaliers accrus. Dans la Likouala, il est conseillé de rester à au moins 50 kilomètres de la frontière avec la République centrafricaine, en raison du grave risque posé par les bandes criminelles et les milices armées. La piraterie côtière et les vols à main armée peuvent aussi toucher les activités maritimes. Certaines zones éloignées présentent encore des risques liés aux groupes armés ou aux troubles, mais ceux-ci ne remplacent pas l’évaluation propre à la criminalité. Après la tombée de la nuit, évitez de marcher seul, de vous rendre dans des lieux isolés et d’exhiber de grosses sommes d’argent ou des objets de valeur. Verrouillez les portes et les fenêtres des véhicules, utilisez un stationnement sécurisé et restez sur les grands axes. Effectuez les longs trajets routiers de jour et envisagez un véhicule à quatre roues motrices ou un convoi si les conditions locales le justifient. En cas d’attaque, ne résistez pas. Pour un trajet de covoiturage avec chauffeur, utilisez une application de confiance et vérifiez le conducteur et l’immatriculation du véhicule avant de monter. Selon le Gouvernement du Canada, le numéro d’urgence de la police est le 117 au 1er septembre 2026. Le Foreign, Commonwealth and Development Office du Royaume-Uni indique également un numéro de police local, le 06 665 4804, mais signale que la République du Congo ne dispose pas de service central d’urgence et que les communications téléphoniques peuvent être peu fiables. Les services de police sont principalement urbains, tandis que la gendarmerie joue un rôle plus important en dehors des villes. Les services de police et les urgences médicales peuvent être limités ou indisponibles en zone rurale. Aucun tarif national standard, délai d’intervention ni dispositif d’indemnisation des victimes n’a été vérifié. La police et la gendarmerie peuvent recevoir un signalement de violence sexuelle ; le faire avant le départ peut aider les enquêteurs à commencer leur travail. Il est possible de recevoir des soins médicaux sans déposer d’abord un signalement auprès de la police. Conservez les vêtements, les messages et les autres éléments de preuve, et évitez de vous laver dans la mesure du possible lorsque cela ne met pas la santé en danger. Aucun dispositif général de soutien aux victimes n’est établi à l’échelle nationale. Un centre public à Brazzaville fournit aux victimes de la traite des produits de première nécessité, une éducation, un accompagnement psychosocial et un hébergement temporaire ; des partenaires publics, non gouvernementaux et internationaux peuvent aussi fournir une aide médicale, psychosociale et juridique. L’accès est plus limité en dehors de Brazzaville et de Pointe-Noire. Les risques de traite touchent les enfants travailleurs, les enfants non accompagnés, les migrants, les réfugiés, les populations autochtones ainsi que les femmes et les filles dans le commerce sexuel. Les cas signalés comprennent le travail domestique, la vente sur les marchés, la pêche, l’agriculture et l’exploitation sexuelle en ville, avec des déplacements des zones rurales vers Brazzaville, Pointe-Noire, Ouesso, Dolisie et Nkayi. Des règles officielles d’identification et d’orientation existent, mais leur application est inégale. Le rapport 2024 sur la traite recense cinq victimes identifiées par l’État et dix par des ONG, cinq orientations par l’État, et aucune enquête ni condamnation signalée. En 2025, le débat public a employé l’expression « traque des Kulunas » pour désigner les opérations contre la délinquance juvénile et l’insécurité urbaine ; aucun taux national actuel fiable de criminalité juvénile n’existe, et les anciens chiffres relatifs au travail et à la protection de l’enfance ne doivent pas être présentés comme une mesure actuelle de la criminalité. Pour la cybercriminalité, l’Autorité nationale de cybersécurité, abrégée ANSSI, est l’autorité nationale compétente en vertu de la loi 18-2019. Son activité opérationnelle a été signalée à partir de 2025 ; ses coordonnées publiées comprennent contact@anssi.cg et le +242 06 131 83 83, du lundi au vendredi de 09:00 à 17:00. Aucune procédure publique dédiée de réclamation, aucun tarif standard ni aucun délai de traitement n’ont été vérifiés. Les femmes voyageant seules peuvent subir du harcèlement ou des violences verbales, et des personnes 2SLGBTQI+ auraient subi du harcèlement de la part du public ou des autorités. Aux points de contrôle, restez dans le véhicule, gardez la vitre fermée et présentez les documents demandés. Les autorités locales peuvent demander une pièce d’identité à tout moment. Des garanties formelles relatives à la détention et à l’accès à l’assistance juridique ont été signalées : une période de 72 heures, renouvelable une fois, avant la présence d’un magistrat, ou jusqu’à huit jours, renouvelables une fois, dans d’autres circonstances ; des rapports sur les droits humains ont toutefois décrit des risques pratiques lorsque ces garanties formelles ne sont pas respectées.
Criminalité en République du Congo
Les risques liés à la criminalité en République du Congo comprennent le vol, le vol avec violence, le cambriolage, la criminalité automobile, les agressions, les violences sexuelles, la traite et la fraude numérique. Brazzaville et Pointe-Noire exigent une vigilance particulière la nuit et dans les lieux isolés, tandis que les zones frontalières, les routes éloignées et certaines zones maritimes présentent des risques supplémentaires. La police et la gendarmerie peuvent recevoir des signalements, mais l’accès aux services d’urgence, la fiabilité du téléphone et le soutien aux victimes varient considérablement selon les lieux.
Conseil
En République du Congo, planifiez votre sécurité en fonction de l’heure, du lieu et de la possibilité réelle d’obtenir de l’aide. Limitez votre exposition la nuit et dans les lieux isolés, prévoyez des communications téléphoniques peu fiables et décidez à l’avance comment vous déplacer, signaler un incident et préserver les preuves. Ne supposez pas que la réponse policière, l’accès aux soins ou le soutien aux victimes est uniforme dans tout le pays.

