Les inondations touchent saisonnièrement tous les départements, avec des problèmes récurrents dans la Likouala, la Cuvette, la Sangha, les Plateaux, le Pool, Brazzaville, Pointe-Noire, le Niari et le Kouilou. Brazzaville et Pointe-Noire connaissent aussi des problèmes d’érosion urbaine et de drainage. La sécheresse, les tornades, les vents violents, les incendies, les accidents techniques ou pétroliers et la pollution présentent d’autres risques ; selon les éléments disponibles, les séismes et autres aléas sont moins pertinents localement. Les inondations sont devenues plus fréquentes depuis 2019. Les chiffres déclarés varient selon la date et la méthode de décompte : pour 2023-2024, les autorités ont recensé 320 891 personnes directement touchées, 17 décès, 6 personnes portées disparues, 2 292 hectares de cultures endommagées et un niveau de 5,94 mètres du fleuve Congo, tandis que les Nations Unies ont estimé à 1,79 million le nombre de personnes touchées et à plus de 525 456 celui des personnes ayant besoin d’une aide humanitaire dans 9 des 12 départements. Le système officiel de gestion des catastrophes est fragmenté. Le Gouvernement et le cabinet du Premier ministre, le ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, les ministères chargés de l’Environnement et de l’Intérieur, les autorités locales, les forces de sécurité civile et les organisations internationales coordonnent l’aide. Il existe des plans nationaux d’urgence, dont un plan d’urgence relatif aux inondations pour 2023-2026, mais la coordination est faible et la plateforme nationale de prévention et de réduction des risques de catastrophe a été signalée comme inactive. La Direction de la Météorologie Nationale publie des prévisions quotidiennes à court terme sur la pluie, le vent et les orages. Des alertes peuvent être diffusées par des messages CAP-RSS en français et des bulletins officiels, mais l’existence d’un système national vérifié d’alerte multirisque ou d’un numéro central de crise n’est pas établie. Les habitants doivent suivre les bulletins officiels et les consignes des autorités locales. La réponse d’urgence peut faire appel à une cellule de crise et à une plateforme interministérielle. Lors des inondations de 2023-2024, les autorités ont déclaré des urgences humanitaires dans les départements touchés et utilisé 2 419 000 000 XAF pour l’alimentation, l’eau, l’hygiène, les soins médicaux, l’hébergement et les fournitures scolaires ; certaines opérations ont nécessité des bateaux. À Talangaï, à Brazzaville, une intervention de crise en 2025 comprenait une aide d’urgence planifiée et le relogement des ménages sans abri. L’évacuation est organisée localement en fonction de l’événement, vers des sites préparés ou des logements temporaires. Certaines communautés fluviales ne sont accessibles qu’en pirogue. Aucun système national vérifié ne définit des points de rassemblement uniformes ou des délais d’évacuation ; les consignes locales priment et les habitants ne doivent pas traverser l’eau de crue de leur propre initiative. L’aide est généralement accordée après évaluation des dégâts et inscription, et non sous la forme d’un paiement individuel automatique. Le ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, sa direction de l’Action humanitaire, les autorités locales et les cellules de crise sont des interlocuteurs officiels, tandis que les organismes des Nations Unies et les organisations non gouvernementales fournissent un soutien complémentaire. L’aide d’urgence n’est pas assortie d’un tarif général, mais les capacités et la couverture dépendent de l’événement et des ressources disponibles. La politique gouvernementale prévoit une protection et une assistance en cas de catastrophe, tandis que les prestations concrètes dépendent de chaque situation, du fonds d’urgence et du plan d’intervention. Les habitants doivent respecter les alertes, les consignes d’évacuation et les règles d’assainissement et de sécurité, en protégeant tout particulièrement les enfants et les ménages vulnérables ; aucune obligation générale de déclaration individuelle n’a été vérifiée. La politique de relèvement suit le principe de reconstruire en mieux et se concentre sur les berges, les écoles, les centres de santé, l’eau et l’assainissement, les transports, l’agriculture, la pêche et les capacités institutionnelles locales. Une stratégie de relèvement post-catastrophe pour 2025-2030 a été remise en décembre 2025. Des programmes ciblés ont notamment compris un projet de la FAO de 2024, d’un montant de 500 000 dollars US, soit 300 000 000 XAF, pour 2 000 ménages dans le Pool, la Cuvette et la Likouala, ainsi qu’une aide au relèvement en 2026 à Mossaka pour 3 000 ménages. Ces programmes ne créent pas un droit automatique général pour chaque ménage touché.
Catastrophes en République du Congo
En République du Congo, les crues saisonnières et les inondations urbaines constituent le principal risque de catastrophe, surtout lors de fortes pluies et de la montée des eaux du Congo et de l’Oubangui. La gestion des catastrophes couvre aussi la sécheresse, les vents violents, les incendies, les accidents techniques et pétroliers ainsi que la pollution de l’environnement. Des alertes, des évacuations et une assistance existent, mais leur couverture et leur coordination varient considérablement selon les lieux.
Conseil
En République du Congo, considérez les inondations comme le principal enjeu de planification et adaptez chaque décision au fleuve, à la ville ou au département concerné. Gardez à portée de main les canaux officiels de la météo et des autorités locales, décidez à l’avance quand partir et ne comptez pas sur un numéro national de crise ou un point de rassemblement uniforme. Prévoyez que l’aide dépendra de l’évaluation des dégâts, de l’inscription et des programmes disponibles ; ne fondez donc pas votre sécurité immédiate ou le budget du ménage sur un versement automatique.

