La Papouasie-Nouvelle-Guinée n’a ni cuisine nationale unique ni approvisionnement alimentaire uniforme. Plus de 80 % de la population tire ses moyens de subsistance de l’agriculture de subsistance, et plus de 85 % vit en zone rurale. Les familles et les clans cultivent généralement de petites parcelles sur des terres coutumières, qui représentent environ 97 % de la superficie du pays. Les ménages consomment une partie de leur récolte et en vendent une autre sur les marchés ou dans des stands en bord de route. Les femmes jouent un rôle central dans le jardinage, les soins aux animaux et la commercialisation, tandis que les hommes influencent souvent les décisions du ménage. La production locale fournit une grande partie des aliments de base, mais la dépendance aux produits importés et transformés augmente. Les conditions régionales influent sur l’alimentation. Dans les Hautes Terres, les communautés consomment couramment du kaukau, des légumes et du porc. Dans la région de Momase, les basses terres fluviales et la région du Sepik, le sagou, le taro, les bananes et le poisson occupent une place plus importante. Les communautés côtières et insulaires dépendent davantage des produits de la mer, de la noix de coco, du taro, des ignames et des bananes. Les communautés de Papouasie et du Golfe dépendent également beaucoup des ressources côtières et fluviales. Le relief, les routes, le temps et les transports peuvent faire varier fortement la disponibilité entre les provinces et les communautés. Le mumu est une méthode de cuisson au four de terre et aux pierres chaudes, qui utilise des feuilles, des tubercules locaux, des légumes, de la viande ou du poisson, avec de la vapeur ou une cuisson lente. Cette méthode sert aux repas familiaux et communautaires ainsi qu’aux festins. Les autres méthodes courantes comprennent la cuisson à l’eau, le rôtissage, la friture et le séchage. Les centres urbains, comme Port Moresby, proposent des restaurants, des hôtels, des cafés, des marchés et de la nourriture de rue, notamment des plats asiatiques, chinois, thaïlandais et d’autres cuisines internationales. Les villages et les ménages s’appuient davantage sur les repas partagés et l’hospitalité. L’accès à la nourriture ne signifie pas nécessairement que l’alimentation est de bonne qualité. Les régimes alimentaires reposent souvent sur des aliments de base riches en amidon, tandis que l’accès régulier aux légumes, aux protéines et aux aliments riches en micronutriments varie. En 2022, les estimations nationales disponibles indiquaient un retard de croissance chez 51 % des enfants et un surpoids chez 16 % d’entre eux ; la plus ancienne estimation nationale disponible indiquait une émaciation de 14 %. Le National Department of Health, l’UNICEF et leurs partenaires soutiennent des programmes de nutrition dans les communautés, les établissements de santé et les écoles. Le School Nutrition Program du gouvernement et de l’UNICEF est en cours de déploiement depuis 2024, mais la couverture dépend de la province, de la distance, du personnel et des fournitures. Les entreprises alimentaires sont régies par le Food Sanitation Act 1991 et le Food Sanitation Regulation 2007. Le Food Sanitation Council, les inspecteurs des produits alimentaires et les autorités médicales locales supervisent l’hygiène, les locaux, le stockage et la manipulation. Les entreprises alimentaires doivent détenir les licences requises pour leurs activités. Les aliments emballés portent généralement des renseignements en anglais sur l’origine, le vendeur, le fabricant ou l’importateur, la quantité et la date. Les importations sont également soumises aux contrôles de quarantaine et de biosécurité de la National Agriculture Quarantine and Inspection Authority et des douanes. Les poissons et produits de la pêche font l’objet d’une surveillance supplémentaire de la National Fisheries Authority, notamment en matière de traçabilité et de tests. L’Independent Consumer and Competition Commission peut enquêter sur les produits dangereux et imposer une interdiction provisoire d’une durée maximale de 18 mois ou une interdiction permanente. En 2025, les travaux sur la politique de sécurité alimentaire et les normes d’importation s’inscrivaient dans une modernisation juridique plus large. La monnaie est le kina, noté K. La Papouasie-Nouvelle-Guinée ne dispose pas d’une liste nationale fiable des prix alimentaires, car les coûts varient selon la ville ou la province, la saison, les récoltes, le transport, la réfrigération, la dépendance aux importations et les conditions de sécurité. La production des ménages est souvent le moyen le moins coûteux de se procurer des aliments, tandis que les achats au marché ou en magasin nécessitent des espèces. Les prix des aliments et des boissons non alcoolisées ont augmenté de 6,3 % sur un an au premier trimestre 2025, et les prix du riz ont augmenté d’environ 10 % entre décembre 2023 et décembre 2024. Dans le National Capital District, les marchés Erima Wildlife Market et Gerehu Market sont désignés comme marchés de gros de produits frais, mais leurs conditions d’ouverture et d’accès ne sont pas normalisées à l’échelle nationale. La sécheresse, El Niño, les inondations, les glissements de terrain et les interruptions des transports peuvent réduire l’offre ou faire monter rapidement les prix. Le Department of Agriculture and Livestock dirige la politique agricole et alimentaire, tandis que le National Agricultural Research Institute soutient la recherche et les chaînes de valeur. La National Agriculture Quarantine and Inspection Authority s’occupe de la quarantaine et de la biosécurité. Les administrations provinciales, les gouvernements locaux et la National Capital District Commission appliquent les règles locales relatives aux marchés et aux locaux. Les plans nationaux soutiennent la diversification des aliments de base, les chaînes de valeur des petits exploitants, l’agriculture intelligente face au climat, l’accès aux marchés et la réduction des pertes après récolte. Les initiatives dans le domaine de la pêche soutiennent les moyens de subsistance et les revenus côtiers, mais la surpêche, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, le manque d’installations frigorifiques, les pertes liées au transport, la dépendance aux importations et les pressions climatiques restent des risques.
L’alimentation en Papouasie-Nouvelle-Guinée
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’alimentation provient des jardins familiaux, de la pêche, de la chasse, du petit élevage, des marchés informels, des magasins et des importations. La patate douce, appelée kaukau, est particulièrement importante dans les Hautes Terres ; le sagou, le taro, les bananes, les ignames, le manioc, les légumes, le poisson, le porc et la noix de coco jouent des rôles différents selon les régions. Le mumu cuit les aliments sous des feuilles, sur des pierres chaudes, tandis que les ménages font aussi bouillir, rôtir, frire et sécher les aliments. L’accès, les prix, la nutrition et la sécurité alimentaire varient selon le lieu, la saison, les transports, les revenus et l’équilibre entre produits locaux et importés.
Conseil
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, planifiez l’alimentation en fonction du lieu et de la saison plutôt qu’en vous fiant à un menu national fixe. Privilégiez les aliments de base locaux lorsqu’ils sont disponibles, tout en préservant la diversité alimentaire, un stockage sûr et une réserve suffisante d’espèces pour les produits à acheter. Si vous vendez ou servez des aliments, vérifiez la licence requise et les conditions sanitaires locales avant d’ouvrir. Prévoyez des solutions de rechange en cas d’interruption des transports, de conditions météorologiques ou d’approvisionnement.

