La Papouasie-Nouvelle-Guinée compte plus de 800 groupes culturels, et la pratique artistique est étroitement liée aux langues locales, à l’identité, aux cérémonies, à la vie communautaire et à la transmission de savoirs culturels vivants. Parmi les exemples figurent les textiles bilum, la musique kundu, les masques et sculptures du Sepik, l’art des îles Massim, les traditions de sculpture du golfe et de la péninsule de Huon, la décoration corporelle, la poterie, la joaillerie, la peinture, la sculpture, la mode, les arts graphiques, la photographie, les récits et les créations urbaines contemporaines. Skul bilong Wokim Piksa est une expression locale liée aux arts créatifs, employée dans un contexte anglophone et tok pisin. Les pratiques traditionnelles et contemporaines peuvent coexister, mais les savoirs coutumiers, claniques et sacrés ne doivent pas être considérés comme des matériaux de création librement disponibles. Le consentement des communautés et la provenance clairement établie sont particulièrement importants lorsque des artistes, des chercheurs ou des institutions documentent, exposent ou vendent ces œuvres et savoirs. La Commission nationale de la culture soutient l’enregistrement culturel, les festivals, le développement de l’industrie artistique, la commercialisation et la collecte de données culturelles. Son enregistrement des arts visuels est ouvert aux particuliers et aux groupes. Un dossier comprend normalement un profil et un historique, les activités des 12 derniers mois, les fonctions ou une liste des membres, les motifs de la demande, les coordonnées bancaires et une déclaration signée. Une entreprise peut également devoir fournir un certificat de l’IPA ou un extrait du registre des sociétés, ainsi qu’un TIN. Les demandes sont rédigées en anglais, des frais sont exigés — leur montant exact dépend du formulaire ou de la catégorie — et la date limite annuelle indiquée est le 30 octobre. Le certificat est renouvelable au bout de trois ans. L’enregistrement peut faciliter la reconnaissance et l’accès à des programmes, mais il ne remplace pas la protection du droit d’auteur et ne prouve pas l’authenticité d’une œuvre. Le Musée et la Galerie d’art nationaux, à Waigani, Port Moresby, constituent la principale institution nationale de conservation et d’exposition. Ils abritent plus de 30 000 objets, notamment des pièces archéologiques, des artefacts traditionnels, de l’art contemporain et des photographies, ainsi que plus de 25 000 livres et documents. Le musée propose des expositions publiques, des activités de recherche, une bibliothèque et une supervision liée au patrimoine culturel et à l’exportation d’artefacts. La Commission du district de la capitale nationale indique que l’entrée est gratuite et que le musée est ouvert sept jours sur sept. En dehors de Port Moresby, l’accès dépend des structures provinciales, de district ou de gouvernement local, des transports, des lieux disponibles et des accords conclus avec les communautés. L’Institut d’études de Papouasie-Nouvelle-Guinée mène des recherches et archive la musique, le folklore, la danse et les publications. Il soutient aussi la création littéraire, notamment par le Concours national de littérature. L’Institut national du cinéma propose des formations au cinéma, le développement des talents, des documentaires culturels et des activités liées à l’industrie. La Troupe nationale des arts du spectacle travaille dans le théâtre, la danse, la musique traditionnelle, les ateliers, les productions et avec des groupes provinciaux. Les festivals nationaux, régionaux et provinciaux sont des plateformes importantes pour le spectacle vivant, la musique et les arts visuels. Les plans stratégiques prévoient des festivals régionaux annuels, 22 manifestations ou festivals provinciaux par an, un Festival national des arts et de la culture tous les deux ans, ainsi qu’une participation au Festival des arts du Pacifique et au Festival mélanésien des arts et de la culture tous les quatre ans. Il s’agit d’objectifs politiques, et non d’une preuve indépendante que chaque événement a actuellement lieu selon ce calendrier. L’Université de Papouasie-Nouvelle-Guinée propose des formations diplômantes en arts créatifs et en littérature. Le cursus de licence en arts créatifs dure quatre ans : les deux premières années sont consacrées à une formation interdisciplinaire, puis une spécialisation est possible à partir de la troisième année. Les domaines proposés comprennent les arts et le design, le graphisme assisté par ordinateur, la pratique en atelier, les textiles et la mode, ainsi que la scénographie. La licence de littérature dure également quatre ans. Les seuils d’admission indiqués pour les arts créatifs comprennent un diplôme de fin d’études secondaires de 12e année, ou une qualification équivalente, et au moins des notes C en langue et littérature ou en anglais appliqué, en mathématiques avancées ou générales, ainsi que dans deux matières de sciences sociales ou de sciences. Il faut aussi une moyenne générale minimale de 2,25. Ce sont des exigences minimales et non une garantie d’admission, car la sélection reste compétitive. Le droit d’auteur naît automatiquement lors de la création d’une œuvre originale ; aucun enregistrement n’est nécessaire. La protection peut couvrir les œuvres littéraires, musicales, dramatiques et les prestations, les films, la chorégraphie, les peintures, les dessins, les photographies, les sculptures, l’architecture, les programmes informatiques, les bases de données et les œuvres dérivées. Le créateur peut contrôler la reproduction, l’exécution publique, l’enregistrement, la diffusion, la vente ou la distribution, la traduction, l’adaptation et la communication en ligne. Les artistes interprètes, les producteurs d’enregistrements et les organismes de radiodiffusion peuvent aussi bénéficier de droits voisins. Le droit d’auteur protège l’expression d’une idée, et non l’idée elle-même ni un simple fait. Les photographies originales et les œuvres numériques peuvent donc être protégées, même si aucun système national distinct de formation ou de financement des arts numériques en Papouasie-Nouvelle-Guinée n’est attesté. Il peut être possible d’enregistrer un dessin ou modèle industriel auprès de l’Office de la propriété intellectuelle de Papouasie-Nouvelle-Guinée, mais les dessins coutumiers directement issus d’un village, d’un clan ou d’une tribu sont exclus de cette procédure. L’Office de la censure classe les films, les jeux vidéo, les contenus audio, la littérature et la publicité avant leur diffusion publique lorsque s’applique la loi de 1989 sur la classification des publications (censure). Cette classification est distincte du droit d’auteur et de l’enregistrement culturel. Un cinéaste doit également tenir compte des autorisations de production, du consentement des communautés, des droits des interprètes et de l’utilisation légale des musiques ou images enregistrées. Les objectifs de politique publique dans le cinéma comprennent les documentaires culturels, les longs métrages et les ateliers, mais les objectifs annoncés ne prouvent pas à eux seuls les volumes de production actuels. Le marché de l’art est fragmenté et souvent informel. Port Moresby offre le marché urbain le plus visible pour les œuvres sur toile, l’art contemporain et les ventes liées au tourisme, avec la participation d’acheteurs du secteur touristique, d’expatriés et de la classe moyenne. Les artistes peuvent toucher leur public grâce aux expositions de la Commission nationale de la culture, aux festivals, à la boutique de cadeaux de la Commission, aux ventes organisées par leurs soins et aux partenariats de tourisme culturel. Les sources disponibles ne permettent pas d’établir des chiffres nationaux fiables sur les prix, les revenus des artistes, les galeries, les ventes aux enchères ou l’existence d’un régime uniforme de subventions. Les artistes devraient donc évaluer chaque occasion selon l’organisateur, les conditions de paiement, le transport, le lieu, l’accord sur les droits et les exigences de provenance.
L’art en Papouasie-Nouvelle-Guinée
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’art comprend les arts visuels, la musique, la littérature, le cinéma, la danse, le théâtre, les récits, l’architecture, le design et les créations numériques. La transmission au sein des communautés et des clans reste essentielle, aux côtés d’institutions comme la Commission nationale de la culture, le Musée et la Galerie d’art nationaux, l’Institut national du cinéma, la Troupe nationale des arts du spectacle et l’Université de Papouasie-Nouvelle-Guinée. L’accès, le financement et les marchés varient beaucoup d’une province à l’autre. De nombreuses activités sont organisées de manière informelle ou dans le cadre de festivals, de manifestations culturelles et de ventes liées au tourisme.
Conseil
Choisissez la voie artistique en fonction de votre objectif immédiat : transmission communautaire, études formelles, exposition, spectacle, production cinématographique, enregistrement ou vente. Protégez chaque œuvre en tenant des registres clairs de sa création, en obtenant le consentement de la communauté lorsque des savoirs coutumiers sont concernés, en concluant des accords écrits sur les droits et en documentant sa provenance. Considérez les subventions, le calendrier des festivals et les revenus du marché comme incertains tant qu’une institution ou un organisateur ne les a pas confirmés.

