Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique fixe les normes nationales et coordonne le système de santé. Les directions régionales de la santé coordonnent les services dans les régions, tandis que les districts sanitaires organisent l’offre locale et les références. Les comités de santé communautaire, comités de gestion, associations et mutuelles soutiennent la participation locale. L’OMS, l’UNICEF, Gavi et d’autres partenaires apportent leur appui, mais les autorités publiques nigériennes restent les principaux responsables. Les services s’organisent en trois niveaux. Le niveau national comprend trois hôpitaux nationaux et la maternité nationale de référence. Le niveau régional comprend huit directions régionales de la santé, six hôpitaux régionaux et sept centres de santé mère-enfant, dont six étaient déclarés fonctionnels. Le niveau périphérique comprend 71 districts sanitaires, 883 centres de santé intégrés, 2 501 cases de santé et 33 hôpitaux de district. Parmi eux, 44 districts, 881 centres de santé intégrés et 2 458 cases de santé étaient déclarés fonctionnels ; 27 hôpitaux de district disposaient de blocs opératoires fonctionnels. Le secteur privé comptait en outre 288 structures : 36 cliniques ou polycliniques, 257 cabinets médicaux ou salles de soins, cinq hôpitaux privés à but non lucratif et un centre ophtalmologique privé spécialisé. Leur fonctionnement peut évoluer : vérifiez l’état local avant de compter sur une structure. Un parcours de soins courant commence dans une case de santé ou un centre de santé intégré, se poursuit à l’hôpital de district si des moyens supplémentaires sont nécessaires, puis peut mener à un hôpital régional ou à un centre de santé mère-enfant et enfin à un hôpital national ou à la maternité nationale de référence. L’orientation effective dépend du personnel, du matériel, des horaires, des transports, de la sécurité et de l’état de fonctionnement actuel de la structure. Aucun numéro d’urgence ni parcours ambulancier national unique n’a pu être confirmé. La prévention comprend la vaccination systématique et les campagnes, la vaccination mobile, la chaîne du froid, la vitamine A, le déparasitage et les programmes de nutrition, la santé reproductive, la planification familiale, les soins prénatals et postnatals, la prévention de la transmission mère-enfant, les centres adaptés aux jeunes, l’éducation à la santé sexuelle, la prévention du paludisme, de la tuberculose et du VIH, le dépistage de la malnutrition, les moustiquaires imprégnées d’insecticide et le traitement préventif du paludisme pendant la grossesse. Les agents de santé communautaires, relais communautaires, la prise en charge intégrée des cas dans la communauté et la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant étendent les services au-delà des structures fixes. La médecine traditionnelle peut compléter les soins de manière informelle, mais sa réglementation et son intégration en matière de qualité restent inégales. Les structures de santé offrent des soins cliniques de base, des services de maternité, des vaccinations, des analyses de laboratoire, des médicaments, la prise en charge des maladies infantiles, des soins communautaires pour le paludisme, la tuberculose et le VIH ainsi que le traitement de la malnutrition. Des services d’urgence, de traumatologie et de référence obstétricale existent, mais ne couvrent pas tous les besoins ; d’anciennes données de l’UNICEF indiquaient que moins de 20 % des besoins de base en urgences maternelles et néonatales étaient couverts. Les services relatifs aux maladies non transmissibles et à la santé mentale, ainsi que la réadaptation, restent inégaux et peuvent se limiter à certaines structures ou à des programmes communautaires. La Liste nationale des médicaments essentiels 2025 oriente le choix des médicaments. Le Ministère et l’OMS appuient la réglementation, l’approvisionnement et le contrôle de la qualité, mais l’inscription d’un médicament sur la liste ne garantit pas sa disponibilité locale. Le taux national de rupture de stock déclaré était de 3,70 % en 2022, tandis que les risques relatifs à la qualité des produits et aux chaînes d’approvisionnement persistaient. Vérifiez le médicament, son prix et son stock auprès de la structure ou d’un fournisseur agréé. Le suivi peut comprendre la planification familiale après l’accouchement, les rendez-vous de vaccination, le suivi du VIH, de la tuberculose ou du paludisme, le suivi nutritionnel, les soins de longue durée pour les maladies non transmissibles ou les problèmes de santé mentale, la réadaptation et le suivi communautaire par des relais ou des équipes mobiles. Les informations sanitaires sont déclarées par DHIS-2, système numérique d’information et de suivi sanitaire. Les données disponibles ne permettent pas d’établir l’existence d’un dossier patient et d’un système de rendez-vous nationaux uniformes. Le système de santé accorde une priorité programmatique à l’accès équitable des femmes, des enfants, des adolescents, des migrants, des déplacés, des réfugiés et des personnes handicapées. Certains services sont gratuits ou subventionnés pour des programmes ou des groupes précis. L’Institut National d’Assistance Médicale soutient des dispositifs de gratuité dans le cadre de la CSU, mais tous les soins ne sont pas uniformément gratuits au Niger. Les ménages ont payé directement plus de 40,72 % des dépenses de santé en 2021 ; les frais réels, les co-paiements et les prix des médicaments dépendent du programme, de la structure et du traitement. Vérifiez le prix et les critères d’éligibilité au point de soins. La charge sanitaire du Niger comprend le paludisme, la malnutrition, les maladies évitables par la vaccination, le VIH, la tuberculose, les maladies non transmissibles et les besoins en santé mentale. La mortalité maternelle était de 441 pour 100 000 naissances vivantes en 2020, la mortalité des moins de cinq ans de 123 pour 1 000 naissances vivantes en 2021, et 72 % des cas confirmés de paludisme étaient traités conformément aux directives en 2021. La mortalité maternelle, néonatale et infantile a diminué, mais reste élevée. Ces chiffres nationaux ne décrivent pas chaque région ni chaque structure. Les engagements généraux des programmes prévoient l’accès aux services essentiels de qualité sans distinction de sexe, d’âge ou de handicap, mais l’existence d’une charte nationale des patients et d’une procédure de plainte n’a pas été confirmée. Les obligations générales formelles des patients n’ont pas non plus été établies ; en pratique, il reste nécessaire de suivre les recommandations de traitement, de vaccination, de prévention et de suivi.
Santé au Niger
Les services de santé au Niger associent soins publics, privés, communautaires et traditionnels aux niveaux national, régional et périphérique. L’accès et la qualité varient selon le lieu : environ 1,07 personne sur 2 seulement dispose d’un établissement de santé à moins de 5 km, et l’indice de couverture des services de santé universelle était de 49,1 % en 2021. Les soins primaires, hôpitaux de référence, vaccinations, traitements antipaludiques, soins maternels et infantiles, médicaments et services de nutrition sont proposés dans différentes structures, mais les transports, les effectifs, la sécurité, les horaires et les stocks peuvent limiter l’accès.
Conseil
Au Niger, les soins dépendent du lieu : la structure la plus proche peut convenir aux soins courants sans disposer du service, du médicament ou des moyens de référence nécessaires. Avant de vous y fier, confirmez son fonctionnement actuel, ses horaires, les services proposés, les stocks de médicaments, les frais et les possibilités de référence. Pour une urgence maternelle, néonatale, traumatique ou une maladie grave, organisez le transport et identifiez à l’avance la structure d’accueil, car aucun parcours ambulancier national uniforme n’a été confirmé.

