Le Niger compte des journaux publics et privés, des médias en ligne, des stations de radio et des chaînes de télévision. Les médias publics comprennent RTN, Radio Télévision du Niger, anciennement ORTN ; Télé Sahel, Tal TV et Voix du Sahel sont accessibles par voie terrestre, satellite et sur le Web. TDN, Télédiffusion du Niger, distribue les services publics et privés de radio et de télévision. Son catalogue comprend RTN, RTT, Dounia, Saraounia, Bonferey, Canal 3, Labari, Niger 24, Liptako, Tambara, Fidélité, Espérance, Anfani TV, Radio Jeunesse Sahel et Gondwana. Les radios et télévisions privées et communautaires sont particulièrement importantes hors de Niamey, où elles diffusent des informations locales et des programmes de sensibilisation. La presse comprend l’éditeur et distributeur public ONEP, qui publie notamment Le Sahel, l’agence de presse officielle ANP, ainsi que des journaux privés et des médias en ligne. Le cadre du pluralisme de la presse reconnaît officiellement différents prestataires, mais l’indépendance dans la pratique reste inégale. La fragilité économique touche les médias privés ; les informations produites de manière indépendante sont rares à la radio et à la télévision d’État et limitées à la télévision privée. Reporters sans frontières a classé le Niger au 120e rang sur 180 pays dans son indice de liberté de la presse 2026, avec un score de 46,02. L’ONC, Observatoire National de la Communication, est devenu le régulateur de transition le 1er septembre 2025 en vertu de l’article 71 de la Charte de la Refondation. Son champ de compétence couvre la presse écrite, la presse électronique, la communication audiovisuelle et la publicité. L’ancien cadre du CSC, associé au Conseil supérieur de la communication, reste une référence historique et juridique concernant les cartes de presse, la supervision professionnelle, les plaintes et les sanctions. Toute personne souhaitant s’appuyer sur l’ancienne procédure de carte de presse du CSC doit faire confirmer la procédure actuelle de remplacement par l’ONC. L’ARCEP régule les infrastructures de communications électroniques et les opérateurs télécoms, tandis que TDN assure la distribution audiovisuelle. La Maison de la Presse est une structure faîtière des organisations de médias ; son autorisation a été suspendue le 29 janvier 2024 et un comité étatique ad hoc a été mis en place. La Loi 2018-23 prévoit la liberté de communication audiovisuelle et reconnaît le droit à une offre audiovisuelle de qualité, diversifiée et pluraliste dans tout le pays. Les fréquences radio relèvent du domaine de l’État ; un prestataire de radio ou de télévision doit donc obtenir une autorisation préalable. L’autorisation de l’ONC et le cahier des charges fixent les exigences d’exploitation d’un service audiovisuel. Les organismes de médias doivent respecter la loi, la déontologie professionnelle, l’ordre public et les règles de sécurité. Le mandat de l’ONC comprend aussi la protection de la liberté de la presse, le soutien à la liberté d’information, la promotion de la déontologie et l’accès équitable des citoyens aux médias publics. Le contexte réglementaire est devenu plus sensible aux questions de sécurité et de cohésion sociale. L’Ordonnance 2025-42 relative à la mobilisation générale prévoit la surveillance et le contrôle des contenus médiatiques publics et privés. En avril 2026, l’ONC a annoncé un traitement plus strict des questions de sécurité et de cohésion. Le 8 mai 2026, le Niger a suspendu France 24, RFI, France Afrique Média, LSI Africa, AFP, TV5 Monde, TF1 Info, Jeune Afrique et Mediapart. Les émissions et le soutien de la BBC avaient été suspendus pour trois mois à compter du 12 décembre 2024. La durée et la levée de ces mesures dépendent de chaque cas et doivent être vérifiées avant de s’appuyer sur une source concernée. L’Internet mobile permet d’accéder à l’actualité en ligne, aux réseaux sociaux, aux émissions sur le Web et aux services vidéo. Au deuxième trimestre 2024, le Niger comptait 15 998 351 abonnements mobiles et 8 470 367 abonnements Internet. La pénétration mobile atteignait 60,80 %, la pénétration Internet 32 %, la couverture du réseau par population 77 % et la couverture géographique 30 %. Il s’agit de chiffres d’abonnements, pas du nombre d’utilisateurs distincts. L’accès varie donc selon le lieu, les revenus, l’appareil et la qualité du réseau. Les quatre opérateurs mobiles titulaires d’une licence étaient Airtel Niger, Moov Africa Niger, Niger Telecoms et Zamani Com. Un relevé tarifaire du deuxième trimestre 2024 indiquait des prix de pointe des appels d’environ 2 FCFA par seconde chez Airtel et Moov, et des prix des SMS de 5, 10 ou 100 FCFA selon l’offre. Niger Telecoms affichait des prix mobiles de 30 ou 60 FCFA par minute, des frais de raccordement fixe de 20 000 FCFA et des frais fixes mensuels de 3 000 FCFA. Ces prix évoluent et ne décrivent que la période concernée. Aucun service national de vidéo à la demande payant propre au Niger, catalogue public de diffusion en continu ou cadre officiel d’abonnement n’est établi dans le système médiatique documenté. Les services de diffusion en direct sur le Web de RTN, l’Internet mobile, les vidéos en ligne et les plateformes de vidéos sociales constituent donc les principales solutions numériques aux côtés de la radiodiffusion classique. Les réseaux sociaux facilitent la diffusion de l’information, la mobilisation du public et la participation des jeunes, mais aussi la mésinformation et la désinformation. La Loi 2019-33 s’applique à l’utilisation d’Internet, des téléphones mobiles et des réseaux sociaux ; les publications en ligne peuvent donner lieu à des poursuites. La dépénalisation des délits de presse traditionnels prévue par l’Ordonnance 2010-35 ne couvre pas automatiquement la presse électronique. En janvier 2026, aucune loi spécifique sur la presse en ligne n’était confirmée comme étant en vigueur ; l’atelier de l’ONC des 18 et 19 mai 2026 portait sur un projet d’ordonnance, et non sur une loi dont l’adoption était confirmée. Un parcours professionnel de journaliste associe souvent une formation à l’ESSCOM dans les médias, le journalisme ou l’audiovisuel à un emploi dans un organisme de médias. La Charte des journalistes professionnels fixe des normes éthiques et professionnelles. L’ancien cadre du CSC prévoyait les plaintes, les sanctions et le pouvoir de suspendre ou de fermer des services de médias, mais les procédures de transition actuelles doivent être confirmées auprès de l’ONC. La participation des jeunes a également eu lieu dans le cadre de projets organisés : en 2019, l’opération Kids Takeover de l’UNICEF Niger a permis à des enfants d’être reporters et intervieweurs sur RTN, des chaînes privées, dans des journaux et à la radio régionale. Cela atteste une pratique participative, mais ne crée pas un droit permanent. Les conseils de sécurité en ligne pour les enfants sont pertinents, mais les informations disponibles n’établissent ni règles permanentes propres au Niger concernant l’âge sur les plateformes ni dispositif de contrôle parental.
Les médias au Niger
Les médias au Niger comprennent la presse écrite, les médias en ligne, la radio, la télévision, la diffusion sur le Web, les réseaux sociaux et les vidéos réalisées par les utilisateurs. Les secteurs public et privé de la radiodiffusion sont établis, tandis que les médias électroniques et les vidéos sur les réseaux sociaux restent fragmentés et dépendent fortement de l’Internet mobile. La radio et la télévision demeurent particulièrement importantes hors de Niamey, où le réseau et les revenus influent sur l’accès. L’usage des médias met en jeu le droit à l’information, les règles d’autorisation, les devoirs professionnels et des restrictions liées à la sécurité.
Conseil
Au Niger, choisissez les médias en fonction de leur portée, de leur fiabilité, de leur coût et des risques juridiques plutôt que du seul nombre de personnes touchées. La radio et la télévision sont généralement le point de départ pratique pour atteindre largement les publics locaux, tandis que l’Internet mobile et les réseaux sociaux apportent rapidité et participation là où la couverture, le coût des données et l’accès aux appareils le permettent. Pour toute publication sensible à la sécurité, vérifiez les règles en vigueur avant de diffuser ou publier.

