En 2025, un panel de l’INS, de l’ANPE et de la Banque mondiale portant sur 4 200 personnes âgées de 15 à 35 ans dans huit capitales régionales a relevé un taux d’emploi de 34,5 %, un emploi vulnérable de 46,6 %, un emploi informel de 91,3 % et un sous-emploi et chômage combinés de 34,6 %. Ces chiffres décrivent le groupe enquêté et ne sont pas des estimations pour l’ensemble de la population du Niger. Les différences régionales sont importantes. L’emploi est souvent lié à l’agriculture, au travail saisonnier, aux faibles revenus et à l’inadéquation entre les compétences disponibles et les besoins des employeurs. Un emploi salarié consiste à travailler sous la direction et le contrôle d’un employeur contre rémunération. Le Code du travail nigérien s’applique au travail effectué au Niger. Un contrat est généralement valable sans forme écrite particulière et peut être prouvé par différents moyens, mais l’écrit est requis dans certains cas, notamment pour un travail impliquant un déplacement hors de la résidence du travailleur, l’emploi de travailleurs étrangers et d’autres situations prévues par la loi. Les travailleurs étrangers ont aussi besoin d’un contrat écrit, d’un visa du service public de l’emploi, d’une autorisation préalable du ministère chargé du Travail et d’une dérogation applicable ou de la constatation que la compétence nationale requise n’est pas disponible. Les principales formes de contrat sont le contrat à durée indéterminée, appelé CDI, et le contrat à durée déterminée, appelé CDD. Le CDD comporte une date de fin définie, peut durer jusqu’à deux ans et peut être renouvelé une fois. Certains travaux, comme le remplacement, l’activité saisonnière, le surcroît occasionnel de travail ou une activité inhabituelle, peuvent justifier une durée déterminée ; certaines violations des règles du CDD peuvent entraîner sa requalification en CDI. Le travail temporaire par agence couvre généralement une mission de six mois maximum et peut être renouvelé une fois. Un journalier effectue un travail de courte durée rémunéré à l’heure ou à la journée ; il peut être payé quotidiennement, chaque semaine ou toutes les deux semaines. L’apprentissage en alternance associe un centre de formation à une entreprise. L’ANPE est le service public de l’emploi et dispose d’agences dans huit régions ainsi que d’un site web. Le Code du travail prévoit l’inscription des demandeurs d’emploi. La démarche commence normalement à un guichet de l’ANPE, où le demandeur présente une pièce d’identité et reçoit une carte d’inscription. Une carte nationale d’identité, un passeport ou un acte de naissance peut servir de pièce d’identité ; un CV et un diplôme peuvent être ajoutés, mais ne sont pas toujours requis. Le service public de mise en relation est gratuit pour le demandeur. Les employeurs peuvent aussi recruter directement ou recourir à une agence privée. Une carte de travail peut entraîner des frais payés par l’employeur, mais les recherches disponibles n’en établissent pas le montant. Les programmes de l’ANPE offrent des parcours adaptés à certains candidats. Le PAIJ et le COSIVIP soutiennent les jeunes remplissant les critères ; le COSIVIP vise les primo-demandeurs d’emploi nigériens de 18 à 35 ans titulaires d’un diplôme supérieur, technique ou professionnel, inscrits à l’ANPE et ayant un contrat avec une agence. Le placement dure 12 mois et comprend une allocation mensuelle et une couverture contre les accidents du travail. Le CRP peut proposer jusqu’à six mois de formation à des personnes qualifiées de 15 à 35 ans ou à des demandeurs d’emploi de longue durée inscrits à l’ANPE depuis au moins un an, avec une allocation journalière. Le PACE soutient les jeunes diplômés ayant un projet d’auto-emploi ou de microentreprise ; il constitue une autre voie de transition plutôt qu’un emploi salarié. Les travailleurs doivent exécuter soigneusement le travail convenu, suivre les instructions licites et la discipline du lieu de travail, respecter les règles relatives au temps de travail, à l’hygiène et à la sécurité et protéger la confidentialité professionnelle. Les employeurs doivent fournir le travail et les moyens nécessaires, payer les salaires ou allocations, verser les cotisations sociales requises, protéger la sécurité et respecter les travailleurs. Le harcèlement sexuel, la violence et les abus sont interdits. Le principe d’égalité salariale s’applique à un travail égal ou équivalent ; les employeurs ne peuvent pas exiger de tests de dépistage du VIH ou de la drépanocytose lors du recrutement. Depuis janvier 2026, le salaire minimum interprofessionnel garanti, appelé SMIG, est de 42 000 FCFA par mois. Des salaires minimums distincts par catégorie sont fixés par le Décret 2025-608. Ces règles couvrent principalement les travailleurs relevant du Code du travail ou des conventions collectives, notamment dans l’emploi privé, parapublic et public auxiliaire ; le secteur informel reste souvent en dehors de l’application effective du SMIG, des congés payés et de l’affiliation à la sécurité sociale. Les salaires mensuels doivent en général être versés au plus tard huit jours après la fin du mois. La durée normale du travail est de 40 heures par semaine, tandis que le travail agricole est comptabilisé à 2 400 heures par an. Les travailleurs bénéficient d’au moins 24 heures de repos hebdomadaire. Les congés payés s’acquièrent à raison de 2,5 jours calendaires par mois de travail effectif et peuvent normalement être pris après 12 mois ; un report convenu peut durer jusqu’à 24 mois. Les heures supplémentaires donnent lieu à une rémunération majorée. La protection liée à la maternité couvre 14 semaines, généralement six semaines avant et huit semaines après la naissance, avec jusqu’à trois semaines supplémentaires en cas de complications. Après au moins six mois chez l’employeur, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) peut verser une indemnité de maternité égale à 50 % du dernier salaire. Une travailleuse qui allaite peut bénéficier d’une pause d’une heure maximum par journée de travail jusqu’aux 12 mois de l’enfant. Les employeurs des secteurs public et privé doivent s’affilier à la CNSS dès leur premier recrutement, et les employés doivent être immatriculés. La CNSS couvre les prestations familiales et de maternité, les accidents du travail et maladies professionnelles ainsi que les pensions de vieillesse, d’invalidité et de survivants. Les cotisations s’élèvent à 21,65 % de l’assiette applicable : 16,40 % à la charge de l’employeur et 5,25 % retenus sur le salaire de l’employé. L’assiette annuelle est plafonnée à 6 000 000 FCFA. Les employeurs paient aussi une taxe ANPE de 0,5 %. Les déclarations de salaires sont généralement trimestrielles, dans les 30 jours suivant le trimestre ; les employeurs comptant au moins 20 travailleurs doivent également déclarer chaque mois. Les travailleurs informels ne bénéficient souvent d’aucune de ces protections. Un travailleur peut mettre fin à un CDI à tout moment, tandis qu’un employeur doit invoquer un motif légitime lié à l’aptitude, à la conduite ou à une nécessité essentielle de l’entreprise. La grossesse, la situation familiale, la maladie ou l’accident, une plainte ou la participation à la représentation des travailleurs ne constituent pas des motifs légitimes de licenciement. Une audition est obligatoire avant un licenciement fondé sur la conduite ou l’aptitude. Un licenciement économique suppose une consultation des représentants des travailleurs et une notification à l’Inspection du travail. Un travailleur licencié pour motif économique bénéficie d’une priorité de réembauche pendant deux ans. Le préavis doit être écrit et indiquer le motif ; sa durée est déterminée par la convention collective ou le décret applicable. Pendant le préavis, le travailleur bénéficie d’un jour payé par semaine pour chercher un emploi. Une faute grave peut supprimer le droit au préavis dans les conditions prévues par la loi. Un CDD prend normalement fin à la date convenue sans délai de préavis de licenciement ; une indemnité pour congés non pris peut s’appliquer. Sa rupture anticipée est généralement limitée à la force majeure, à l’accord mutuel ou à une faute grave. En cas de litige au travail, le salarié peut demander une conciliation à l’Inspection du travail. L’inspecteur convoque normalement les parties dans les 72 heures ; un accord est exécutoire et l’échec de la conciliation peut conduire au Tribunal du travail. La compétence relève normalement du lieu de travail ; un litige de licenciement peut aussi être porté au lieu de résidence du travailleur. Les anciens salariés peuvent demander une assurance volontaire à la CNSS s’ils ont eu au moins six mois de couverture obligatoire et présentent leur demande dans les six semaines suivant la fin de l’emploi. Les recherches disponibles n’établissent pas l’existence d’une allocation générale de chômage distincte au Niger.
Emploi au Niger
L’emploi au Niger comprend le travail salarié exercé sous la direction d’un employeur, ainsi que les emplois saisonniers et temporaires. Les emplois formels se trouvent surtout dans le secteur privé, parapublic et les emplois auxiliaires du secteur public, tandis que le travail informel reste dominant. L’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE) assure le rapprochement public entre offres et demandeurs d’emploi ; un emploi formel peut comporter un contrat écrit, une affiliation à la sécurité sociale et des protections salariales légales. L’agriculture, la demande saisonnière, les bas salaires et l’inadéquation des compétences influent fortement sur l’accès à l’emploi.
Conseil
Considérez l’emploi formel comme le choix de référence si vous avez besoin d’un contrat documenté, d’une protection salariale et d’une couverture CNSS, mais comparez-le aux parcours saisonniers, temporaires et de formation lorsque les emplois réguliers sont rares. Inscrivez-vous à l’ANPE tout en poursuivant les candidatures directes et privées ; vérifiez le contrat, le salaire, le temps de travail et l’affiliation sociale avant de commencer. Ne supposez pas que le travail informel offre les mêmes protections ou qu’une allocation générale de chômage couvrira une période sans emploi.

