Le système pénal nigérien repose sur le principe de légalité, la responsabilité pénale personnelle, les règles relatives à la tentative et à la complicité, la compétence territoriale, l’enquête, le procès, la défense et l’appel. Le Journal officiel de la République du Niger (JORN) est la référence faisant autorité pour la publication et l’entrée en vigueur. Comme le texte consolidé intégral des codes de 2026 n’est pas accessible sur les sources officielles en ligne consultées, il faut vérifier les numéros exacts d’articles et les peines dans un exemplaire récent du JORN avant de s’y fier. Une plainte ou un signalement peut être déposé auprès de la Police Judiciaire, de la Gendarmerie Nationale ou du Procureur de la République. La Police Judiciaire et la Gendarmerie recueillent les déclarations, préservent les lieux et les éléments de preuve, établissent des procès-verbaux et transmettent le dossier au Parquet, c’est-à-dire au bureau du procureur. Le procureur décide de classer l’affaire ou d’engager des poursuites. Lorsque la loi exige une instruction judiciaire, un juge d’instruction la mène. Une affaire pénale peut passer de la plainte ou du signalement à l’enquête, aux poursuites, à l’information judiciaire, au jugement, à l’appel puis, lorsque cela est permis, au pourvoi devant la Cour Suprême. La Cour Suprême examine les questions de droit et de procédure, non les faits. Une révision peut être possible lorsqu’un fait nouveau suscite un doute sérieux sur la décision. Les tribunaux et autorités pénales comprennent le Tribunal d’Instance, le Tribunal de Grande Instance, la Cour d’Appel et la Cour Suprême. Les affaires de terrorisme et de criminalité transnationale organisée relèvent de structures spécialisées, notamment le Pôle Judiciaire Spécialisé et les dispositifs correspondants de la Cour d’Appel de Niamey. Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a fait de procédures plus rapides et plus simples une priorité pour 2025–2027, mais aucune durée nationale moyenne fiable n’est établie. Un jugement contradictoire en matière pénale peut généralement être frappé d’appel dans les 10 jours, tandis qu’un pourvoi pénal est généralement soumis à un délai de 5 jours ; le texte procédural actuel et la forme de la décision déterminent l’application de ces délais. L’Agence Nationale de l’Assistance Juridique et Judiciaire (ANAJJ) offre un accès public à l’aide juridique. L’Assistance Juridique fournit gratuitement des renseignements, une orientation et des consultations sans condition de ressources. L’Assistance Judiciaire peut fournir un avocat ou un conseil commis d’office et prendre en charge les frais de procédure, généralement après preuve d’indigence. Les catégories bénéficiant automatiquement de cette aide comprennent les mineurs poursuivis ou victimes devant une juridiction pénale, les accusés devant la Cour d’Assises et certaines personnes handicapées ou femmes victimes de violences déterminées. Des bureaux locaux se trouvent à Agadez, Arlit, Diffa, Dosso, Konni, Maradi, Tahoua, Tillabéri, Niamey et Zinder, sous réserve des capacités de chaque dossier et bureau. Les mesures pénales possibles comprennent l’emprisonnement, les amendes, la saisie, la confiscation et les mesures complémentaires. La détention préventive est distincte d’une peine. Les procédures concernant les mineurs font appel à des mesures de protection, d’éducation et de réinsertion ; un enfant de moins de 13 ans est pénalement irresponsable, mais peut faire l’objet d’une mesure de protection, tandis que les procédures visant les personnes de 13 à 18 ans impliquent généralement le juge ou le tribunal pour enfants, une instruction obligatoire et un avocat ou un conseil commis d’office. Les dispositions concernant les mineurs accessibles au public doivent être vérifiées au regard des codes de 2026 et du JORN. Les victimes peuvent signaler les faits à la Police Judiciaire, à la Gendarmerie ou au Parquet et participer à la procédure pénale par une action civile conformément aux règles actuelles de procédure pénale. La législation sur la traite prévoit des mesures précises de protection et d’assistance, notamment la protection de l’identité et des informations relatives à la sécurité. Aucun service général de protection des témoins couvrant de façon indépendante tout le pays n’a été vérifié. L’ANAJJ, la Direction Générale des Droits de l’Homme, la Protection Judiciaire Juvénile et l’Action Sociale peuvent fournir un soutien pertinent. Le code de la route du Niger et les lois pénales spéciales couvrent les décès et blessures de la route, le délit de fuite, la conduite sous l’influence de l’alcool ou de drogues et la conduite dangereuse. La loi sur la cybercriminalité couvre l’accès, l’interception, la perturbation et l’endommagement non autorisés de systèmes ou de données, la fraude et la falsification informatiques, les preuves électroniques et la diffusion électronique préjudiciable. Les preuves numériques doivent être conservées avec l’appareil, les métadonnées, les données de compte, l’URL, les horodatages et les informations sur la chaîne de conservation. L’Ordonnance 2024-28 a rétabli les peines pénales applicables à la diffamation et à l’injure par voie électronique, mais l’articulation de ces règles avec les codes de 2026 doit être vérifiée dans le texte consolidé actuel.
Droit pénal au Niger
Le droit pénal au Niger définit les infractions, la responsabilité personnelle, l’enquête, les poursuites, les sanctions et les droits des personnes mises en cause, condamnées ou lésées. La codification principale en vigueur est l’Ordonnance n°2026-09 du 9 février 2026, accompagnée de l’Ordonnance n°2026-10 du 10 février 2026 relative à la procédure pénale. Des lois spéciales régissent également le terrorisme, la traite, la cybercriminalité et les infractions routières.
Conseil
Traitez une affaire pénale au Niger comme une démarche urgente fondée sur les pièces : préservez les preuves, identifiez l’autorité compétente et consignez chaque dépôt et délai. Consultez le texte actuel du JORN pour toute question précise sur une infraction ou une peine et sollicitez l’ANAJJ ou un avocat en cas de détention, d’accusation grave, de mineur, de victime ou d’affaire numérique, de traite ou de terrorisme. Ne vous fiez pas aux anciennes compilations de codes ni à l’assurance informelle qu’une plainte a été enregistrée.

